‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme] (volume 5)Chapitre 27 sur 86 · RSR EL O · texte numérisé non relu

RSR EL O

. besoin éd faite du:brait:etises. inpéteeuses eolères: contre tes empiétéurents du-pertiprêtre. fut onrôlé: avec des scclomalions:sens: fin ;:on le roçut:oomme: unfibérateur deus ce:camipioù tout lui avaitétéhos-. tile:usqu'à: ce jour. Ua; besoin eomrmun-réunissait encore sous le même drapeau:les bâterdsde Woltaire: et‘es-parodistes: du Port-Royal: Cette sitiance. engendra une catastrophe: On oubliailes:griofs passés: pour se:prodiguer l'encens:: on se -Somna des mirs do : dévouement: patriotique-et: de mortyre; puis on mar- : cha‘à l'assaut de la Congrégation et de l'Eglise, sous: le sommandement de ta nouvelle recrue. Le Mémoire à'consulter sur un ser are a tendantà renverser la Religion, là Société elle Trône fut : publié ; it devint l'évangilé de ‘tous les écrivains, de’: tous tes avocats, de tous es bätrquiezs; de: tous les conspirateurs prétant à ta Révolition ler plume, leur faconde; leur argent ou leur/Hbérté.

En face du gouvernement qui à pour lui Ja foree et le droît,.maïs qui tremble sousiles'attaques;, la Révotation organise un vaste système: de propagande. EH& compte en France, en Italie, en'Aflemegne; en Russie et dans la Péninsule, une multitude de Sociétés secrètes, d’où, à destempsdonnés;etletiresesSand et ses Louvel, ses quatre sergents de La Rochelle et ses Troubetskoi, ses Pestel et ses Alibaud. Par l'édu-

* cation et par la chaire, les enfants’ de saint Ignace sont un‘obstacle à ses zœux'; sous prétexte d’abattre: l'ésprit jésuitique ar: pisd'du trône légitime. elle dénotice la Congrégation Môntiosier en détmontre Ti: gatité et les tendances ultramontaines. Le Méotre d'consuller était un coup de parti; 1é Libéralisme en fit une œuvre de génie et de vertu. Lé comté de Montlosier fut son. héros, et avec Martial Marcet de

la Roche-Arnaud: il partagea:la couronne civique

doutocheque semaine! l'opposition: tedait: Les fleu-:: roas: antpasdue qundaiéhhente 405 marsoneine ou éæ: sosdupesasn ol sldessinelni ot os aol te

LA Prmir game da, vétéran de done:

afienole. produisit; :sur.les esprits ‘irééfléchis, um : eGelsélactsiqus.. Moniesiors parsiesait: \canvained, it: l'était en réalité, Gel: homme: aux :allares si despoti-:. quement aristocratiques, se laissait ienèvrer perles. louanges: de l'opposition bourgeoise, dont itdétesteit les tendances: On: lui avait:£ai peur: des Jésuites : il proclamait ses sppréhensions: avec: sincérité, :et il disait. à :la: première page: de son:œuvre (1): « Un. : vaste.epstème, tranchons le mot, une:vaste conspira-. tion contre la Religion, contre le Roi, contre-la:80+: ciété, s'est élevée; je l'ai suivie dans ses progrès ; je la vois au moment. de nous couvrir de ruises. » Le. comte. de Montlasier. eroyait la France tratnée par | les Jésuites et: par le Clergé galliean au:bonl:de l'a bime ultramontain::il adjgrait le Roi:et le gouvernement de sauver. le pays, Le, Roi at. le gouvernement : savaient à quoi s'en tenir eur, péril ehimérique : ils. restaiabl sourds aux gémissements de l'opposition ; Monilosier porta ses doléances aux chambres légiala-. tives et aux cours judiciaires:

Alors, pour acquérir de la célébrité, il n'y. avait: qu'à marcher à la suite du Libéralisme et qu'à.se faire l'écho. de ses dénonciations. Les: tribunes: des ‘ deux ehambres, la Cour royale le, Paris, le barreau prirent fait:et:cause en fayeur de. Montlosier.:El y'eut:: ua. de tes: chocs parlementaires: qui, par de grands mots.instruits à feindne, jettent la perturbation dans:

dy Mimoire à roxc@lter our an systéiee religions elpoli ges tendant à rasversar da nd da Poe dec ï. da comte de; Montioaler,

232 : 3711 MISTONRB: «4 les masses, et éloignent encore davantage du fait évi:

dent ou du principe vrai. On déclama pour ou contre les Jésuites avec cette intarissable éloquence qui: s'a:

dresse beaucoup plus aux passions du dehors qu'à la froide raison. Les Jésuites, subitement élevés au rang de puissance ne comprenaient rien à ce fracas retentissant autour d'eux; l’'Evéque d'Hermopolis, ministre

des affaires ecclésiatiques, ne s'en rendit pas meilleur -

compte. Les défenseurs de la Religion et du trône n'osaient pas porter la querelle sur son véritable terrain; ils Ménageaient leurs adversaires enhardis par cette altitude pacifique. Personne n’abordait franchement la question; elle fut net contre la liberté religieuse.

Le Libéralisme avait gagné une phettèfe bataille ; afin de donner à cette victoire l'importance désirée ; il associa aux disciples de saint Ignace l'Episcopat et

le Clergé français. On fut Jésuite par cela seul qu’on

était Prêtre, Catholique ou Royaliste, La Congréga: tion et Saint-Acheul avaient fourni leur temps, la

matière était épuisée ; Montrouge raviva l'attention .

publique. Ce noviciat devint la source des hypothèses les plus extravagantes. C'était une maison de simple apparence, sans luxe au dehors, sans luxe au dedans, et où, à la porte de Paris, tout LE le calme intérieur.

Pour l'homme qui connaît la vie des Jésuites et les lois réglant l'existence des Novices, il y a quelque chose de. moralement: impossible dans toutes les fables auxquelles cet établissement servit de prétexte. Montrouge fut en quelques mois le suprême arbitre de la France :'il dicta des lois aux Ministres, il régenta les Princes, il dirigea la police, il décida souverainement de la guerre et de la paix. Avant que

cette réputation européenne lui fût acquise, Mont-'

« Paul.L

Sassiner!

Siné, et | que parti tandis qu hargneus d'un fana du petit « mes il rac de mai 18:

Passe, et me d Cagots te feron je prenne? ils’

l'autre Paul à y

rouges'était vu le théâtre d'un :enime. né au souffle : des'calomnies constitutionnelles. Ce crime 8t couler . le-sang d'un :Jésuite; et les journaux le passèrent sous silence: En 1893, lorsque le: Père de. Brosse faillit -périr sous le fer d’un:ouvrier dont les: impostures quotidiennes, avaient. exalté- l'imagination. Paul-Louis Courier s'écriait dans son Livret (1) : « Paul-Louis, prends garde, les cagots te feront assassiner! » Le vigneron pamphlétaire est mort assassiné, et la justice sait si c'est de la main-des cagots que partit le coup de fusil dont il fut atteint. Mais, tandis que Courier se livrait aux accès de sa verve hargneuse, un Jésuite tombait réellement victime d'un fanatique. C'était le Père de Brosse, supérieur du petit Séminaire de Bordeaux. Voici en quels termes il raconte lui-mème cet attentat. Il écrit au mois de inai 1823 à l’un de ses amis :

« Depuis quelque temps, les Ecclésiastiques avaient été insultés plus souvent qu'auparavant, surtout dans les faubourgs et aux environs de Paris. Les insultes étaient accompagnées ordinairement de menaces. Le Seigneur me fit aussi la grâce d’avoir part à leur tribulation. Le jeudi 3 avril, je revenais de Paris à Montrouge; il était deux heures après midi; j'avais passé la barrière d'Enfer, et me trouvais vers le milieu du faubourg le long des maisons, sur la route d'Orléans. Tout dans le quartier ‘était tranquille: tout à dot je me sens ue à + gauche

(1) On lit dans les OEuvres " Courier, : es de end cr p.225: «

« Ce-matin,:me promcnant dans le Palais: Royol, n. l....rd passe, et me dit: Prends garde, Paul-Louis, prends du. les cagotate feront assassiner. rQuelle garde veux-tu, lui dis-je, qpe je prenne ? ils ont fait tuer des rois, ils ont manqué Frère Paul, l’autre Paul à Venise, fra Paolo Sarpi ; mais il l’écliappa belle !»

NES à RENE

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d'on'si rude coup, que je crus qu'on m'avait éateéun. : pavé, Je me retourne à-l'instant, et je vois à mageur: suite un: homme :quievait les: bras levés: pour me : frapper une soconde fois; il était armé d'un croissant de fardinier, dont ie manche! meiparatoavoir sixlà | huit pieds; je fais un mouvement pour éviter ès coup de l'instrument que je voyais au-desses de-me tête, et je tombe sur la boutique d'une-revendeuse. de fruits, d'où:je rowlai’ sur:ke; paré: je ns pusidone. éviter:le coupqui me: menaçaitiet je le reçus à l'épaule droite. Malgré ces deux coups:et ma chute, : j'eus assez de force pour mu relever tout de:suite et

m'éloigner de quelques: pas. Je meireteurpai alors : une:seconde fois, pour voir si cet:homme continuait à me: poursuivre, et je: vis deux ou trois fanmes qui | se:mettaient devant lui pour l'arrêter; Dans ce moment, ma première pensée fut de me rapprocher de cet homme, pour lai adresser des paroles de paix et d'édiâcation ; cependant, dansda crainte de cemmettre une imprudence :et de m'exposer témérairement, je pris le parti de continuer ma route ; je me contentai de lui dire que je:lui pardoanais de bon cœur. :

» : Etant arrivé à la maison, on visita: les parties de | mon corps qui avuient été atteintes par les eoups qu'on m'avait portés, On tronva que: ma soutane:était coupée à l'épaule gauche; mais qu'elle l'était beaucoup:plus à l'épaule droite, où l'instrument avait percé non-seulement la soutane, mais encore lous les, yétements de.dessous, et.ce qui-est. à remarquer, le collet en carton de mon manteau long. Le fer avait pénétré jusqu'à fa peau, ‘etfait une: blessure d'un pouce environ de long sur quelques lignes seulement de profondeur. Il est évident que c'est le collet | de mon manteau qui. m'a préservé d'un; coup plus, D il ne fut dangereux et peut-être même mortel.

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»' So désirais bien sincèrement que ce crime non:

soulement mefètpas puni, mais encore qu'il derneurât seovet :otqu'it Mt: s'il) était potsible, entièrement enseveli dans l'oubiliMeis il était dificile qu'en fait : de cetté: mature: pêt: demeurer caché; d'alleurs; le :

Seigneur:ine voulait:pas laisser, impuné un attentat

commis sur la persoans d'en de;ses ministres. etion :

verra: bientôt comme: il exerça: sa justice contre le coupable. En effet, ls londemain, vers midi, le commissaire de police du quartier de Observatoire: se rendit auprès de: moi, et m'énjoignit de lui faire ma

déclaration. Je lui-témoignai d'abord la peine.que :

j'éprouvais-à ‘céder :à sa demande ; mais comme il observa que je ne pouvais m'en: dispenser.:j'y consentis, et j'obtins de lui qu'il insérerait: dans: son procès verbal ; 1° que je ne faisais ma déposition que : pour obéir. à l'autorité; 2° qu'aueune poursuite ne. serait faile en mon nom; 3° enfin, que je pandonnais, de bon cœur à cet homme:

» Ce fut.le commissaire de police qui me raconta de-quelle: manière:la chose était parvenue à sa connaissance: 1 :me dit donc que cet homme. n'était: rentré: chez: dui: que :le lendemain versiles quatre heures-du matins que;-s'étant jeté sur son lit, il poussa.des eris de douleur, et quelles personnes de:

. la maison: étant. aceourues: au bruit qu'il faisait en-

tendre, il leur ditqu’on avait voulu l’assassiner ; elles . vireat.en effet couler le sang de plusieurs blessures qu'il avait à la poitrine. Le commissaire du quartier étaat:averti, se rendit chez cet homme qui dui fit la même détlaration; mais on s’aperçut bientôt ‘qu'il ne s'agissait pas d'un assassinat qu'on eût tenté de commettre sur sa personne, puisque la partie de, vétements.qui répondait.aux plaies n'élait pas percée. : il ne fut donc pas difficile de‘le convainere:que c'é-:

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