‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme] (volume 4)Chapitre 26 sur 51 · AE TT · texte numérisé non relu

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res qui ne soient pas génañtes pour les malades. Vous consolerez leurs douleurs, non-seulement p Lo paroles, mais en leur apportant, autant que vous pourrez, quelques petits présents. Enfin, si pour résoudre les questions il faut que les paroles soient brèves ei bien pesées, pour exciter à la piété on doit au contraire parler avec une certaine prolixité et d’une manière bienveillante, |

. »:Reste le troisième point, qui concerne le soin de vous garder vous-mêmes et de vous prémunir contre les écueils auxquels. vous serez exposés. Et quoique vous. ne deviez jamais oublier ce qui est le propre de notre Institut, il faut néanmoins vous souvenir avant tout de conserver entre vous l'union la plus.étroite et le plus parfait accord de pensées et de jugement. Qu’aucun de vous ne se fie à sa seule prudence ; et comme sous peu de jours Claude Lejay, que le cardinal d’Augsbourg envoie au concile en qualité de procureur, se réunira à vous, vous fixerez un temps chaque soir pour conférer sur ce que vous aurez fait durant le jour et sur ce que vous devez faire le lendemain. Vous arrêterez vos délibérations, soit en prenant les voix, soit de toute autre masière. Le matin, vous délibérerez. en commun. sur la manière d'agir pendant la journée; en outre, yous examinerez votre conscience deux fois par jour, Vous mettrez ces points à exécution au plus tard le cinquième jour après votre arrivée à Trente. »

Telles sont les instructions de Loyola : elles furent suivies à la lettre, Au milieu de cette Cour de cardimâux, de princes, d'ambassadeurs. de prélats. et d'abbés; où régnait le luxe, où s'étalaient les plus riches ornements, et où chaque nation, par sa prodigalité

etpar ses intrigues, cherchait à maintenir son renom de-splendeur, les trois Pères se livraient à des soins plus importants. Ils préchaient, ils confessaient,, ils estéchisaients ils mendiaient pour distribuer aux pauvres, puis ils:les servaient dans les hôpitaux: Ils étaient misérablement vêtus, car, quoique théologiens du Saint-Siége et portant la parole en son nom, ils n'avaient pas renoncé à leur humilité première. Ce dénûüment extérieur blessa. d'abord. les Pères du Concile ; mais aprèss'être initiés à leur genre de vie, surtout après les avoir entendus, la plupart des évêques ne se formalisèrent plus d'une indigence qui cachait tant de lumières sous des haillons. Cependant les Légats ne voulurent pas abandonner à la merci d’une susceptibilité l'influence que Laynès, Salmeron et Lejay étaient appelés à exercer. Ils les forcèrent à recevoir des vêtements neufs. |

Les œuvres de charité n'étaient qu'aceessoires pour eux. À Trente, les théologiens du Pape n'avaient pas seulement à instruire les enfants et à consoler les malheureux. De plus graves devoirs leur étaient imposés: 1} leur appartenait de discuter, de résoudre les cas épineux. d'éclairer l'assemblée, de dissiper les doutes et de soutenir l'autorité pontificale que les protestants n'étaient pas les seuls à attaquer, .

Unedes plus difficiles questions qui püt s'agite: dans une-assemblée, fut, dès les premiers jours, soumise à l'examen; il s'agissait de la justification, c'est-à-dire de la manière dont l'âme £st sanctifiée par la grèce habituelle. Pour les Sectaires, cette question. tant de fois soulevée, si longuement débattue dans l'Église et dans. les prêc28, acquérait une importance décisive dans leur polémique. Salmeron prit la parole le premier. Le Concile ‘avait chargé Laynès, dont la.faeilité

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