‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus composée sur les documents inédits et authentiques (volume 4)Chapitre 14 sur 46 · RASE · texte numérisé non relu

RASE

LLLE

oi la conviction dans s son âme ; mais, : toujours inçertain, toujours ébranlé, Charles x ne savait à, quel parti s'arrêter. il fit enfin « Le que font tous les princes timides , il consult des hommes aussi timides que | Jui, 1e réunit secrètement Frayssinous Se. d Hermopolis, Charles Bralt, pee d AIR Pr ns les ne ne Honins pas plus doute que îles vertus, et qui | estimaient profondément les Jésuites, donnérent au roi une ré ponse, conforme à à leur caractère. Ils déclarèrent que, € si Sa,

Majesté, par des raisons d État et dans sa haute sagesse , regardait les mesures proposées par le ministère comme indispensa-

sibtr

DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS. 181 bles à" là ‘éonséryation dé là tranquillité Due lé roi pouvait is adopter” sabs ofenser : sa conscience. ' ver ñ "était point the pour lévér les’ il dc Charles + CH tement à l'intention bien ( connue de ses ‘auteurs, “elle” eut pour résultat d'abandonner les Jésuites” aux coups a Libéralisrne. Sous un roi trés-chrétien, trois prélats hésitaiént à dire à un fils d Saint Louis’ cè An ne savant abbé Enén, resliutatèur dé k

TTRAT.

SRE MUST PU UPONEÉ VENUE AVE GB. FaÉMll MIRE

site a qu ‘ils puissent opposer ait torrént de Tinpiété. Si le gouvernement présent ‘est Stable ( en Franée ; &

cela n "est dû © qu aux ‘talents éminents età la fermeté du prétiiel Consul; mais tout Etat où régnera impiété Sera nécessairement sujet à dés secousses ét : à des révolutions contimüelles. : lxde bons ; Charles X, comme Louis XVI, se faisait une loi dé Cour tiser Ses ennemis. ILles flattait afin d'en être aimé ; le Moharqué, craignant dé rompre en visière avec le Libéralisne, “profita de'là condéscendäncé des {rois Evèques qu on n'avait pas consultés sur le fait, mais sut le droit de la nécessité. La ruine des Jésuites et Là anéantisséineht des espérances catholiques étaient en germe dans lès mesures prévues. Le 20 j janvier 1828, une Coinmission fut. nornmée pour faire une enquête sur les Eee écclésiastiques. Elle se composa ‘de MM. de Quélen, ‘archevéqué" de Paris, Féurier, ‘Evêque dé Beauvais, Lainé, Mounier, Séguier, dé 14 Bot CITES Dupin, Alexis ae Noäillés'et de Gouivillé, mémbre dû conseil de Dore RONHDE SE AIMONUS ARNO up,

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rent point. le but qu ‘elles serproposaient; l'Evêque d'Hermopohs avait essayé de conjurer la tempête en accusant. le jeune Clergé d'un zèle. qui n'était pas toujours selon la, science. Ses paroles furent accueillies à à la Chambre des députés à avec des gris de joie. ministère Villèle, descendre à au ve ra one TE lle déclara que |] les. prêtres. auxquels les Evêques, conformément : à l'ordonnance réglementaire du 5 octobre 1814, avaient confié, la, direction et l enseignement de leurs. petits. Séminaires, étaient. choisis par eux, soumis, comme. tous les autres prêtres de chaque Diocése,. à leur. autorité et juridiction spirituelles et à: leur adminislration temporelle. Ce n’était donc pas à une corporation, mais

à des individus révocables à. la volonté des Evèêques, que; la as des écoles se voyait. confiée, L'Université. de France n'existait qu'en vertu. d'un décret impérial du 47 mars 1808; une ordonnance royale constituait les petits Séminaires. A Em pereur désirait .que des enfants appartinssent. à à. l'Etat. qu ils fussent. moulés à à l'image de. l'Etat. Louis XVHL, à la demandé de. l'épiscopat français, avait dérogé à cet, insultant monopole : il. accorda quelques droits, aux pères de famille et un peu dé liberté. aux .Evêques. Selon Fourcroy,. le pére de, l'Université impériale. celte. Université est une administration qui dépense, c'est-à-dire. une çalsse, quis pour. se remplir, prélève. la dîme dans les champs. qu'e€ ‘elle n'a pas. cultivés ; rançonne. les cités, les parents. et les: instituteurs, Les Bourbons l'avaient acceptées mails, dans Ja pensée de Jimiter ses empiétements, ils avaient concédé aux Ésêques, le privilége. d établir des petits Séminaires en. dehors de sa juridiction. Les. Jésuites n'en possédaient que huit. Le éducation qu’ ils y donnaient éveilla les jalouses susceptibilités d une agrégation d'intérêts se prétendant. l'Etat enselgnant.. ch Université : se réyoltait. à l'idée d'être, primée par des établissements rivaux ou de se, trouver dans l'obligation de forcer au travail ses professeurs, afin de ne point être vaincue. Elle s'imagina qu’ ‘elle 1 ng£ pourrait 4 soutenir la concurrence, et, au lieu de jouter à armes égales , elle se retrancha devine Farine que la corruption appelait à son Secours. Fa

La minorité de la Commission du, 20 j janvier 1828 us

aux «autres la Mberté qu *élle Gomsacrat. La majorité ait décidé «t qu fl n'est permis à pérsonné ‘de scruter le for intérieur dé chàcüñ ] pour rechercher les motifs dé sa conduite religieuse, des règles et des pratiques. auxquelles il se soumet, du moment que ces pratiques et cette conduite r nê sè manifestent par aucun Signe extérieur et contraire à ar ordre et aux “lois ; qu’ 'autrément ce serail: se permettre une inquisition ét une persécution qué nôs in Sfitutions rat » Laïñé, Séguier, Dupin et Mounier à ” en ; jugérent pas” ainsi ? | |

PEL SIG à

4 Dans une rôle manuscrite a vicomte SE de Noailles, ee de celle ‘cotimissiôn, hôus trouvons le récit des débafs”/intériéurs et dés éspératices Sécrètés “qui: animaient Ja, minorité: Les, Universitaires: furent abandonnés par :un:membre de l'Université au ones où ils ANsies nus Le trs . Ja ae de Jésus. “On it dan$ cette nôte : PALRRE NLCRLE On, peut dire; de, la commission ds polis: Sbnonies qu “elle a donné lieu. à june nouvelle journée des Dupes.

y) 'Ceslmonseigheur P'Aréhevéque qui à été 1e plus habile; dès le éomméncémeut, il avait eu soin de compter foutes les chances de succès et de se bien assurer qu’on ne le choisissait pas pour tirer les marrons du feu; ce furent ses expressions. 75 U mé: voulut s’embirquet dans: cetté affaire qu'après aYoir-assuré sa ‘Position, exigé des promesses formelles, et fait répéter, pour que;la chose füt bien entendue, que la décision à intervenir ne tournerait pas en mystification: -,; »£e roïet M;:Portalis,:garde dés, sceaux, finirent par lever toûles les. di ficultés à force d’assurances et de promesses. Chose assez remarquable, il ne cacha ni à Jun nià l'autre quelle était sa manière de voir sur le fünd de la question : ) C6 qui n’empècha pas M. le parde des Sceaux deivenir de jour en Jour plus pressant au nom, du roi et au sien.

ses: quatre dissidents croyaient : leu: coup: assuré : éohtré les: Jésuites: : Aussi, jusqu’à la dernière:séance, parurent- ils faciles et coulants sur tous les oinls se- ‘éondaires : 11s ccorda tent à ‘pleines mains ‘pour améliorer 16 régime des petits Séminaires et pour fournir aux Evêques tous les moyens imaginables de se passer 'des! Jésuites. était éxattement Paffaire: ‘de re oi et: du “SénÉx. er ‘avoir Ro As prodiguaient la rhubarbé: 0": 8 ») Justu?e aù dénoüment, ils demeurèrent : éonvaineus due c'en'était fait: ds Gésuttek: Quel coup de théâtre et “la RUBEE quand ce Fu . se présenta bo Pédigé pour signdtune ou 470 20H RISUD LANONSES Hola) Lee “eappartienterélusivéement aux Evéqueside faire diriger ieirré petits Sétinairés » par les Prètres dans lesquels ils trouvent les capacités requises. Ils sont juges des “3 quatités: qui peuvent’ régler et détérniiner léur-confiance, Les motifs naturels de celte’ contiähce résulent suffisamment de cé’ que lesdis Prêtrés sont/$ouimis à Ja >»! SE rh én spirituelle et à l'administration PUR: sp M à de ce res ls si Sontélibiblesi étiréWoucables ‘astolontéi etes Sfr IIS Gup Hiefg hob LE id » La qualité de Prètres vivant selon l& règle de saint Ignace, ‘de saint Benéit # ou :de saint Bernard, ne’ fait point” ‘obstacle à ce que les: Evéques puissènt: les -»'choisitr, sous leur responsabilité, pour ‘enseigner et être employés dans leurs hrs +» Séminaires ätels titres qu'ils jugent conyenables. pie ue & a

ÿ *o AA RREUTE EI Fi Ati LE ie CHAP. 12 Ce HISTOIRE “ets JE Ui lp terf TITRE FÉ

4 rapport, à à la date du 28 mai 1828, ‘contenait néanmoins plus d une, trace de faiblesse. 5 ‘Université ne cessait de réclaer contre. J admission dans | les petits Séminaires, d’ un certain nombre d élèves qui se destinaient pas au Sacerdoce. Les plaintes formulées par | Je, monopole. universitaire avaient été écoutées ; mais dix-neuf j jours aprés. le ministère, tenant et, au- -delà l'engagement pris avec la Révolution, publiait 1 les ordonnances du 16) ) juin. Mes La premiére, c ontrpsignée, par le: ‘comte Portalis, ministre de h justice, Slatuait qu'à partir. du 1er octobre , les maisons d l'éducation, dirigées. par. les Jésuites seraient soumises au “régime : de l'Universités, et que. e dorénavant nul ne pourrait. enseigner | s'il n'affirmait par écrit n appartenir à aucune Congrégation 1 non Jé- | galement établie en France. C'était ressusciter en pleine Charte les billets de confession et es déclarations de civisme, | commander Thypoerisie et'tuer la liberté de conscience. Ze Globe, dans un article signé par M. Dubois, aujourd'hui député de la Loire- Infévieure’ét membre dü ebnisEil dé F'Université’, le séntit st'hien'que, deux-jours avant la papas de 1 ces. “fimans, il ne -craignait Pass PO OA cr | |

‘«Quant'aux Jésuites considérés comme individus; ji ainsi S'exprime le journal de MM. Duchâtel, Guiot , de Rémusat et, Cou: Sin, nous. l'avons! mille fois prouvé, et même on ne’ nous le conteste plus, ‘ils sont libres. de leur croyance ; auçune puissance huniainié ‘né ‘fpéut désormais les ‘atteindre. Considérés ‘coime -Gongrégation: religieuse als sont-hibres encore, pourvu qu ‘ils.ne réclament point les bénéfices des corporations, bénéfices qui ñe

HURAUC é 5L IhO GT #1! RU 4 VE TFÉ A 0» Voilà; Lu sens : Fan ci à as près: de ne de Ja. hote Elle es Aero combinée qu’on la croit à l’abri de {oute attaque, raisonnable devant les Chambres législatives, MAGENTA wa! des: ribup aus 8 tous les Conseils d’'Elat-où elle sseraitiexaminées 5:13 fout) 261 » Si la commission a reconnu pi a do dei nié, en. droit Oo en rai-

:s0h;5 ils: ve sont Pal de'nälure. à: pt Ja conscience.et à eubiep le, HER des Absuiles, 1162-11 4 edlise GE 8 ef louprol aux É:

!, 5 Quand-lle. résultat. + présent à: ar. pe les: dinbipue: us Fete “furieux: Hs:bondissaient :de; surprise -comme:des gens pris pour dupes., La :com- -mission a clos. ses séances au, milieu des menaces! et: des, protestations de, minorilé. 11 est clair que cette minorité secroyait: me, d'une voix qui lui: a ue au :dénéûiment ef quisar fâit:son mécompte; 6122 er certe SD fu #i

s» Mouiseigneur l'Arelievèque-parat sûr que: Ja, id étigion: tiendra. : M. de Gourpille -$’esl hondrérà jamais, par ;sa droiture:el son. dé inEresonique Plus tard il:recueillera le fruit de sa conduite et deson courage: Ainsi parle monseigneur:l’Archeveque. »

13110 Fe PH DE LA COMPAGNIE. DE JÉSUS. 185 ANA 3 ‘sl

Peutent être > concédés que, par. une loi. ! Considérés comme pro un de A ESe dogtrines 5 comme Ras à un SoHverain

a délit soit cu les individus personnellement coupables, cités, ec. Tout l attirail. des arrêts, parlementaires 1 n'est rien ici; iln'y a plus. identité de, personnes, et, quant à l identité des doctrines, elle, est niable. Al faut de nouveau mettre Jes doctrines en, Cause , et, pourvu, qu’ il FH ait, pas provocation. directe. à la révolte, à la destruction de V ordre établi ou atteinte, aux mœurs, les doetrmes des Jésuites ne peuvent pas plus être. condamnées .que . les systèmes d’ Helvétius et, de Spinosa., de. Gap et des physiologistes, modernes, du Socinien. et du Déiste, pur. ;

a bé ÆEvêque d Heron refusant, de. s’ assoier, aux, mesures

FÉIIE

voire. Cheverus, désigné par L de roi pour LA porte feuille 1 affa

3: Le vénérable Eceuob A’Hérindpolis, dati ‘des! notés! manuserités /qui dnt'été Le ADrès | sa mort, rend lui-même comple de ses, entretiens avec Je roi Charles X sur ce grave sujet. Le monarque / avait la main forcée par son “Ministère, 1Rrren el: “ lat, sopaisqu toute: l'étendue de ses por M. Frayssitiour r'écula

FA hr BE Trent et Ver Pubant DE decfevrveritr ils

sen de, rAéGhie n-dirait que des robe étaient: dips un; sélal HA quand ils ont signé l'ordonnance Portalis, et qu’elle à été arrachée. «par violence; il semble,qu’elle ait été conçue dans,un.,espritde défiance-et de haine,contre: LE- -piscopat el:la Religion ‘catholique; tant, dans.chacune, de:ses dispusitions, elle. est Alure, humiliante.et pleine, dans son: ensemble,.de précautions,et d’entraves coutre les; Evèques... Je lavoue,-pour rien au monde; je:nevoudrais conWesigner.une pareille ordonnance ; je n’aurais pas M de me perdre à nr daus l'esprit du Clergé.et des gens de-bien. ». ANT AGEN Après. avoir soutenu ; que, les, ANA avaient Je droit, es ivre, en. Fi rance el de Suivre daus, leur particulier, a. règle de saint Ignace, Véloquent, grand-maitre, de Ê Universié.a ajoute: A SEP ils, sont Français comme moi. Ce sont;des, prètres irréprochables, qui élèveul, très- bien, la jeunesse, el, ici, on, peut. s’en; Tappor ler, à celte .mullitude de pères,de famille, de. toutes les parties de la; France, qui, depuis ;qua- Jorze ans, leur. out.confié, Leurs. enfants, Quels, son! leurs. ennemis ac barué s?,Ce sont les. Prolestants,, les, Jansénistes,. les impies, les révolutionnaires, les plus, grands, enuemis;de.la, Religion, catholique, et,des Bourbons. Ce sera un. grand’ Higmphe, pour ces derniers en particulier que de voir les Jésuites délruils.; D Le G, juin,; Charles ,X,, toujours. irrésolu;, fit, un dernier . appel, aux Æyéques. MM. de Quélen, Frayssinous.et de Cheverus. ainsi que l'abbé. Des Jardins, vicaire- géuéral de Paris, furent appelés : à donner Jeur,avis., À Vunanimité,. ils répondirent : 4e que, l'ordonnance avait plus, d’inçonvénients que d’avan{agess 20 qu'aucun, des sAuatre, sigualaires de la;nouvelle, consultation, ne, Youyrait accepler ; Ja res pousabilité d'un pareil acte; 3° que le roi voyani les choses de plus haul qu'eux, élait juge 4le.Ja question, politique de sop,gouveruement;que.si, pour/des mol,fs puisés dans un ordre supérieur, dans la nécessité, ik croyait devoir prendre, cette. meute, ils ’oseraient prononcer qu’elle est condamnable,

Ko À HAN] ir HU EU MCE

res ecclésiastiques. et E pressé de d'accepter, pense de, mèler s son à or dé l'arche evéque de Bordeaux, on choisit un due Vertuèut, hais d'une bienveillance qui allait jusqu'à l'abandon des dvoits de l'épiscopat. L'abbé Feutrier, Evêque dé Beauvais,

avait éu plus d’un rapport avéc les Jésuites. Il les appelait dans’ son diocèse, et les’ ‘enfants dé Saint Ignace Ÿ opéraient. un. bien que 1 prélat constate avec uné vive reconnaissance. Il n° en ac- Cepta pas moins la Succession dé Frayssinous, et, tout en évoquant dans son Aimé les ciäintes manifestées | par: son prédécésseur,

il Se disposa À dünnéf au Libéralisme un gage dé sa reconnaissante ambition ?, “M. Portalis $'était chargé de sacrifier les Jésuites, M. Feutrier” imola l'enseignement élérical: Par ue seconde ‘érdonnance, il déclara que le: nombre des écoles Sérait lité ‘dans “chaque didcëse, que celui des ê élèves ne. | dépasserait

janais vingt inillé, pue aucun éxterne n ne Serait admis, ét, LUE ‘au

otal. D'autres ins aussi. ce dans la forme qu'illégäles pour lé fond furent prises par la même ordonnance. Un Evé- DGA re l exécuteur de pe et; par une. dérision dont

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