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quelques généraux et un grand nombre d'officiers de la ligne y furent agrégés. C'était dans une chapelle de l’église de Saint-Fhomas-d’Aquin que la Congrégation se réunissait. Bertaut-Ducoin étant mort en 1823, le duc de Rivière présida ces assemblées, où l’on priait en commun, où lon cherchait à améliorer la destinée du soldat en le rappelant, par l'éducation, à ses devoirs envers Dieu. Dans la pensée des fondateurs, l'association militaire devait rester secrète Des indiscrétions firent connaître le nom de ses membres. Quelques-uns sans doute avaient espéré que ce serait pour eux un titre à la faveur; la majorité n’y vit qu’un arrêt de proscription. . Sans en être surpris, ces soldats entendirent le Dauphin déclarer qu’il ne recevrait jamais de Congréganistes chez lui. Le mal était sans remède; la presse battait en brèche cette pieuse société; elle en grossissait outre mesure l'importance; elle dénonçait avee acharnement ceux qui ne rougissaicnt pas de leur Foi; elle se faisait provocatrice, afin d’exciter dans l’armée des rivalités qui pouvaient amener de sanglants conflits. Les militaires résolurent de dissoudre leur Congrégation, et, au moment où le Père Ronsin cédait à Porage , on les vit effectuer leur projet.
L’impiété, qui avait formé une indissoluble alliance avec le Libéralisme, triomphait des Congrégations; elle leur prêétait toutes les forces vives du royaume, et elle venait de les vaincre par une calomnie sans cesse répétée: à la foule. Le journalisme avait la mesure de la faiblesse des Bourbons; il connaissait leur désir de popularité. Le ministère Martignac se proposa de le satisfaire. L'opposition, enhardie par ces lâchetés officielles, parut immoler ses répugnances dynastiques au bonheur de la France. La France ne voulait plus de Jésuites; eux
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DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS, 195 seuls avaient semé la discorde entre le Souverain et le Peuple, eux seuls entretenaient dans les cœurs ces sentiments de défiance, que chacun serait heureux d’abjurer au pied du trône, le jour où la raison publique obtiendrait vengeance contre les disciples de Loyola et le parti-prêtre. Charles X et le Dauphin ne purent résister à cette amorce; et la cour, se laissant doucement
bercer par de trompeuses flatteries, crut qu'il n’y avait
qu’à sacrifier les Jésuites pour s'endormir au bruit inaccoutumé des caresses du Libéralisme.