meroms
même témps au Quirinal et aux Tuileries. On'supposa que’ ce Jésuite, beaucoup plus connû dûris les hôpitaux que dans tes ministères, disposait à'son gré dé la fortuné, de Vautortté ét des ‘émplois. Le Père Ronsi’ eut fout à coup un dé ces püuvoirs magiques qu né'se rencontraient jadis que sous la baguette
es'enchäntéurs: Il n'exista plus de: monarque dans le ° royaume; pis a vit bros plus dé chambres lé-
toutes les’ difhcultés de la position ! il qu'on éréait aux Jésuites avant 1830; I! cherclin la vérité de bonne foi; ‘il né la trouva pas toujours. La raison en est bien 'simplé, oct qu’à son insu.il se laissa dominer par les erreurs couxenues. | |
En parlant (tome, ll, pegce p9). de la Congrégetion, il 8 'exprime ainsi: e Que lon j uge donc de l'effet d'une association secrète qui jémais ne semblait avoir dit son dernier mot, ‘et à laquelle tous les projets du gotivernemett du Roi, toutes ses nominations,
: depuis les fonctions dé: préfet jusqu’à celle de garde-champêtre, paraimaient:. des, hommages, obligés, sages {de PRaghles plus décisives encore.» .
À la page suivante, M. de Carné ETAT EERS sa se 1 dit ; «'Leseul résultat de ces: tripotages, démésurémorit exagérés, du reste, par l’ésprit dé pürti, fut de ‘procurer au gouvernement l'appui :de quelques intrigants pris dans les filets de l'ambition. La mejorité du ministère.eût vraisemblablement aimé à se;séparer de ces. très insignifiantes. intrigues et à meltre ay grand jour l'exiguîté du fantôme qui faisait sj grande f peur dans l'ombre, »
Il est présumable, il est trés-vrai, que certains infrigants profitérent de la Congrégation, des Missions, de la Religion même, pour'les faire servir à léur fortune où à ler parti. Qu’en résulte:t-il contre la Congrégation, les Missions, êt la Religion ? n’e-t-on pas vu d’autres intrigants, les mêmes peut être, abuser d’un principe différent. et demander à la Révolution de juillet 16 trop-plein de faveurs qu’ils n'avaient ph obtenir de la Congrégation ? Faut-il pour ‘eela imptiter au trôné' et aux pouvoirs issus du mouvement de 1830 dé ne st laisser dominer que par dès ambitienx snñs conisoience où pür des hypocrites ?
‘Les Royelistés n'étaient pas assez habiles; âloïs comme aujoürd’hui, il né régnait pas entré eux uses d'htitoi pour'qu'on
püt les soujgonnèr d’avoir, à laide de la Congrégation ; consâcré
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gislatives, plus de justice, plus de magistrats. Le Père Ronsin inspira tout, il absnrba tout. Cette image vivante de là puissance qu' an enfant de saint Ignace usurpait offrit plus d'un avantage aux inventeurs et aux propagateurs d'une paréille impossibilité. Elle était absurde, elle eut donc mille chances pour être agréée. On l’accepta sans discussion, sans examen. Lorsqu'il fut établi que le Pére Ronsin imposait des
un plan de défenso mutuelle, Divisés sur les hommes ainsi que sur les choses, s'isolant ou se calomniant, üspirant sans cesse à commander ét refusant toujours d’obéir, irrités contre l’ingratitude des Princes et les enivrant d’éloges, les Royalistes étaient incapables de concevoit un plan, de le suivre et de l’exécuter. Ils se venaient pas à la Congrégation comme Royalistes, mais comme Chrétiens. Le désir de parvenir et celui de protéger ont pu créer des influences et des clientèles ; mais de là à inspirer une direction politique, à violenter les engagements pris, à changer les nuances adoptées, il y a loin. On trouvait parmi les Congréganistes des liommes appartenant à toutes les fractions parlementaires. La Foi les réunissait dans une prière commune, et au dehors ils marchaient dans des voies tout opposées. La Congrégation ne put donc jamais être le lien d'aucune pensée politique.
Il y eut cependant :2 centre d'influence très-réel, mais complètement distinct de la Congrégation. Ce centre à besoin d’être connu, et cette révélation servira à expliquer ce qui jusqu'à ce jour est resté un mystère pour le public.
Vers les dernières années de l’Empire, il se forma dans le Rouergue et dans les provinces du Midi une association dont le but” était d'accélérer la chute de Napuléon, espèce de francmaçonnerie religieuse et monarchique qui prit le nom de Chevaliers de l' Anneau. Quand la Restauration eut succédé au régime impérial, cette Société secrète, au lieu de se dissoudre, tendit constamment à développer, à régulariser son organisation. Elle eut son point d’appui à Paris et des comités dans toutes les provinces. Les hommes d'action l'avaient créée, les politiques ct les habiles s’en emparèrent lorsqu'il n’y eut plus de danger à courir, Le duo Mathieu de“Montmorency la présida. Elle tint d'abord ses séances rue Cassette n° 6, puis rue de Varennes, n°
Hist, de la Comp, de Jésus. —T. vr. 9
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lois:aux: divers fonctiqnneires.de. l'E Hot, lorsqué)ehacun.se cruteonvainqu que la vie des uas,-L'honneur des.autres, la fortune.de tous était la merci du:désuite, il. ne fut,pas diffiqile de faire, admettre ique: des Congréganistes entraient. pour :leur. part. dans 10€ faisceau d'atéributions,
On les acousa d'obstruer les avenues ducpousoir, dese-convrir du masque de.la Religion:afin de:se frayer un chemin vers les honneurs; on proclama ” qu'il fallait être pieux, c'est-à-dire hypocrite, pour
18,ohezle marquis, Assis et lecomte Adrien. de Rougé, MM.de Villèle,, de Corbière, de Frenilly, de Vitrolles, Charles, de Crisnois, les abbés F; de La Mennais et Rerreau.cn firent partie, mais on n’y vit jamais-auçup Pères de la Compagnie de Jéens.
Sur la fin durègne.de Louis. XY let vers les premières annèos de celui.de Charles X, cette.asseciation, toute politique, eut.un incontestable ascendant sur, la cour, sur le personnel des ad-
ministrations et letravail:électoral..On:la,wit éuur à fouraecepter.
ou camhettre les. influences, rivales, Tautôt elle At cause commune avec.les Princes, tantôt elle .chercha.sa force, dans lahanque On. rencontrait, dans 12, même, jour ses..membres les.plus actifs au milieu :des,saluns. de la comtesse du Cayla,dhez M de Rothschild et aux réunions électorales du président Amy. \L’est cette association qui dirigea la majorité si,compacte.du ministère Villèle à: la Chambre des députés,.elle qni. créa :les surnuméraires. de. la justice, institution qui fut. une, pépinière. de bons magistrats; elle qui imposa. les lois sur la presse, sur le sacrilège ct.le droit d’ainese. Elle se-laïssa désigner sous. Jcs noms du pavillon Marsan, du Cabinet Vert ct de la Gaga ions 2.0 cachant ainsi pour arriver plus-sûrement à ses fins.
Les.hommes qui voyaient le résultat de. l'intrigue. nc Fr vraient pas la main qui en tenait. les fils, M. de Monthosier, M. Agier, conseiller à Ja Cour royale de Paris et député, cxurent ètre.sur la yoie en accusant la Congrégation, M. Agier.axvait dans sa famille des souvenirs jensénistes : sce soupçons se changérent promptement. en certitude. Quelques mer-bres de la:Société.nolitique faisaient partie de la Congrégation religieuse. Cette circonstance favorisa l'erreur. 11 était difficile de reprocher avec
quelque semblant de raison à des pairs de France, à des dépuiés,
le trôn en cot diocrité exclure quelqne Télle
à Ja Con solume mener de ce nié portait d
Lémtil
conquértt une phéco:lucrative, On parla de. destitu' tions'et d'avatcements scandaleux ; on’berça' la curiosité,1toitjontsravide des lecteurs de journaux, de toutes tes fables inie Le Constitutionnel ; rédigé par M.
Thiers; ,putrinveñter. Duiburean :dé-rédaction -des feuiHesquotidieanes;:ces-fablesse réparidirent dans toute:la Frañce. Elles y':furent ‘actueillies” par ‘es adeptes du Libérälisme:avec une ferventé crédulité. Des citoyens:qui croyeiont à peineien Dieu: jurèrent,
sur’/lacparolesde quelques écrivains itéls" du'Etiénne,
à des ministres, de a'itnimiscer dass lestafféires dé VEtat colin: diriger les choix du gouvernement, .Ua nom ,propre n'aurait: pas prêté, comme celui d'un Institut célèbre, , une assez grande,autorité à toutes les hypothèses ; Al n'eurait pas surtout donné prise aux erreurs: féintés où tédhies : on‘imputa aux Jésuites et à la Cowgrégation les notes de-evux qui: é'ébritaient tantôt: derrière le Pavillon Marson, tantôt sous les Congréganistes ou sous Montrouge. Avec pe noms de passe, l’on explique la canse et l'effet ; de‘ve ‘qui n'était qu'un vêve d’idtrigént ou: de, im£neur Pon fit un épotvantail.
“Cette Société; toijours anonyme, mais aussi toujours active, déchat peu à peu. Elle se ‘oissn” téüinér à la remorque de M. de Villèle, qui ne voyait point sans un certain plaisir ses balterics gouvernementales masquées par ce mot de Jésuite, dont il ne redoutait pas plus l'ascendent que ses amis on ses adversaires, En céta ‘M. de Villèle se trompait. Al laissa sciemment calomnier, au profit de ‘son pouvoir : la calomnie dont il avait ri dans le commencement l'emporte, et du même coup de vent elle abattit le trône. Cependant l’Ordre des Chevaliers de l’Anneau dégénéra en coterie tracassière ét'jalousè, {1 fut alors régenté par des mé. diocrités ambitieusés, qui, à Paris ét en province, finirent par exclure tous leshommmes ayant quelque reclitude dans l'esprit o quelqne’énergie dans le cœur.
Telle est l'origine du pouvoir occulte si gratuitement accordé à la Congrégation. Ce pouvair a existé ÿ il s’est exercé, mais absolument en déhors d'élle. Les cotcries RoNaliiles cachèrent leurs manœuvres politiques sous son nom ; le parti libéral s’empara de ce miême nom ‘poureffrager la France du ‘bruit qu'il lui importait de‘faire.
Kératry, Jay, Rabbe, Jouy, Gauja, Marcet, Thiers et Bohain, que, rien n’était mieux avéré. Ils frémirent aux récits que chaque. soir l'imagination des journa: listes brodait sur la puissance occulte dela Congrégation. Elis n'existait qu'à Paris! les Départements se persuadèrent qu'elle les enveloppait dans ses innombrables réseaux. Elle couvrait le pays de scs membres, elle brisait tout: ce qui lui faisait-obstacle ou ombrage, tout ce qui lui paraissait suspect, tout ce. qui ne se dévouait pas à elle. On-la voyait braver la Magistrature et l’Episcopat, proscrire les libertés civiles et les libertés de l'Eglise gallicone, appeler au parjure, corrompre où effrayer , dominer par la séduction ou par la terreur, s’asséoir au foyer de chaque famille, dépouiller la veuve. et l’orphelin de son héritage (1), et tenir à chaque instant suspendue sur
(1) Nous avons vu plusieurs anciens Jésuites se léguer pendant la ispersion de l'Ordre, les faibles sommes qu’il leur était permis d'économiser et vivre souvent de privations, afin d’r1gmenter le petit pécule dont ils comprenaient que leurs f.eres auraient besoin lorsque le Pape les rétablirait. Les vieux Pères qui résidaient dans le département du Nord avaient eu la même pensée. 1ls s'étaient transmis de main en main une somme de 35,000 francs, fruit. des épargnes et peut-être des srurfrances d’un grand nombre d'années. Ce dépôt se trouvait en 1814 confié su Père Lépine, le dernier survivant. Il le légua à M. Legrand- Masse, habitant de Saint-Omer, avec prière de, la remettre aux Jésuites, seuls propriétaires, Lépine mourut en 1821, etles Pères de la Compagnie déclarèrent qu'ils n'accepteraient cette restitution qu’à condition qu'il n’en résulterait aucun procès, La famille Lépine accéda d’abord à ce vœu ; mais c'étaitune occasion de faire du scandele avec une ombre de justice : on pressa la famille de plaider contre le testament, L'affaire fut portée devant les magistrats. Le tribunal de Saint-Omer donna gain de cause à M. Logrand-Masse, plaidant en dehors des Jésuites et malgré eux, Deux arrêts de la Cour royale de Douai prononcèrent eu faveur des héritiers du Père Lépine. Ea Cour de cassation, saisie du
Pourvoi alors pa bunaus Procës, science, celle des des Débo Partialité Nous la:c « Mons numéro d affaire pla votre, artic le patrim Acher1.
dire tout vos proch « Un à sonnes qu cip aux:
» Jo La autre que » 20Jec Pine , je n’é et que je n 1 » So Je p Jamais conn sieur Lépine
DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS. a61
la tête de chaque Français, cette fameuse épée dont, selon M.Popis, la poignée Me à Rome ‘et la pointe partout. ::
Le soldat qui asaistait à la: messe, le je qui se confessait, l'administrateur qui communiait, le propriétaire qui entrait dans une église, l'ouvrier qui envoyait ses enfants au cathéchisme ne furent plus désignés que sous le nom de Jésuites de robe courte. Ils devinrent Ultramontains sans avoir peut - étre jamais en$endis parler des doctrines ane: ils fu-
si
pourvoi, misintient le ‘doüble avrêt. Le Journal des Débats, alors passé à l’opposition révolutionnaire, et la Gasette des Tribwnaux rendirent un compte peu favorable aux: Jésuites de ce prooës, que M. Legrand-Masse soutenait pour l’acquit de sa conscience, M. Legrand-Masse expliqua par une lettre sa position et celle des Pères. Cettelettre ne faisait pas le compte du Journal des Débats ; il lui ferma res colonnes; c'était ainsi qu’alors la partialité ppecédait. Le Gasette des Tribénaux la pro et nous la: citons textuellement :
« Monsieur,écrivait Legrand-Masse, le 11 mai 1626, dansvotre auméro du 7 avril 1826, vous avez entretenu vos lecteurs d’une affaire plaidée devant la Cour royale de Douai, et, encommentant votre article, on a cru pouvoir signaler:un prétendu attentat sur le patrimoine des familles, en l’attribuant.à messieurs de Saint- Acherli. Vous aimes à être l’organe de la vérité;:je vais vous la dire tout entière, en vous priant de ” consisaer dans l'un de vos prochains numeros.
« Un ample détail de |l’affaire justifiers pleinement les personnes qu’on prétend inculper ; je me borneraï aux faits principaux::
» 1° La personne que vous désignez par l'initiale L. n'est in que moi-même.
» 20 Je déclare qu'avant l’ouverture dela succession de M. Lépine, je n'avais jamais vu ni connu messieurs de Saint-Acheul, et que je n’avais jamais eu aucunc correspondance avec eux,
» 8° Je puis assurer encore, avec pleine certitude, que je n'ai: jamais connu qu'aucune visite ait été faitc par ces messieute au sieur Lépine, et qu'il y ait eu autre correspondance que la lettre