AL HISTOIRE
convenait pas à l'abbé de La Mennais. 11 sent que l’ap: probation patenté de l'Institut seraun triomphe pour lui : il essaie de l'obtenir. L'année suivante’il'se rend à Rome; fl a plusieurs conférenees avec le Père Rozaven. Cesideux, enfants de la Bretgne, dont la situation et lé caractère étaient sl opposés, nifis qui, par ne mutuelle estime, se’ (roûvaient amenés" à s'honorer, ne purent s'entertre; L'écrivain professait le culte de l'autorité, le Jésüite lé'mettait en pratique ; l'un ne voyait ‘dé vérité que dans son/système, il l'imposait avec inflexibilité; l'autre, plus habitué à l'obéissance, faisait part de ses doutesiet sb‘Uéclarait tout disposé à accepter 16 jugement du'Saint-Siége. La tempête bouillonnait dans l'âme ‘de La Mennais ; elle menaçait ‘déjà d'éclater: Rozaven's'efforçait de lui fairé comprendre que lé$ passions vont vilé, surtout quand'elles se trouvent chez dés hommes condamaés à:ne point :en avoir. Cés entretiens fürent done stériles. À quelques mois dé distance, l'alibé dé La Mennaïis épprend que ses théories sont pour plu: sieurs Jésuites l’objet d'une amère critique, et, le 25 octobre 1825, il:écrit au Provincial. Il‘, dit-il, acquis la certitude que son système est censuré par la Compagnie, que cette censure se prodigue”à beaucoup de personnes, et qu'il èn résulte ‘à raison de la très-justé estime dont jouit l'Inslitut;un préjugé facheéux contre sa doctrine. La lettre conclut en demandant copie de cette censure ou'de ce jugement, queliqu'ibsoit. | 117 MP oe Tatin ?
L'abbé de La Mennais, âvec anlcouräge égal à son talent;:pulvérisa souvent les inculpätions dônt'on aocablait la Société! de Jésus. Les Pères'adimiraient le premier: volume de: l'Essai sur l’Indifférence ; mais à l'admiration succéda l'incertitude, lorsque le second parut. Dans sa réponse en date du 5 novem-
ement,
égal à dont on niraient rence ; rsque le novem-
DB LA COMPAGNIE DE Jésus.
bre, Nicolas G, ér lui communig ue ces impressions dteies;. l aMe doctrine, n'avait été pi censurée ni € per le Général de l'Ordre. La SRerra qui: s0 faisait autour de, l'ouvrage et du'riom
je ne pu ion du regrét . | Correspondance pôrte sur uh
leque celui qui nous occupe, ent affecté que. nos léttres. #4
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que je. m'explique.
Je ne puis en au-
té le pris der Paitoræé Auksalisent pour prenpehpmennereet OF 19208 19°:
n(Me. pernieltés-rous; monsieur: l'ébtié: de ‘harardétsnines unimot? Où en sommes-nous, et quelle <st:notre iposition: respective? La bütihe iutèlligance qui nirégné onto ous vicridraitielle dütietà s'âtérert Nousi:ayons dès.opinions:didéiéntes sur: des -questions laissées: à la liberté c: usons doicettoiliberté es -was:et des autres: mais avec siplicté, sans anertume et:même;sansvivauitél! Dans un:.temps ox da cause commune 'dbitnousiréun#ietinousrèunit certainement: de icæur, je voeux, dé mon, é0té; éviter; et {travailler efficacement à ce que tous cewaur lesqueis ‘fespuis induerévitent fout-ca qui peutitendre à donner le spectaële; dont'les ennemis dela Religion ne -manquesait pas’ de::se prévaloir, d'une:dWision qui -aüirait aux: deux partis:devant :Dieù et devant les ‘hommes: Et'je vous prie:de: ne pas:regardér comme ompliment l'assurance iformelle: dès sentiments les -blus::intimes: de vénération, d'estime’et de profond respect avec lesquels j'ai l'honneur d’être, etcos:0 > Dévant:cette lettre; dontila fermeté-n'exclut ni la gratitude ni l'affection; l'abbé ‘de: La Mennais auroit ‘dû ne pas pousser plos: loin: ses exigences; mois, “eantine:fous les hommes: à qui le célébrité est venue,
illétaitientouré dé néaphytes trop fervents, déflatteurs enthousiastes ‘owintérpseés On lui persuada quiéice n'était pas à lui à reculer ën'iféce”d'ungineutralitécachänt dés desseins‘hostilès: Il s'adresse; encore une fois à Godinot; le Provincial ne juge pas: à
entsiles |
profond Comiui
lut ni la is aurait s'; mois, t venue, : deflatersuada inGineuesse! enge pas: à
DE LA LONRAQMIR pr Jésus. 0479
Propos de rén dia demnière lottre. A partir e
ce jour, ol nn pa nee te. l'abbé de
du agennalacomiencent à faire feu ‘sur-la, Société | IR PPOESEES ot Mor N* A io: IL?
Il'avait des relations d'afeotuonse: calimeares plu-
sieurs pères. d'opinions qur
de Glondrait rien deux: tion; car, dans ile rer. ps: ils a dont ( : nta. exhaler ses'plaititesen ray
| enà faire abonder tôt ou tard dans ses j Contrait ale
auprès! du chef. de lente
Barezowskd; neveu. du dernier
éréqu'il vaincrait:cot
ses théories ; Dur procéder à ]
FA
Son prédécesontre:La Menenannonçaient
que Raothaan sérait favorable aux doctrines coxtroversées ; ce-dernier donne un démenti à leurs.futr.res assertions, au môment même:où il prend possession du pouvoir, Le 30 août 1829, il adresse aux Provih-
ciaux un-dééret confirmant, celui de: Fortis, puis il
ajoute ::« Cependant notre intention, comme celle de notre prédécesseur, n’est pas de toter sf censure aucune de:ces propositions; ce qui heinôus sppartient pes. Nous ne voulons point non plus rendre suspects d'erreur en matière de:Foiceux qui les:soutiennent. Aussi, en n'adoptant pas:
‘Bien plus, notre volonté éxpresse: éstique l'on évite
toute ra ‘qui pores: DiseR ‘où re la
charité.
Passant un autre orêre d'idées qu do tombe
à poraissaient inhérentes aux principes de La Mennels; le Père Roothaan disait : « Corine on voit en certains pays se réveiller tès questions de lé puissance
du Pape sur les Rois dans les matières temporelles,
à cette occasion nous rappelons à tous les nôtres les
préceptes imposés, en vertu de la sainte obéissance, par les Pères Claude Aquaviva et Mutio Vitelleschi. Ces préceptes défendent expréssément à:tous les
“nôtres de s'occuper le moins du monde de pareilles
matières ni dans les écrits, ni dans les discours ou léçons publiques, ni même dans les conversations particulières, »
Ainsi le premier acte du chef dés. J ésuites, de même que le dernier de son prédécesseur, était de proscrire tout cè qui, de près où de loin, pouvait se raticoher à la politique, On les peignail comme les porte-étenilards ‘de l'Ultramontanisme; on prétendait qu'ils envahissaient, au non’ de Rôme, toutes
doctrines dans nos écoles; il n'est js pour eelh denie nosintentions que les nôtres les attaquent et:les:- combattent.
reilles urs ou sations
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6 aux 1 6.09 é lés: adimi-
pan mattre Fri Gr appelait ds de Prend à: Freddie l'révait pour le monde Catholique de nouvelles destinées
: Dans l'es réaliser, il sentait. qu'avant tout:
il importaitde! sb puyer sur les Jésuites. 5 30 AA 25 1829, se'Général, L | ant l'autorité. su upr a ob te ns
mot de’ ‘jou sr % Tur
1482 ONE Né HTOIRE : LA
-Koi Æstile) priacipe:paun soutonir. l'âme; :oppressée sous. la-poids :de: fant,de pensées. amères ‘et. de-pré- -MOÿapoes sinisines, Nousaxons traversé blondes jours aurais .el nous tonchons.prohablement à des, jours ,Plusimauvais encore. Ba grande révalution:qui,s'ac- .tomplitidans da.monde ne: fait. que; onmmencer ; elle :boulerersern, de fond.en,.comble laiivieille .sopiété .esropéenae, minée dansloutes ses bnses, et pendant :Jbng-termps on me ique des ruines. s'éerouler sur d'antres::ruines: Les, hommes; toujours. si lents, à
jasinuire, regardent. .aves. mne-sarte. d'étonnement
stapide ! ou, de euriosité méchante:ce. spectacle:ef- …frayant sas comprendre:la cause-de ce qu'ils voient, Æbmiènie sansda vouleir::comprendre.: Il: rêgne..en @énéral; parnti ceux qu'on :appelle bans un. aveugle- ;mment plus: qu'humain; de sorte:qu'au lieu, d'opposer : 2406 résistance: eicacs.au-mab,ils font, sans le savoir, tout:ce:qu'il ya de mieux: ponr;en:favoriser le: progrès Mois, eprèmitout; Dieu: n;s68. desseins, et; sa -sagese gouverne tout, pour que touttoncoure àlafin woulue-de lui, ek sème l'erreur,'et mème le désordre. «ss: Contäinçuoprefondément, mon très-cher Père, qu'onné peut ébjoërd'hui servir utilement là Religion qu'en exerçant sur les esprits une action ‘puissante, dont les conditions rremières sont une indépendance complète du pouvoir: politique et un grand et large développement de toutes les doctrines catholiques, -présentées: surtout dans leurs sapports:arec:les idées quiremuent:le monde; convaiseu,, dis-je, de cela, -j9 suisypar-conmséqeent, conkaincu.anssi qu'il est néi6bssaine quel Compagsiie dé Jésus, dans laquelle il eniste de si\prédienx éléments de:bien.:; prenne une .positién tonte nouvelle pour :s'accommoder aux besoins présents de :larsociété. et: à l'état. actuel des espoitss:etice que j'ai dit d'elle ;sous:ce rapport, je
et large oliques, 1eS idées de ‘cela, est néquelle il sux be-
el. des
sport: .je
l'ai dit. égalèment du Glergé tout.entier. Tant qu elle -#appuiera:.aur le pouvoir, elle eura contre. êlle. la masse netine dés peuples, ef sera contrainte de conniver; su:moins par le silence, . F: des erreurs très- -dangereuses, d'où. il: résultera une. apparence de duplioité st: d'intrigue, qui la ruinera frés-prompte- -ment dans l'opinion. Toute. force. aujourd'hui consiste. à se. présenter: franchement au çombat, à se montrer dès lors, tel. qu'on..est, et à dominer les inelligences par: la supériorité des talents et des doctrines;en unimot, à.ne compter que sur soi ef sur Ja vérité. Sans cela nulle durée, nulle vie. Et qui peut entreprendre, avec plus. d'avantages et de succès.que les Jésuites, cette grandeguerre, cette guerre sacrée? Seulement je crois qu’elle exigerait un peu plus de liberté'intérieure qu'il n’en existe parmi feux ; et..sur ce point, je désirerais, je l'avoue, quelque modification dans leurs règles. Tout cela, au,reste,. n’est que l'avis d'un:homme sans conséquence et sans autorité, mais, j'ose-l’assurer, dévoué de cœur:à la sainte cause de Dieu et.de l'Eglise:età tous ceùx quila défendent, quels qu'ils soient. Continuez, mon bon Père, j je vous en prie, de. l'aimer un, peu, malgré ses. misères qui sont grandes, et. de prier. pour lui, .et croyez, qu'il vous :est.et, ne;cessera de vous, être tendi ement dévoué en Rene *
» K;p8 Lai Mannaisi. %
Ense: reportent à à l'époque où cette lettre fut darite, il-est facile: de se rendre compte des illusions et des sinistres: prévisions qui agitaient d'âme de l’auteur de l'&ssaisur l'indifférence. Cette nature exceplionnelle, qui‘avait froissé tant. d'amours-propres,.finissait par se sentir froissée à son tour : elle se repliait sur'èlié même. Du Fond de l'abime qu'il entrerbyait,