DE 1^ GQMPAGNIJP PE J]G^US
Gi}ry, Freudenfeld, Leriquet» Gil, Latini, il$ sont ^tn^i% ptûlolo|;iies, poètes, )MograpliC|s qu maîtres dans Vart d'ëleyer la ieu;^ messe, i Lp? Jési^ite^^ çt c'est M. Libri lui-wêpi^ cpii le confesse ^ k$ Jésuites PHt des professeurs p^isf dat\s toutcis les $omiQi(és de h sçieiiçe , et Ion rencontre paripî pe^ përeç d^ bomn^en fort ipstruits.. C^ sont en généBl des hpn^Plies de b^nnc compagnie. ii
|)n présence de ^ns ces ouvrage^ , qui , ppqr (es çnfai^t^ de Loyola, ne doivent être qu'un soin sacondaiFe, PQ s'étonne d^jli de la grandeur de$ œuvres entreprises et |éa)i^es, Q n'y a qi^ peu d'années qpe l'Institut ^ recouvré l'exist^ce ; i) 9 été ^i\^ an dedans et au dehors ; il s'est vu le point de mire^ de toutes les attaques, et péann^oin^ il a marché dpns ça fprçe. ver§ de nouvelles destinées. On condamnait à Vimpuissance la Compagnie de Jésus; on l'environnait de haines et de dëlilinces} en s'e0brç§it de 1 étouffer en h montrant aun nations comme l'ennemie de leurs droits, de leuvs lumières et de leur bonhenr. Pendant ce temps, son sein ^ dilatait pour recevoir le$ homn^es; de tout rang qn'nne sainte vopation appelait aux Intteç de T^spriti m^ combats pour la Fpi.
La Société de Jé^us, honorée p^r les Pon^ifeç, estimée pi^r leg peuples, et devenue, la conseillère dçf rois, ^vait vu j^dis 1^ béritiers de$ plus nobles familles de l'Europe se vouer à §pn service, Cette ps^s^ion de Vbumilité pouvait filors §'e$pliquer. Le monde dirait qu'un grand de la terre se gisait Jésuite pour dominer p^r la prière, tandis que se^ parente gouvernaient les provinces, commandaient les années ou rendaient I9 justice ^ nom du souverain, Maintenant cette bypQthèçe elle^n^ên^Ç n'est plus qu'une impossibilité. De ces richesses, de sa puissance d'autrefois, \^ Société de Jésus n'a gardé que son ^èle toujouiss £tctif, que ses vertus et ses talents. Dans les conditions que la loi lui tr^ce, elle n'est pas moins féconde que par le passé. Elle n'a
plus d'inQuence à exercer sur les choses de la terre; ^Ue se renferme dans son action sacerdotale, et pourtant elle éyoqne encore de grands noms ; elle fait naître de ees sacrifice^ dont les hommes ne veulent pas comprendre l'héroïsme.
I Revfie des Deux-MondeSy deuxième l«Ure de 9I. hïhr\^ |843.
440 CHAI». VllI. — HISTOIRE
Des rois renoncent à leur couronne et des Princes de TEglisc à la pourpre romaine pour vivre et mourir Jésuites. Charles- Emmanuel de Piémont et Odescalchi ont offert ce rare exemple. Des jeunes gens à qui le monde, la fortune et les dignités souriaient arrivent à leur tour, et Nicolas de Mac Carthy, Christian de Chateaubriand , Xavier Patrizi , Auguste Altieri , les deux Clifford , Dunin et de Haro se dépouillent de leurs richesses ou de leurs espérances, afin de se consacrer à l'Institut de Loyola. Les deux Weld, Robert O'Ferral, Polidori, Szczytt, de Theux, Louis de Boisgelin , Pio de Blacas, Camille Palavicini , délia Révère, Taparelli d'Azeglio, de Stockalper, Amédée de Damas, Georges de Zeil, Albéric de Foresta, Sinéo délia Torre, Sagramoso, Spencer, Grimaldi, Xavier de Ravignan, O'Brien, Philippe de Villefort, de Gottrau, de Forrell, de Gagarin, Preston, Antici, de Werra, de Canossa, de Bouchaud, Solis, Montemayor, I^axence d'Astros, Amable Du Bourg et Roberti et plusieurs autres se rangent avec orgueil sous Tétendard de saint Ignace.
Ils sollicitent la gloire des opprobres et l'honneur des humiliations. Ils accourent, plus modestes que le dernier des Frères- Coadjuteurs, se livrer, en enfants d'obéissance, à tous les devoirs de l'apostolat , de l'enseignement et de la charité. Contre tant d'adversaires que la Société de Jésus voit surgir autour d'elle, les disciples de l'Institut n'ont pour armes que la prière et la patience de la croix. Ils ne provoquent point les tempêtes; mais ils savent les subir sans effroi, sans orgueil, sans découragement. La persécution devient, comme le martyre, l'héritage qui leur est réservé dans les conseils (Je la Providence; car, du jour de leur fondation à celui où se termine cette Histoire, à qui mieux qu'aux Pères de la Compagnie de Jésus peuvent s'appliquer les paroles que le Christ adresse à ses Apôtres * ? t Vous ne m'avez pas choisi ; mais moi je vous ai choisis et je vous ai désignés pour que vous marchiez et que vous produisiez des fruits et que ces fruits subsistent. Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï le premier. Si vous étiez du monde, le monde aimerait, ce qui serait à lui. Souvenez -vous de ma parole lorsque je vous
• Evangile de saint Jcan^ di. xv.
DE- LA COMPAGiNlE DE JÉSUS. 441
ai dit : le serviteur n est pas plus grand que le maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront. S'ils ont conservé ma parole, ils conserveront aussi la vôtre. Mais ils vous feront supporter tous ces outrages, à cause de mon nom et parce qu'ils ignorent celui qui m'a envoyé. »