‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme] (volume 5)Chapitre 26 sur 86 · partie.d'aucune.Congrégation non, autorisée par. les, lie · texte numérisé non relu

partie.d'aucune.Congrégation non, autorisée par. les, lie

de ralli

liquées 8 après

de V'E-

t callistes ; anteau ne pal

l'œuvre; on-appréciait leur système: d'éducation: en lo’ comparant à celui de l'Université. Eeparallèle une fois établi; on‘ désertait:les Colléges royaux pour: entrer dansiles petits Séminaires: Les Brèques de Strasbourg; de Luçon, de Limoges; d'Avignon. de/Bayonue, d'Aire; d'Otléans, de Belley, de Toulouse. du: Mans, de Coutances, d'Angers , de Montpelliér, dé: Carcassonne, du Puy, de Périgueux, de Rennes , de: Châlons; de’Bèsançon, de‘Sens:et d’'Alby, se faisaient en 182T'ét'en 1822: les interprètes de leurs dioeésains. Ils demandaient-des Jésuites: L'abbé Mongazon, fondateur du Gollége de Beaupreau, et dont le nom:est encore béni-par. les Angevins ; abbé: Capitaine , qui élevaitià:umihaut point de prospérité-le petit Séminaire' de Servière:, suppliaient les chefs de: FOrdre d'accepter de leurs mainsila direetion:de:ces établissements, Les maisons de Magnacet du Dorat leur étaient offertes:aux mêmes coxditions: Du fond des Ardennes ainsique:de la Normandie: de l'Ardèche et du Haut-Rhin, del’ Yonne-:et de à Vendée, un grand nombre:de riches personnages écrivaient au Provincial:pour'mettre à sa disposition des:propriétés: qu'il transformerait:en: CoHéges. Un Collége: tenu par les Jésuites était une"fortune: pour .le département: Ils n'avaient aucun bénéfice à réaliser ; ils ne prélevaient

‘auçuu:traitement. :'il lèur était done permis de-don-

ner‘au plus bas prix possible:une éducation que souventiils s'empressaient d'accorder gratuitement; : Leurs petits Séminaires n'étaient pas assez vastes pour répondre à toates les demandes; l'Université ne se déguisa pas le-danger dont elle:était menacée : elle fileause commune avee les adversaires de FInstitut, Les Jésuites possédaient à Saint-Acheul, près d'Amiens, une école dont le nom était devenu un cri de ralliément pour les libéraux, Saint-Acheul:recevait

212 état 44 HISTOIRE ;

dans ses murs les enfants: des familles les plus. illustres de France. Les belles:lettres y florissaient avec

la piété; les devoirs, les études , les plaisirs:, tout y

était: réglé dans'une mesure parfaite. Cette maison modèle avait. pour chef un:homme d’un caractère tout à la fois! doux et ferme, d'un esprit pénétrant et plein d'aménité antique. Lé/Père Loriqnet, né à Epernay le 5 août 1767, se consacrait:à l'éducation de la jeunesse; il avait écrit dans. ce but plusieurs ouvrages élémentaires etentre autres une Histoire de France. Composé à une époque où les passions politiques étaient dans leur effervescence, cet ubrégé.en portait de temps à autre une vive empreinte. Les événements €t les hommes de la Révolution y étaient jugés sans mériagement, comme ils avaient 1gi. On remarquait surtout dans la seconde édition des passagesauxquels nersonne ne s'était arrêté d’abord, mais que la réaction en faveur de Napoléon et la haine du Libéralisme contre les Jésuites, accéptaient comme l'opinion immuable. dé la Soriété de Jésus. On ne s'inquiétait pas si le Père L'uriquet, ramené, ainsi que ses: contemporains , à des idées plus calmes, avait corrigé, émondé ou adouci ces passages dans les éditions subséquentes. On ne tenait compte pour le Jésuite ni des enthousiasmes de 1814 ni de-l'irritation de 1815 ; il avai partagé l'entrainement général ; on ne prenait que lui à partie. Son ouvrage fut le type du fanatisme et de la mauvaise foi, On y lisait (1) :

“ Ainsi se termina la journée dite du 18 brumaire.

Les Parisiens, depuis long-temps accoutumés aux révolutions, restèrent tranquilles spectateurs de celle du 18 brumaire. Ils avaient oublié, ce semble, que le chef qu'elle leur donnait était celui-là même qui

(1) Histoire de France, t, 11, p. 285 (édition de 1816).

avait ( m domin France ence (

à étre.

tice cor la Réva Aprè, fatales.c Qui disp:

. «Tell Insensée,

avait égorgé leurs frères dans lesirues de:la capitales . du moins.ils ne savaient pasiencore ce que.sa longue domination, devait conter de sang, et de larmes à la France; mais il.entrait dans les. desseins de la-Providence d'établir sur. leurs têies celui qu'elledestinait à être. la verge de l'Europe et l'exécuteur. de laijustice contre un peuple coupable de tous le fonfaite, de la Révolution, ».

Après avoir raconté la campagne de Russie et: ses fatales conséquences, Loriquet ajoute. des réflexions qui disparurent plus tard, de son œuvre.

« Telle fut, dit-il (1), l'issue de l'entreprise la: plus insensée, mais:aussi la plus funeste, dont les annales du monde .nous:aient conservé le souvenir. En parcourant l'histoire ancienne et moderne, on reconnaîtra que jamais réunion d'hommes si formidable, soit par le nombre, soit, par la valeur, soit par la discipline. n'éprouva de plus affreux revers. Pour trouver une catastrophe qui y soit comparable, il faut remonter jusqu'à Pharaon et aux six cent. mille Egyptiens engloutis dans la Mer Rouge.

», Que si l'on veut se rendre attentif aux vues de la Providence, on reconnaîtra dans le désastre des Français: le châtiment des dévastations, des massacres, des sacriléges.. des atrocités de toute espece, dont se rendait coupable depuis vingt ans cette armée toujours recrutée d'ertants de la Révolution, et dévouée, moins encore parétat que par habitude et par goût, à tous les genres de crimesiet de forfaits. Lajustice divine s’en était servie pour promener la terreur et la désolation surtoute l'Europe. Dès que cette verge redoutable eut rempli sa mission, elle fut à son retour brisée par le souffle du Tout-Puissant,

(1) Zbidem, p. 331,

‘t'elle disparat dela’ terre: Silon-comsidère dé plis que: Dieu‘aait sur lt France et sur ‘la fétmiité de suiat: Louis :des’ vwes: de miséricorde; à oh conevra sansipeineiqu'ilentrait! dans l'étécation: de: soins déles délivrer l'ie’et Fabtre die génératto impiei et: sanguinaire, qui après avoir dévoré PEu: rope; aurait dévoréison: propre pays, et: éternisé Ta domination du tyran dont elle étayait la puissance et sorvait les ffureurg:» :

Le rééit dé’ la bataille: de Waterloo se terminé par ces cruelles paroles de: Loriquet (1) :

‘x: Gé moment fut: décisif: Bonaparte-perdit'la tête ; dsébandonna:son. armée et disparut: Bientôt la plupart des .corps se débandèrent, et'la'déroute’ com: mençai Dans:cette: situation; la garde impériale’ se siguala par'un acte de désespoir, dont Fhistoireoffre ” biempeu d'exemples: Environnée de toutes parts’ et placée sous le fewde:la mitraïlle anglaise; elle! fat'ine

vitée à se rendre: La garde impériale mourtetne

sa rend pes ! telle:fut: la réponse, et aussitôt onivit: ces ‘orcenés tirer les ‘uns sur:les autres:et: s'entre-: tuer sous les yeux des Anglaisjique cet étrange spectacletenait dans un saisissement:mélé d'horreur: » Nous blâmons.ees-erreursiet ces jugementsi: Lori-:

quet. lui-même, dans des:éditions r.ostérienres ài celle:

de: 1816; fit. justice: de: la: plupart: des iexagérations ; mais alors 'chaeun se: croyait:obkigé de jetenka pierre à Napoléon.et. à son:armée: Quand le Jésuite s'expri: mait:ainsi, lhorame dont:tous: les: partisiproctament le. patriotisme: Chateaubriand, faisait :expier à FEmpereur sa gloire:et:ses attentats, s'ériait (2) en 4814,

et réimprimsit:en:4846:::

(1) Ibidem, P: 835.

(2) De Buonaparte et des Bourbons, par M. de Chateaubriand, p. 2.

crits laitique

(1) bia (2) Zbie

ate”se eoffre arts’ et fat in:

peine: :

on:ivit:

entre > spec- TS »

i Lori-:

à: celle:

MALONS ; Lpierre F + tament à l'Em- 4814,

ubriand,

DE LA COMPAONÉ® DE JÉSUS. -2f5

14 Gommentiexpliquer les fautes: de cet ‘insensé ? Nous.ne pavions pas sucore dé ses erimes. » Puis, après: avoir raconté l'assassinat du: dué d'Etighièn;

l'auteur del Mérnarchié selon ‘la Charte ajoute: n Hime:reste-à celui: qui s'est abaissé au-dessous dé l'espèca humaine: par-:un crime qu'à affèctér de se placer-au:desses de l'hunranité par:ses desseins, qu'à donner pour prétexte ‘à’ un forfait des-raisons mac: cossibles aw vulgaire, qu'à faire passer-un able dt:

Eh ire pour la profondeur du génie.

»'Hl:a, continue Chateaubrian® en parlntde: Na: poléon(t};ùt a ple-: corrompu les'hommes; plis fait de mabau:-genre humain: dans le court-espace'de dix années, que’ tous les tÿrans de Rome‘ensemble, de: puis: Néron'jusqu'au dermier perséeuteur’ des Chré: tiens, Les principes qui servaient de base à son ad-

-ministration passaient de son gouvernentent: dans ès

différentes classes delasoctété: carun gouvernement pervers introduit le vice chez les peuples, comme ut gouvernement'sape: fait fructifiér la vertu: L'irrélis

sion, le gout des jouissances et dés' dépenses au-dessus” de la fortune, le mépris ‘des’ liéns ‘moraux; l'esprit d'aventure, dé:violence ef : dé déinination descendaient du ‘trône : dans' Es families: Encore quelque temps d'un pareil règne: et’lx France n'eût' plusiété qu'ane’caverne de brigands. »

Arrivant:à la eonseription; qu'il bp le code de

l'enfer, Chateaubriand'raconte:(2);

|e Ouen était‘venu à:ce point'de: mépris pour lavie des hommes et ‘pour la Frante: d'appeler: les cons-: crits læ matière première et laichair: à canon: On agi:taitiquelquefois cette grandé question parmi lés pour

(1) Ibidem, p. 9.

(2) Ibsdem, p. 2, Get 17..

voyeurs de chair humaine, savoir : combien de temps durait un conscrit ; les uns. prétendaient qu'il durait trente-trois mois, les avtres trente-six. Buonaparte disait lui-même; « J'ai 300,000 hommesde revenu.» Il a fait périr, dans les onze: années de son règne, plus 4e cinq millions de Français ; ce-qui surpasse le nombre: de ceux que nos guerres ‘eiviles ontenlevés pendant trois siècles, sous les règnes de Jean, de Charles V, de Charles: VI. de Charles VII, de Henri II, de François Il, de Charles IX et de HenrilV. Dans les douze derniers mois qui viennent de s'écouler, Buonaparte a levé (sans compter la garde nalionale) treize cent trente. mille hommes, ce qui est plus de:cent mille hommes par mois. Et on a osé lui dire qu'il n’ayait dépensé que le luxe de la population.

» Saigné à blanc par le bourreau, ce corps, vide de sang,.n’a pu faire qu'une faible résistances mais la perte des hommes n'était pas le plus grand mal que faisait. la conscription ; elle, tendait à nous plonger, noùs et l'Europe entière dans la barbarie. »

Chateaubriand ne s'arrête pas là. Il trace de l'Empereur un portrait qui a plus d'un. point de ressemblance avec celui qu'a ébauché le Jésuite. « Lorsque Dieu écrit Chateaubriand (1), envoie sur la terre les exécuteurs des châtiments célestes, tout est applani devant eux : ils ont des succès extraordinaires avec . des talents médiocres. Nés au milieu des discordes

civiles, ces exterminateurs tirent leurs principales forces des maux qui les ont enfantéset de la terreur qu'inspire le souvenir de ces maux : ils obtiennent ainsi la soumission du peuple au, nom des calamités dont ils sont sortis. Il leur est donné de corrompre et d'avilir, d’anéantir- l'honneur, de dégreder les

(1) De Buonaparte et des Bourbons, p.42. .

: s'adressant

de Chateaubr(

retentiss Philippe, quier ne Les feuill la prose :

celte colè de la fure parte a ét repait du gloire déc devait éles briand, ch trophes pl trir celui , l'appelait ls avait comn est venu, i

(1) Monite

âmes, de sc'iller tout ce qu'ils touchent, de tout vouloiret de tout oser , de régner par le mensonge, l'impiété et l'épouvante , de parler tous les langages, de fasciner tous les yeux, de tromper jusqu'à la raison, de se faire passer pour de vastes génies lorsqu'ils - ne sont que des scélérats vulgaires: car l'excellence en tout ne peut être séparée de la vertu. Trainant après eux les nalions séduites, triomphant. par la œullitude, déshonorés.par cent victoires, la torche à la main, les pieds dans le sang, ils vont au bout de la terre, comme des hommes ivres, poussés par . qu'ils méconnaissent. »

En 1814 et en 1816 il tomba sur l'Empereur une de ces imprécations dont tous les écrits de l'époque retentissent. Carnot est aussi explicite que Louis- Philippe, duc d'Orléäns; Benjamin-Constant et Pasquier ne le cèdent pas au maréchal Soult et à Lainé. Les feuilles quotidiennes, les ouvrages périodiques, la prose ainsi que les vers , tout porte l'empreinte de cette colère d'un peuple qui passera si vite des excès de la fureur à l'admiration la plus exagérée. Bon:parte a été pour tous l'ogre de Corse, le tigre qui se repait du sang de la France. Chacunia maudit cette gloire déchue que la comparaison ou l'enthousiasme devait élever si haut. Avec le vicomte de Chateaubriand, chacun inventa de nouveaux mots, des apostrophes plus amères les unes que les autres, pour flétrir celui « qui est descendu, comme Genseric, là où l'appelait la colère de Dieu. Espoir de tout ce qui avait commis et de tout ce qui médite un crime, .il est venu, il a réussi (1).» Ces iniquités des partis

s'adressant aux vaincus et les confondant tous dans

(1) Moniteur de Gand du 12 mai 1815 Rapport du vicomte de Chateaubraind sur l’élat de la France.

Hs : HISTOIRE

le même anathème, ont été,oubliées (1) ;uneiseuie: a

survécu..Le Père Loriquet est-souvent:méntré:com-

me un insulteur au-pied ‘des statues «dé Napoléon:

Pourquoi lui seul a-t-il été exeepté de l'amnistie:gé-

nérale.aceordée.par le temps? Iln'y. a qu'fne raison

panne c'est-qu'il appartenait h.la Compagnie de: ésus.. 41 !

(1)'Lé Journal des Débate du 10 noût 1815 ve, en fait de ré

criminations, beaucoupplus loin quéile Jésuite. T1 dié : « Ruonapatte, quiise.croyait encore sûr da trône il:y a deux mois, flotte en'1ce mement:entre: la question de savoir :&’êl (doit se laisser conduire à l'ile de Sainte-Hélène ct celle de quétter le vie: Celui! que tant de bras dévoués environnsient il y a. peu, dertemps.ne sanrait même se flatter aujourd’hui de trouver une main d’esclave qui lui-rénidit'le service de le tuer. Au-dessons de l’efféminé: Othon;: qui du moins sut mowrir sans balancer, et plus malheureus: que iNéron, dont iuxaffranéhi termina les jours, il n’a pas su,se .donner-la: mort-et m'est pas assuré maintenant due l'obtenir. Tous ces princes de. sa façon, que. nous. avons :vus figurer avec lui sur le théâtre du Champ-de-Mars, dans des costmes et avec des attitudes plus ou moins dramatiques et grotesqnes. furent dispersés comme: une : troupe de masqnes le lendemain du osrnaval, jetaut leurs courennes, etileurs manteaux. Le roi Murat, surnommé. Framcons à oause de l'affectation de sa parure militaire, et qui n’a pu venir étaler au Champ:de- Mai ses plumes, ses broderies et tout son oripeau, erre maintenant presque:seul dans les défilésiles plus détournés des Alpcs, sous:un déguisement 'beaucoup meins pompeux. Il parait qu'on nous ramèvuera, etiqu’on:varrendre à laijestice de nos tribunaux Lallemaad ct Rovigo, qui, certes, ne croyaient: guère ;qne: leur dévouement intéressé à l'ex-Empereur aurait.un pareil résultat. Brune, que Buonaparte n’a cessé d’abreuver deshumiliations les plus-amères, et qui n’uvait de courage que, pour Ics supporter, termine:le cours: de:ses-exploits par se ‘brûler la cervelle, et sc voitiséduitèéce tuor; en dupe; pour la cause d’un:homme dont il n'a reçu que:de mauvaisitraitements, etc; æ

Le 8 mars 1815, le maréchal Soult, duc de Dalmatie, publie un ordre du jour à l’armée. Le vieux soldat de la République et de l'Empire s’adresse en ces termes aux compagnons d'armes de l’Empereur

La:dé daigoa à damnatic 02 prof dent labs

Cèrent qu l'ouvrage

« Cet hom, UR pouvoir y Cetdescenda ®'Queveut.

où les'trouver et'sacrifiés tar soin de ces far * Boneparte #Pendonner ur le sort d'un ho l'insensé? ets Connaître, »

Le Procès-ver en 1814, -n'acot la guerre dans} ses Sérments, q L- Tégnant dan ü de son che "Qui asigné de p Chesseloup.Laub Garat, Grépoire, :

Louis:Phitippe l'armée de Catalog pondait à'fà Répen ‘ommandement je tion me dictent.Je Pigne Contre'le tyr "raison dont j'ai 4° | eforts Peuvent: eon l'osurpateur; à mai il foule aux Pied En face de parvitle 1"esont les pages e

maison dont ‘j'ai f’h forts peuvent: tontribuer à 'uurpateur, à maintenir l'in qu'il foule du En face de parvilles imprécations sorties IE sont Tes pages acou

‘Péremptoire.: il, dé.

Paraissait passer con | injures ‘80R nom était l'objet s 02 profifa, de ‘ce ;sience pour accrédiler une fable (labsurdité, ft le fortune. Les. Urnaux ann Hqu'on lisait, qu'ils avaient dueux-mémes;dans l'ouvrage du Jésuite, que M: le.marquis de Buons- « Cet homme, qui naguère abdiqua

UR pouvoir Usurpé , dont Îlavait fait u eotdescentde sur leo français, qu'i ®'Queveut-n?)e ‘Buerre civile

les'trouverait.il w.

el'sacrifiés tant de f soin de Ces familles

La défense de Loriquet: était &0a d'user de ses Moyens. Il,

Aux yeux de toute l’Europe €, Bonaparte

1 ne devait plus revoir.

l'insensé® et Connaître, »

F uit dé Tracy, ; Eanjuiuuis, Malleville et tant d’autres.

sücoès de l’Esroits à l’auguste

renversés par

dépendance et lesdroits des peuples

x pieds depuis si long-teips, »

de toutes les bouches, satrices du Pére Loriquet? :

parte était le lieutenant - général des armées de Louis XVIII. » Née dans l'offcine du Gonstitutionnel, cette niaiserie devait ètre dédaïgnée par le plus simple bon sens. Le parti libéral l’accepta comme une vérité incontestable, et il fut avéré pour lui que telle était l'éducation donnée à Saint -Acheul et dans les colléges où l’on suivait le cours de Loriquet (1).

(1) Nous n'avons pas besoin de dire que cette stupidité ne s'est jamais trouvée sous la plume du Jésuite, L'Histoire de France a eu un grand nombre d'éditions; nous les avons toutes vérifiées, et ces paroles ne se rencontrent dans aucune. D’autres ont fait le même travail, ils ont obtenu le même résultat. Ce résultat fut souvent opposé à ceux qui prétendaient avoir lu les paroles incriminées. On les défiait d'apporter la preuve de leur assertion ; tous répondirent que le passage se trouvait dans la premiére édition. Elle est sous nos yeux ; composée en 1810, elle purut en 1814; mais, per malheur pour ls véracité des feuilles libérales, elle s'arrête à la mort de Louis XVU. C’est dire assez qu’il ne peut y être question du marquis de Buonaparte, alors jeune et complétement ignoré. Cela est démontré comme:une vérité mathéma-

tique ; cela n’a pourtant été jamais reconnu par lesadversaires de ,

la Société de Jésus. La plaisanterie leur paraissait de bonne guerre;

ils ont continué à la propager. Du pamphlet elle s'est élevée à la.

tribune de la Chambre des pairs, M. Passy la romassa un jour dansla boue pour en faire un texte d'accusation. Le Père Loriquet allait mourir : il ne voulut pas d’abord laisser la Société de Jésus sous le coup de cette ridicule imputation ; le 9 mai 1844, il écrivit à M. Passy. Quand la lettre dont nous citons quelques fragments eut étà rédigée, on la lui fit sacrifier à un sentiment d’humilité; il l'ensevelit dans ses popiers. Le Père Loriquet n'est plus : nous croyons devoir publier un passage de la réponse qu LS adresse à ce membre de la Chambre des pairs.

v Monsieur, c’est l’auteur d'une Histoire de Fr'ance attaquée per vous devant la Chambre des pairs qui prend enfin la liberté de vous écrire. Le 29 avril dernier, vous m’avez appris, et à bien d'autres encore, que, dans cet onvruge,: j’avais donné à Napoléon les titres de marquis de Buonaparte et de lieutenant-général des armées de Louis XVIII. Non content de le dire, vous l’avez soutenu devant la noble Chambre ; vous n’avez pas reculé même

torité »

ist,

juis nel, jimune telle s les

ne s'est .ance à rifées, ont fait ltat fut oles in= sertion ; première urut en libérales, il ne peut

ne guerre; levée à la.

Jésus sous il écrivit à

, et à hien é à Napo” ant-génétal vous l'avez coulé même

Saint-Acheul, comme la Congrégation, servit de ori de guerre au parti. C'était le plus brillant collège d'Europe, on en fit un séjour où l'ignorance et l'hypocrisie furent le point de départ à la jeunesse. Les hommes les plus éminents de l'époque y faisaient élever leurs enfants ; de grands orateurs, d’illustres écrivains, des chefs de l'Église, tels que le vicomte de

en présence de toutes les éditions réunies, lesquelles vous donnaient, pardonnez-moi l’expression, le démenti le plus formel,

» Je dois à la vérité, combattue par vous avec tant de persistance, d'en appeler au tribunal de votre consuience et de réolamer personnellement contre une assertion mensongère, que, du reste (car je crois à votre bonne foi), vous n’avez pu reproduire que trompé vous-même par des oui-dire, par des rapports dénués de tout fondement. \

» Sans doute, il peut se trouver un faussaireé capable de faire ce qu’on appelle un carton, de mettre telle sottise qu’il voudra

sur un feuillet détaché et de substituer, dans quelques exem-

plaires le faux texte au texte véritable de l'auteur.

s Supposez donc que le feuillet postiche existe, ct qu'il vous tombe sous la main, et que vous puissiez le présenter à la Chambre des pairs... Mais les cent mille exemplaires, tirés et répandus de toutes parts depuis 1814, sont encore là pour protester contre l’imposture ; mais l'ouvrage stéréotypé existe, toujours le même depuis près de trente ans, chez l’imprimeur, et son immuable existence est une réclamation perpétuelle, irrécusable ; mais le feuillet, ou peut-être la feuille entière clandestinement substituéo à la véritable, si toutefois elle existe, examinée de près par des connaisseurs, donnera toujours, par la différence même du caractère et du papier, de quoi confondre le coupable et le ridicule anteur de cet odieux guet-apens. Enfin il y a aujourd'hui, soit à Paris, soit à Lyon et dans toute la France, tant d'établissements, tant de maîtres et de maîtresses, tant de milliers d’élèves qui, depuis 1814, onteu, ont même encore cet ouvrage entre leurs mains! Veuillez les interroÿer en tel nombre qu'il vous plaira, pour abréger les recherches, indiquez-leur seulement le chiffre de la page maudite; faites-vous même aider, dans cet important travail, par M. Portalis qui a été pour vous une autorité: vous me direz ensuite, ou plutôt encore à la Chambre des Hist, de la Comp. de Jésus: —7T. VI, ° 10

Bomalà, le, os de. Sèze RE président . de

la Cour.de:cassation, Frayssinous, de Bombelles ;1de

.Quélen et. plusieurs autres digniteines «1. Glengé ‘ou Île La science, venaient rendre hammageicet établis- \Sement. Au. mois! oùt:4895%, dans le, chaleurdes .Attaques dont. le, Libéralisme poursuivaitila Compaà gnie de Jésus, Saint - A chenl .regut unerautne visite. Dupin, l’un des coryphées du parti, y arriva, et fit demander à saluer. les maîtres, pour, qui. Gharles ‘Ledru, son jeune introducteur ; professait une affectueuse estime. M. Dupin fut:aceueilli par le Père Loriquet ‘avec cette courtoisie des anciens jours, qui, ‘en présence d'un adversaire, sait laisser à la porte les ‘hostilités de la veille ou. du lendemain. De son. œil investigateur, l'avocat constitutionnel, Parcourut:la . maison; il embrassa l'ensemble-desétudes: ils poanre . @n honorant:eette maison ‘où:tout “rappelait I6s/sou venirs de: Porée, ‘des Jouvency et ‘des Tourneinine.

pairs, devant laquelle. FARLORE êtes fait mon, RAA combien vous.aurez tranvé de personnes qui sient-ku,,dams.mon

Histoire de France, la,sotte, phrase du marquis 1decluenapene,

lieutenant-général des armées deLouis XVHL:», . .

(1) M. de Sèze, défenseur: de Louis XYL devant la, Convention, ‘fat accueilli à Saint-Acheul. par les, maîtres et pariles, Smile: avec toute sorte de respeots,.L'hymse,

. O Richardit d.men roi :, L'univers t'ohandonne !

Sur la terre il:n'eat done, que. moi Qui s'intéresse à La personne; salua son énirée, Ce chant émut vivement. le vénécable magistrat, et, en présence de tous les élèves, il rappela.qu'il: devait son.éducation aux Jésuites, « Ah! monsieux le; comte, reprit, le Père Loriquet, il faut convenir que, vous aves. bien mal yyyofité de vos ‘Teçons. — Comment dela ? dit. M. de, Sèze tout, étenné. —C'est, ‘ajonta le Père, que les Jésuites, ainsi que chacun le sait, ant: dû ‘tous enscigner comme aux autres à tuer les rnis,,et que tow:au “Cohtraire vous. les aves défendus au péril de: votre sie. »

voluiio

‘de laim "C0me

mt de side qu des ompava, et barles affecre:Los. qui À prteles on. œil grut:la honora es soueinitie.

\ciateur, PCR TA

vnapente,

vantien, disciples

magistrat, son. édu- & le. Père té do ons : —Cest, it, ant: dû Le: Loud:an

‘avocat: du.

intitulé :, Desrm voluiion, ‘de laimai

l n'y ‘@point de salut "Qui, ce (

sion ‘dérontait : ses" nombreux ans chantant les Jotanges de Dieu: k'PereLo Proche: de: Célèbre: égiste; des:cordons du dais. M. :

{, (E remier ep uisque à adressa)qur Jésuitené st nas megisinats Vera agisinats de Lo: Ré.

| Y lit en dédicace maguscrite à messieurs de Saint etet de mronestime.

uivant M. Dupin: irévièt en vec lesimémes égards l y LT

Libéralisme ‘Les Fév 60Rnus éÙ appréciés! lle s'estimaient ‘leurs ouvrages (T} avec dès té - d'amitié : UnG:COFre5pS ‘éntreluiet jes Pères:

L él no rx i

FAO, d'autrefais des, my des Avocats à venir. On n dé’ l’auteur :

‘«'OFèrt ‘0e Vne-marquédt mon rene

er

’IPrenéontra

Î Méssieurs , je vous rémercie douce satisfae

étion que vous n'avez

1enC; ils échangeaient “ténioignag: ro

tance éniviel s'était établie Le juin 1896, PPS POUF Venir se reposer à |

jour de 1 ‘Au môm:n ces- + reneaux d'étoliers , riquet s'ap-

; 1P l'invite à prendre l'un

| S'éxcuse” endisant :

-Atheul

Bonn.

« Mais je n’en suis pas digne.» Avec une spirituelle malice, le Jésuite reprend : « Personné en effét n'en est digne sur la terre. » Forcé dans lés derniers re- . tranchements de sa modestie intéressée, M. Dupin accepte l'honneur, qui lui.est déféré, et, la joie au front, marchant à côté de Roger dé Beauvoir déguisé en ange, il traverse les verdoyantes allées et les che- - mins jonchés de fleurs: que:le:Saint:Sacrement dut parcourir. M. Dupin s'éloigna le 3, mais le spectacle . qu'il avait eu sous les yeux était encore présent à son cœur. Au moment de quitter Amiens, il écrivit au . Père Loriquet pour lui témoigner sa reconnaissance, ..«J'emporte avec moi , lui mandait-il dans ce billet, le souvenir des plus douces émotions que j'aie epr ouvées de ma vie.» :

Ces émotions trouvèrent à Paris un violent correctif. M. Dupin a le courage de la vérité jusqu'au moment du danger. Ce moment arrivé, il recule, parce que, avant tout, il. a besoin d'éloges. Le 17 juillet de la même année, quelques jours après la procession de . Saint-Acheul, le Père, Loriquet, écrivant à sa fa- . mille, disait ; « Toute la France. retentit de la visite que M. Dupin nous a faite. Les plaisanteries ont plu sur lui de toutes les plumes libérales, je ñe suis s'il

aura le courage de revenir.»

M. Dupin ne revint pas, et Loriquet, dans les annales inédites du petit. Séminaire de Saint-Acheul, en donne les, véritables motifs : «Il avait, dit-il en racontant l’odyssée duDémostènes libéral, l’ambition de parvenir à être déymié, ét à cette époque il ne pouvait l'être que par/l'a: ni d'une faction. Or les journaux de cette faction, ay ‘..tvu ce qu'il venait de faire à Saint-Acheul, s’élevère 1 tous à la fois contre lui, le traitèrent de transfuge, de dévot, de cagot, de Jésuite, En même temps, les amphlets en vers, en

.Cruant d'esti M son cœæ bles; il Versaire suites, ç Point d être pli Fayette Foi: ou.

lisme. L le Père Saint Igr sez, ieur

mce.

illet 4 pi'OU-

)rrec-

prose, les traits malins, les: épigrammes, les sarcas- ‘ mes tombèrentsur lui de toutes parts. Aulieudeles ‘’raver:et de soutenir hardiment ses premières démarches, il eut la faiblesse de chercher à s’excuser, Cette triste: apologie : ne déserma pas sitôt le parti ; il ne céssa de. poursuivie M. Dupin que quand celuici lui eut donné un gage certain de repentir par sa

, Signature qu'il apposa à la trop fameuse Dénoncia-

tion: de Montlesier contre ie parti-prêtre, c'ést-àdire contre la Réligion ‘catholique. De ce moment aussi, nous a itbé ui ane te avec lui.» :

L'aomme qui, par Ja re inêine de son tatent agressif, pouvait si aisé”. ::: e passer de cette gloire futile queles journaux tie le matin, et qui le soir est oubliée par le lecteur le plus assidu, n'avait pas osé:résister à la guerre de sarcasmes dont il se voyait la victime. M. Dupin reculait devant les railleries de ses amis; il craignait: d'affronter leur artillerie de jeux de mots et de méchancetés.' 1 courba la tête sous le joug ; il fit de l'hypocrisie légale et de la

cruanté parlementaire. Il ne lui'était pas permis

d'estimer tout haut les vertus que, dans le fond de son cœur, il regardait comme parfaitement honorables ; il se le tint pour dit, et: se 'transforma en adversaire de la Compagnie. Pendant ce temps, les Jésuites, qui se vouaient aux outrages. ne se plaigairent | point des inculpations dont ones chargeait. Pour être plus populaires que Benjamin Constant 'et La Fayette, ils n'avaient qu'à abjurer léur prineipe de Foi ou::qu’à marcher sous lâ bannière du Libéralisme. Le 5 octobre 1826, au plus fort de la mélée, le Père Godinot, Provincial, trace aux enfants de: saint Ignace leur règle de conduite : « Vous:connaissez, teur écrit-il, les circonstances actuelles et com-

EE into mer mn LR + -— + — —— ÿ Te — mine NC Le ?

2%c s (OT NMSSGIRBYO) a 10

bisa4limporte que:neus ne inéritions pas: deriepro:1,

chos de.ls:pant de Dieuset que: nous:a'enméritions:: pas non-alu,de le:pant:det hotmmes| Preséé \par:co8:: motifs,e$. sn A SAFRAN fortem;nt que jamais que 4ousp \ sun veil#ats;. frères, s'efforcent: sérieusement d'être où : { Dia pleinement:; qu'ils:prat d'obéissance, ( charité, d'hutnilibé, de pureté d'in: tentinn,e, granité et dé sandeslic iroligietise: Que: us, dans les œuvres de:vèle, dansiiéé prédieations;:: les instruetions, Je esbéchisee, kescapports:avec -qué:: que ce soi, les conversations, gardent. les règles dei: la prudence etde:lacdiscrétionst partie 2e ttes mandej'esprit.religieut.» 1 Gén: inirpetioau seecèteu, donnent: Po Pr

Jésuites. Ils erurent qu'itivelait mieux se laisser-em:0 porter par l'erage: que: de:trahir sine apparence de, devoir. Ils! restèrent done enbetie âûx traits delearso : ennemis. Saint-scheut était, comme : là :Congrégation, un lieu désigné:aux vengeances set aux accusations, Le nom:de Leriquet, sinsi: que celui de::Ren-° siajifet:; un. talisan: qui: f& tomber: devant lui les : portesles mieux:gardées-des: Tuileréesiet:des Ministèresc Loriqnet:dérint le canal dé toutes:les faveurs 4: et. au moment où la France constitutionnelle 1eproclambit: l'arbitre : suprême) des: affaires ‘le pauvre: Jésaite écrivait à son frère le:5 novembre 1827 : « Ge:sérait vous: tromper que de voüs promettre ma ; recommandation auprès: de M.de:Reiamerike. Les. choses ne:se:font pas ichés lui par recommandation, à moins quercenescitcelle du mérite, qui commande la préférence; le @érite sapérièurs Mes:recommesdations, quand il:m'arrive d'en: éaire.ioe qui est fort rare:Sgbornent à l'indiquer, M. AiphounsedeRaäin-: nevälle «été mon écoliers, enorhétorique; et a finèbes::

iqueatrles) soièdes vertu :

où Lu :. WA ass où :

ju USE je" 8) EU sde!

pont-

ë des pent-0 ce de:

lors:

réa : wma:

Ron-” ui les :

pro dat we: :

tre ma :

e. Les jation, mande:

fil

mir set Sort ‘| Rain:

finèses

DE LA COMAUME DE JÉSUS. D + + Sel

étindes:iet/:-iln'ést pus Mohnant que je sois NE avec” luioh: Loriquetrefese rAëtie & un fréte son intérren-" tion il: refiiét en! sHifs:et, abahdonnant:

Id terre pour isetever tx‘ dé plis hautés tonstdéra

thous( it ajoute:lt Puisque nous en soins’ sur fes ” céhfdences, jetois rappetérat Qu'il fa aujourd hut ”

quitorze ans” que hotre pére st inhtime, Que cela

nous:vionlit: fort) -quétiôtré fout approche: et qu'il” serait, selon moi, biènitrite‘d'étre surpris, surtout’ aptèsiutie tonguë Ve durant Hqaele'on d'eutout le le tômps déise préparer:

CA ‘Paris bé dans 1 montié.'ün ne vogrit pu lès’ distiples de Vanstitetl dans la réatité: Comme fhistorie) On ne tions les plus Andrhes ; ‘on se ‘contéritart de les juger satk pôrtrait que ‘la: passiôn ‘éh'traga. On tés im: provibait: iatrigits et ambitieux, añn d'entretenir dans les, masses la sourde.irritation qu'on éspéraitun jour faireiéclatee sontre le monarchie. Ainsi que’ 4” Congrégation; Saint:Acheut fit mis à findex dé là presse" ffhéraie : tes ‘autres inaisohs ou petits Séminaires dé l'Ordre subiren( le même oshiacisme. La presse, la tribune et le barreau découvrirentpartout.: des Jésuites. Le. Constitutionnel, dans ses rèves, les entrevit riches à millioes::-ik annonça que toutes les’ grandes terres à vendre étaient teur proie (1). 1rès

{1} Aa mois: Wavril 1825; le Cüdstitutionnel raconté quo les

Pères viennent d'acheter au prit de oùte cent mille francs l'an: cieune abhaye du mont Saint-Mertin, près de SaïntQuentin, et

M: Thiersyle réducteur de:cétté feuille, s'écrieé dans sa vertucuse :

indignetion :'« Où tes Jsuites prennetit-its tant de millions ? its faisaient donc le éommerce ? à Woülaient oréer une ter dt suceurcele de Saint-Aoheul, »:

Peu de jours après, le notaire drgé: de la vente de Ninon ble écrivis au nord RÉ oct lab pt nee pas encore vendue.

es sufvalt pas” jusque dans leurs réta-:

surveilla avec autant d’ exactitude, sur tous.les points. du globe, Il se fit, l'interprète des, douleurs paternelles ; il força l'Europe à s'attendrir sur. les cruautés dont les enfants élevés: par les Jésuites lui semblaient. être les malheureuses victimes: (1). Il-annonça même en frémissant que l'inquisition, telle que Philippe. IE d'Espagne la concevait, allait être établie. en France, et que les Pères de la ‘Compagnie seraient es Torquemada des prémiers auto-da-fé.:

Ce système d'imposture.était si bien, passé ( en habitude, que Capefigue lui-même s ’est cru obligé de flétrir, une. pareille tactique. « Le Constitutionnel, dit-il (2), s'élevait contre l'envahissement du partiprêtre ou administratif : aussi sa popularité s'accroissait-elle d'une manière. immense. Le défaut de cette politique, défaut inhérent à la mission qu'elle s’est donnée, était d'adopter un peu légèrement les plain

‘Une autre fois: dans son numéro: dù 13: août 1819, le même journal affirme que les Jésuites: ont établi leur quartier-général

au village d’Ecole, à une lieue. de Besançon, qu'ils y font cons-

truire un véritable palais qui a déjà, coûté 400,000 francs, et que de là ils travaillent à diriger les élections. Or, il n'existait

dans cé temps-là aucun jésuite Ll a Franche-Comté ni imême dans

l'est de la Franée. :

(1) Les22 et23 janvier 1826, le Conotitutionnel raconte l'his-

toire d’un infortuné jeune homme-que les: Jésuites de Brig en Valais ont jeté dans un cachot, qui s’écheppa, erra pendant un mois entier, et fut enfin rencontré couvert de haillons et dans le plus affreux dénûüment, Afin que rien: ne manque. au. récit, Je Constitutionnel, contre son habitude, a le malheur de nommer ce jeune homme. Il annonce que c'est le fils de M, Courvoisier,

procüreur-géaéral à Lyon..M. Courvoisier dément toute cette.

fable, et dans,sa lettre il dit au journal « que son correspondant de Genève mérite bien peu de ‘confiance, et que les Jésuites de Brig se donnent avec beaucoup de bonté sishhé se RC à l'éducation des élèves: qu’on leur confie. » : .;

(2) Histoire de la Restauration par un: homme d'Etat sin VI,

p. 180 (Paris 1532). Ji

renco ris..Li de zèl daient l’attitu avaien| ment q ne ren naire, !

peut-êt dace:a tisme, l'ordre e ÿ et 5 « assailla vieil at} idées f frayeur années la Révo sont dan de Mon | faire: il son. no

(1) Dei

tes que. la passion. et. les-petites :haines locales pou- : vaient; inspirér.. Lesunes se trouvaient fausses, les. autres dénaturées ; maisles démentis, qui n'arrivaient . pas par Je Constitutionnel à ses abonnés, n'altéraient.en rien le:système de plaintesæt de griefs qu'il avait adopté contre le gouvernement.» : :

Un ennemi plus redoutable pour les Jésuites s'élançait alors dans la mélée.' Le Constitutionnel.et le Courrier. venaient. par. un. jugement solennel, de rencontrer des complices. dans. la Cour royale de Paris..Les magistrats de 1825: n'avaient vu qu'un excès de. zèle gallican.au fond: de ces attaques. Ils prêtendaient.que l'introduction des Jésuites en France et l'attitude ultramontaine d’une partie du Clergé les avaient suffisamment provoquées. Par un aveuglement que la foi.des peuples déplorera long-temps, ils ne rendaient pas un arrêt contre l'esprit révolutionnaire, mais un service à l’incrédulité. Sans le vouloir : peut-être, ils accordaient un droit d'impunité et d’audace:aux.écrivains qui, par ainbition ou par, fanatisme, se faisaient les irréconciliables ennemis. de l'ordre légal et de la Religion. Ce funeste arrêt des 3 et. 5 décembre 1825 devait enfanter de nouveaux assaillants : le comte de Montlosier parut, C'était un vieil athlète: de la monarchie, un homme dont les idées féodalement : rétrogrades faisaient pâlir de frayeur les Libéraux. de. 1826. un écrivain qui, dix . années auparavant, leur avait dit : « Les atrocités de . la Révolntion ne sont pas dans le cœur humain, elles sont dans le cœur de vos doctrines (1). » Mais le comte. de Montlosier avait des rancunes jansénistes à satisfaire: il mit au seryice de l’impiété constitutionnelle. son.nom, ses vertus privées, son austère figure, son

(1) Dela Monarchiz en 1816, par le comte de Montlosier.

Page 1