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“La Mehôls “ai les Jésuites à s0n. secours. De Père ni tion ‘entore. était un de ces caracté A se ir ska À savent so rap-
aude été én avant ou en arreté de iéur gr mais qu'il ne'leur appartenait pas de prendre l'initiative. Sa réponse fut celle d'un ami et d’un guide plein de déférence. Les événements de 1850 : et: les \consé- ‘quences qui en surgirent ie raison à l'un et à l'autre.
‘Se rattachant alors à un pareil okaré d'idées, un écrivain dont la réflexion et l'étude ont. muri les tendances, M. Louis de Carné, adressa plus tard aux Jésuites les mêmes reproches que‘ Vabbé de: La Mennais. « Ils inspiraient, ditit (1\, ce respect que “nous payons aux ruines, mais ils étaient froids et glacés comme elles: La jeunesse pouvait; dans leurs paternels entretiens, concevoir de pieusés pensées. ‘Au tribunal de Id Pénitence, le chrétien trouvait, dsas leur longuë expérience dela vie, dans l'indolgente cha:îté avec laquelle ils'en avaient: supporté les épreuves, du ‘secours et des exemples. Mais quand, de ces épanchements intimes, on allait aux réalités de la société moderne, on était tout ébahi en découvrant une ignorance absolue des hommes et des clioses, une légèrèté de jugement qui ne! pouvait être égalée que par l’inoffensive folie des espérances. De vagues retours vers F ancien régime, c'est-
() Vues sur l'Histoire contemporaine, ou Ecosse eur l’histoire de la Restauration, t, 11, p. 112 (édition de 1835).
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à-dire vers:la vieillesse. de Louis XIV, époque où les Jésuites avaienttriomphé des Jansénisteset fait raser Port-Royal, telles étaient: à peu près: les idées politiques, qui perçaient; chez le petit nombre d'entre eux; qui s'occupaient des affaires humaines. »
:Ces blâmes sont la. contrepartie de: ceux que le
Libéralisme fit entendre; il reste à examiner si les
uns sont mieux fondés que les autres. Sous là Restauration ; les Jésuites ne: représentaient rien, ne
-voulaient rien représenter au point de vue politique.
Ils étaient dans un travail'de recomposition, tächant de sonder:entre elles toutes les parties hétérogènes déstinées à former une Société. :On voyait parmi eux quelques débris de l'ancienne Compagnie, échappés au trépas ou au fer des bourreaux, un certain nombre de Pères de la Foi et une foule de jeunes gens ne donnant encore :que des espérances. Une semblable agrégation devait, avant tout, chercher à:se consolider et à se pénétrer de. l'esprit religieux, Ce fut cette pensée qui dirigea ses premiers modérateurs.
Es trouvaient la monarchie des Bourbons rétablie en France : ils s'attachèrent à elle sans aucun calcul,
Sans aucune: ambition. Une république ou le pouvoir
impérial protégeant la Religion auraient été acceptés de même, Il n'entre pas dans le caractère des Jésuites d'embrasser exclusivement un système politique où de: travailler à faire réussir l'un au détriment de l'autre. Ils se contentent de celui qui est en vigueur, et s'ils donnent quelque préférence à un gouvernement, ce né:Sera jamais à cause du principe qui le constitue, mais par la raison déterminante qu'il accorde- plus ou moins de protection et de liberté au Catholicisme. :
‘Ilest vrai qu'une. fraction des disciples de saint Ignace, surtout parmi les vieillards, professait peu
886 HISTONRE:
-deisympathie pour les théories constitutionrrebes: le "motif'de leur-répugiance ‘est fort naturel, Les: proneurs db ces Actions’en France étaient les éntemis atharnés de l'Eglise. En Belgique au côntraire.et:dans le mêmetemps,:les Jésuites s0 montrsient iles parti- ‘éans::les plus: sincères: de‘ls:iconstitutiotitilibérale, parce qu'elle n'entravait point l'exertice::du culte et qu'ellé ne soumettait pas la Foi des peuplesià un despotisme ihintelligent: Hsétaienteux Etats-Unis etien Suisse républicains et démocrates; :paree que là les idées deliberté ne conduisent pas à lasservissement des croyances: et des vœux; Pour bien juger la Compagnie, il faut se placer au point même dù elle s'est -plagée. Elle a pu:froisser des ‘espéraneds Jouables en leur principe, refuser de s'associer à des projets sé- “duissats, demander à l'expérieñce des jours passés les: tésultats : probables des innovations: auxquelles on:læ conviait. Ellé:a peut-être voulu rester :stationnairé) quand .des esprits brûlants d'activité se précipitaient vers des voies inconnues, où; au lieu dupro. grès;! ils, n’ont rencontré; comme l'abbé: de Ea Mennais, que le-doute et le désenchantement; r les hommes sensés tiendront compte:aux: enfants. de “Loyola. de cette prudence . qui ne se laisse éblouir:ni par:le.prestige de la nouveauté ni pen l'attrait d’ane popularité éphémère... :
Tandis: que:;les:; Jésnites échappaientià; da! double impulsion queles: partis extrêmes s'efforçaient de leur faire subir, personne ne pouvait apprécier cette sagesse restant ;ensevelie däns leurs archives. Il ÿ aen France une vertu: beaucoup:plus rareque le courage et l'esprit, c'est la:modération. Les: pères - venaient d'en donner des preuves; mais ces preuves:étaient mises en suspicion, tournées: contre:eux où‘inéonnues: On les laissa faire delà justice et dela prudence
DE LA COMPAGNIE pr JÉSUS. 1887 :@l fond de leurs -Memeures, et on ne, ‘06884 de;les Poursuivre systématiquement, ment, Ce fut on ce temps-là «5098 mots ef les choses. ‘COMmencèrent,
à plas. imposinr is spéoulé sur:la/crédulité hanaios Quand. on pars tenant ,ces: ge bu de : M6nsonge, prit. toukes , Avance de :
il | OMBper Une: classe ‘individus; il Yaune conspiration, on Et PO tre [a vérité et surtout contre le hon:s ens-des masses. Ontentede Pervertir ce bonsen
sens par les moyens.
C'est vette. Rhone véritable Ve Ris au Peuple, an
fâmes, Jamais-afflié à dla Er
ses débonnair ire ; pour, we ur séduire par, de fallactense p paroles.
C'est un: ‘déplorable, trawil, que celui auquel nous
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nous résignons. Jusqu'à présent, dans le cours du récit, nous avons vu les Jésuites se méêler’aux événements, les inspirer souvent, les ‘diriger quelquefois, et nous avons indiqué pas’ à pas leur ‘action. Cette action à:pu être louée: oùblâmée, au gré ‘dés divers partis qui remiplissaient là scène du monde, Aujourd'hui rien de semblable ne se révèle. Les Jésuites s'effacent'complétément;ils viventendehors dumouvement; onne saisit leurs mains dânssucune affuire ecclésiastique. Leur corrrespondänce la plus secrète ne met sur la tracé d'aucun complot, soit contre la Charte, soit contre les libertés publiques et l'Université. Ils demandetit ssulemient à ‘vivre dans leurs maisons ; cette prièreiest: toujours repoussée, ce vœu n'ést jamais acoueilli qu'à moitié. Les documents que nous avons sous les yeux constatent celte position; en les parcourant, on sent que les Péres de l'Institut ne sont jamais: assurés du! lendemain, Néanmoins , s’il fallsit s’en rapporter à l'opposition libérale, ice serait cette même Compagnie de Jésus qui aurait inondé la France de ses Congréganistes et dé res protégés. Elle régnerait à. la place des Bourbons ; elle gouvernerait sous le couvert des ministres ; elle dominerait les uns,:elle intimiderait les autres ; elle tiendrait surtout oo et le diese dans une humiliante servitude. : |:
‘Tontes ces: snieriions on été si souvent jetées. à la foule que, pour un grand-nombre d’esprits, elles sont passées à l'état de chose avérée, On ne discute plus l'influënce qu'exercèrént les Jésuites sous la monarchic dé Louis XVIII et de Charles X, on l'enregistra et l'on semble 'nepas avoir :bésoin. de. preuvés pour établir ses convictions. Nous né voulons point accepter sans examen de teis jugements. Il tous parait nécessaire de remonter à la source même des choses,
Semblées
etceseraen parcourant la correspondance des Jésuites entre eux que nous découvrirons le piége tendu à la ein la: presse. C'est donc, beaucoup moins les:actes de la Compai'nie de Jésus que nous recueillons en ce moment que le récit des mensonges et. des préventions dont elle fut l'objet. On ne fit jamais porter l'assaut sur la conduite des Pères; on leur créa un pouvoir, une ambition, une hypocrisie, une soif d'argent et de grandeur qui n'avaieni jamais existé que dans l'imagination de leurs adversaires.
La Congrégation, Saint-Acheul et Montrouge devinrent l'objet de la terreur affectée ou réelle dos vétérans de 1793 et des patriotes de la nouvelle génération, apprensnt à chérir la liberté à l'école des censeurs de l’Empir\, des généraux et des préfets de Napoléon qui avaient vieilli dans l'exersire du despotisme et de l'arbitraire. Il:importe donc à l'histoire d'étudier à fond les trois monuments «le la puissance occulte des Jésuites. : : 5: 4.
La Congrégation du Père Delpuits s'était. rapidement propagée. Le Père Ronsin la dirigeait; et, dans un moment où chacun s'associait sous différents titres, où les provinces et la capitale se couvraient de réunions politiques. littéraires.et scientifiques, où les ventes de Carbonari, les loges des Francs-Maçons et de Templiers recevaient d'innombrables adeptes ; celte Congrégation fut attaquée dans son existence,dans son but, dans ses moyens. Elle était l'œuvre des Jésuites : on la présénta comme le marchepied :de toutes les ambitions, comme l'asile de toutes les mystérieuses intrigués et un foyer de conspiration contre les libertés nationales. Le cardinal de Bausset, parlant, dans son Histoire de Fénélon, de l'influence dont ces assemblées jouirent au siècle de Louis XIV, s'expri-
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‘moit ainsi sur les’ Sésuites (1): « Appelés dès leur ‘origine à l'éducation des'principaies familles:de l'Etat, ‘ls étendsient leurssoins jusque’ sur les-dlasses inférieuressils les èntreténaient dans l'heureusehaäbitude ‘des vertus religieuses’ et morales.-Tel'iétait surtout l'utilé objet de ‘ces nombreuses Congrégetions qu'ils avaidht créées dans toutes les villes;et qu'ils avalenteu Thabtieté- deilier à tontes les professions et à toutes es institütions sovlales. Des:exercices'de:piété simples'et faciles, dés instructions particalières appropriées à chaque condition, et qui n’apportaient aucun préfüdice auxtravaux etaux devoirsdela soeièté, ser- ‘aient à maintenir dans'tousles Etats cette régularité dé mœurs; cetesprit d'ordre etde subordination; eette sage économie, qui conservent la paix et l'harmonie ‘des Pâmillés et assurent la prospérité des Empires: » Les Jésnites:#6taient flattés de l'idée que ce tableau “était encore possible, Ils trouvaient: sous-leur:main Aous-les éléments de: succès coordonnés par un de leurs Pères, ils crurent qu'il serait facilede ‘donner -plus d'extension à Ja pensée créatrice. Ils:adoptèrent ce que Delpuits avait sisagement organisé, et Ronsin fut choisi pour le développer. Le régime intérieur de la Congrégation ne subit aucun changement. Tous tes'dinanehes de quinze jours enquinze jours, :et à chaque fête de:la Vierge; la Congrégation se réunissait dans une chapelle située au-dessus de l'église des Missions-Etrangères. Un autel, riche d’élégante simplicité, s'élevait, offrant à touë les regards-ces paroles corunumiet anima una, symbole de Punionet de a ‘charité: fraternelle qui: devait regner :entrei des hommes ‘appartenant: aux diverses.classes de: la s0ciété. On: ne . créait ‘aucune: distinction d'âge ou:de
(1) Histoire de Fénelon, t. 1°r, p: 16.
raides sa S0p ou:de
rang. Aû vestibule de’ cette eliapelle les différences,
de: condition ‘4 'pour faire place à Pégalité devant Dieu: 'Le jeune étudiant fasteyait à : côté du Réôlat oudu Pair de'Prance, Le préfet de la Congré-
gation-et/ses deux'assistants avaient seuls des ‘sièges réservés. Ces pieux'exercices duraient ordinsirement de:septheures' et demie: à neuf heures ‘et demie du matin. Ils; commençaient'par la lecture ‘de laivie du Saint dont l'Eglise eélébrait ta fête. On chantait: ensuite le Véni: Creator “et l'Ave maris stèlla; on priait en commun: l'Eglise et pour 14 France; on procédait'à la récéptiôn des probâtionnäires.
Aïors le Père Ronsin montait à l'autel pour’ dite la messe, que es Congréganistes} toujours à peu près au nombre dé deux cents, entendaient à genoux et à laquehe ils répondaient'avec les acolÿtes! La plupart y communisiont. Quand'lè saint Mystère était consommé! Ronsin parlait à-ses auditeurs de‘leurs devoirs, il :les encourageait: à la: persévérance; iles ‘exoitait à la piété. Après l'exhortution;: tous iavoquaient le secours de la Vierge, ‘et'ils se retiraient: en silence.
Dans lo plan adopté per: tesJésuites; prier en 'commun tous-lesiquinse jours n'était pas asser. Les premiers Congréganistes multiplisient’ les œuvres de la charité chrétienne’: ils:se visitaient dans leurs maladies oudans leurs affictions: ils: distribuaient des aumônes; ils venaient en aide à l'indigence on ‘au malheur mais ce zèle se renfermait dans dés bornes étroites: “Susqu'en' 1620; il n'avait pas ‘franchi l’éncéinte: de: la: Congrégation. A celte: époque, l'abbé Legris-Duval, sous l'inspirétion des Pères, fonde la Société dès Bonnes-OEuvres ; après lui ‘Borüeries, évéquede Vérsuiltes, 'etl'abhé Boudot, grandivicaire de Paris, en eurent la’hauté directions Cétté Société
se partageait en trois sections embrassant les hôpi- taux,.les prisons.et les petits Savoyerds. Le bien,s'omesh, simultanément et sur une triple échelle. Les
sles heureux, les puissants du siècle acceptalent tour à tour avec joie la mission de descendre dans les hospices et dans les cachots : ils apprenaient aux infortunés ou aux coupables qui y languissent, à supporter avec plus de résignation le poids de la vie. Ils provoqgnaient l'espérance ou le remords, Leurs mains répandaient avec discernement les bienfaits. Ces visites, souvent répétées, ne restaient jamais sans profit pour la morale. D'autres s'efforçaient de faire revivre la touchante Institution qui:immortalise une seconde fois le nom de Fénelon. Ils réunissaient tous les dimanches, dansles chapelles souterraines. des quatre principales églises de Paris, les. pauvres enfants accourus de Sayoie ou d'Auvergne pour tenter fortune par les plus infimes métiers. Ils leur apprenaient à croire et. à prier ; ils leur enseignaient la probité et la patience ; ils encourageaient leurs vertus naissantes en les mettant au-dessus du besoin,
C'est aussi dans le sein de la Congrégation que naquit la pensée de. la Société des Bonnes-Études, ayant, pour but. de maintenir la jeunesse dans les principes de Foi religieuse. et monarchique., Des assemblées mensuelles. la formaient. aux lettres par les leçons des maîtres devenus ses égaux. On lui fournissait les moyens d'apprendre et de se: récréer, en l'éloignant du vice ou des doctrines pernicieuses : on la préparait à remplir les fonctions judiciaires ou administratives. La Congrégation étendait. ses rameaux, Un. de ses membres, M..Gossin, conseiller à la Cour royale. de. Paris, lui donna un, nouveau développement en établissant l'Association de Saint- François-Régis. L'idée- mère était laréhabilitation des
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rente D PEN; et le comte à Parent ‘du roi des Pays-Bas ; Pilsach et le Marquis
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et'lé chevalie € Durfort, de
distingués, les les siéges de e