‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme] (volume 5)Chapitre 32 sur 86 · LEP · texte numérisé non relu

LEP

‘Le rapport à da dateidu: 28 mar 1828; gontenatt méanmeinspltis d'une traceidè faiblesse: L'Université necessait denéclurser cantre l'admission dans bes petits Séminaires «qui ne:se destinaient:pas ‘au Sacerdoce.: Les plaintes formulées par lemenopalé anivensitaive æaient: étérécantées ; mais: dix:neuf founsaprès:, : le ministère,:tenant:et:ou delà l'engogemeutpris avecla Révolutiun-, publiditles ordonnances du/16 juin.

La pramiène: ;:centresignée: pan kb comte Portälis.i ministre de: la justice; statuait qu'à perlirdu 1°" octo bre, les maisons d'édueation: dirigées:par les-Jésuites: seraient: soumises au régime dé l'Université, et. que dorénavant nul:ne: pourrait enseigner s'd:n'affrenait, par .éerit n'appantenir àcaueuneeonerégation non: té galement: établie en: France: Gétait: ressusoiter- en,

» Le Rot et M: Pbrialis, garde dés socaux, finirent par lever toutes: les diffcultés/à force d'assurances et dé promesses. Chose asiog remarqualilé, il ne-cacha ai à l'un ni à Pantre quelle était: su manñigre dei voir sur le: fond'de la questions ce quin’empêtha: pas.M. le garde. des sceaux de,devenir dp jour.en-joux pluspres-. sant au non du Roï,et ausien,

s' Les quatre dissidens croyaient leur coup assuré contre les Jéiuites. Aussi, jusqu’à la dernièreséance,parurent-ils faciles et coukant qurtons les points secondaires ; ils accordaient aux Evôêques plus. qu'on ne leur demandait, c'est-à-dire. qu'ils donvaient.à pleines, mains pour. améliorer .le, régime. des, petits Séminaires etipour fonsniraux Evêques tous les moyens. imaginables de se. passar.des Jésuites, C'était exactement l’uffaise de. la,rlubarba es du.séaé;, pour, avoir leur sésé, ils prodiguaient.la.rhubarhe:: “)

» Jusqu'au dénoûment,;ilsdlemenrèsent convaincus;que.c’en était. fait des. Jésuites, Quel coup de théâtre ct; quel.mécompte quand ce. dernier, paint se présenta tout rédigé pour.lasignature :

4 appartientesclusivementanx Exèques defairedirigez.leuxs s petits Séminaires par les Prêtres dans lesquels ils, rausant.les »,\gapaoités: requises. [le .sont.juges..des qualités. qui.penvent » ,gégler et. déterminer leur. confiance, Los.motifs.naturels, do, ».:getie confiance résultent suffisamment de cm qne lesdits: Pêtres » sont soumis à la juridiction spirifwelle .e6à l'udmiaisération

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DE LA COMPAGMMIDE sÉSUS. PLAN

pleine’ Charte les biHets de eonfessior et:les déelara-

lions de eirisme, commander l'éypoerisie et (tuer ta, liberté de conscienee. £a lobe, dans un article signé ! par M. 'Bubois; aujourd'huidéputéide da: Loire-Iifériéare et membre di conseil de PUÜniversité; lesentit: si bièn que; déux:jouisavant fa publication de-ees:

ffrémans. il ne craignait pas de dire‘:

« Quant dux Jésuites considérés comme indiridus ainsi s'exprime:le: journal dé MM. Duchätel, Guizot, de Rémusat'et Cousin, nous l'avons mille fois proutés et'même’on :ne’hous dei conteste! plasi:ils sont libres: de leur croyance ; auctne: puissance humaine ne:peut; désormais tes'atteindre: Considérés comme Congré: gation: religieuse, ‘Hs: sont libres -encore, pourw qu'ils ne réclament'poïint, les Sénéfices des: corpora+. tions, bénéfices qui ne peuvent être concédésique par

» temporelle des Evéques, de ce qu'ils sont. éligibles et révoca-

bles à volonté, etc.

« La qualité de Prètres viyant selon la règle de saint Tgnace,

» de saint Benoit ou de saint Bernard, ne fait point obstacle à ce

» que les Evèques puissentles choïsir, sous leur responsabilité,” » pour enseigner et être employés dans leurs petits Séminaires à

» tels titres qu'ils jugent convenalles. »

» Voilà lo sens exact et à peu prés les termes de la décision. Elle esttellement combinée qu'on la croit à l'abri‘ de tonte attüque raisonnable devant les Chambres législatives, comme devant tous lestribunaux ce‘ tous les Conseils a’£tat oùelle sérait examinée.

+ Sila commission: a reconnu quelques autres points fundés' en drnit ou.en raison, ik ne sont point dénature à gêner la coris:

cienée et à troubler le repos des Jésüites.

* Quand le resullaf: s'est présenté à la signature, tes dissidénts sont devenus furieux, fé bond'iissaïent dé’ surprise comme des: gens pris po: “upes. La commission a clos ses séances au milicit des menaces ét des protestations dé’ minorité. H est clair que cette minorité se croyalt'sûre d’une voix qui Rti x manqué in dénouement ét qui'a fait son 'mécompte. c

» Monseigreurl’Archevéque paraît eût quels décision tiendra. M. de Conrtille s'est honoré À" jamais par ‘sd dtoitüte ct son de

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une loi. Considérés comme professeurs de mauvaises doctrines, comme affiliés à un Souverain étranger, il faut, pour les poursuivre, des délits et non pas des délits anciens ; il faut une enquête, un procès nouveau où la. preuve des délits soit administrée, les individus personnellement coupables cités, etc. Tout l'attirail des arrêts parlementaires n'est rien icis il n’y à pius identité de personnes, et, quant à l'identité des ‘octrines, elle est niable. IL faut de nouveau me!tr les doctrines en cause, et, pourvu qu'il n’y ait pac provocation directe à la révolte, à la destruc- . un de l'ordre établi ou atteinte aux mœurs, les der! :es des Jésuites ne peuvent pas plus ètre condan:.ces que les systèmes d'Helvétius et de Spinosa. de Cabanis et des physiologistes modernes, du Sosinien et du Déiste pur. »

L'Evêque d'Hermopolis, refusant de s'associer aux mesures que le ministère se proposait de prendre, avait abdiqué le pouvoir (1). On lui choisit pour suc-

sintéressement. Plus tard il recueillera le fruit de se conduite et de son courage. Ainsi parle monseigneur l'Archevèque. »

(1) Le vénérable Evêque d'Hermopolis, dans des notes manvscrites qui ont êté publiées aprés sa meft, rend lui-même compte de ses entretiens avec le roi Charles Ÿ sur ce grave sujet. Le Monarque avait la sain forcée par son Ministère. Prêtre ct Prélat. connaissant toute l’étendue de ses devoirs, M. Frayssinons recula devant les exigences de la positisa tel’: qu'on la faisait, at, en parlant au Roi des ordonnances du 16 juin, illes caractérisn ainsi : « Sire, on ne s'est pas donné le temps de ;: échir; on dirait que les Ministres étaient dans un état d’oppression quand ils ont signé l’ordomnance Portalis, et qu'elle a été arrachée par violence ; il semble qu’elle ait été conçue dans un esprit de déflance et de haine contre l'Episcopat ct la Religion catholique

tant, dans chacune de ses dispositions, elle est dure, humiliante !

et pleine, dans son ensemble, de précautions et d’entraves contre les Evêques.. Je l'avoue, pour rien au monde, je ne voudrai contresigner une pareille ordonnance ; je n’aurais pas le cou-

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cesseur aux affaires ecclésiastiques un homme vertueux? mais d'une bienveillance qui allait jusqu'à l'abandon des droits de l'Episcopat. L'abbé Feutrier, Evêque de Beauvais, avait eu plus d'un rapport avec les Jésuites. Il les appelait dans son diocèse, et les enfants de saint Ignace y opéraient un bien que le Prélat constate avec une vive reconnaissance. Il n’en accepta pas moins la succession de Frayssinous, et, tout en évoquant dans son âme les craintes manifestées par son prédécesseur, il se disposa à donner au Libéralisme un gage de sa reconnaissante ambition (1). M. Portalis s'était chargé de sacrifier les

rage de me perdreà jamais dans l'esprit du Clergé et des gens de bien.» &

Aprés avoir soutenu que les Jésuites avaient le droit de vivre en France et de suivre dans leur particulier la règle de saint Ignace, l’éloquent grand-maître de l'Université ajoute : « Sire, ils sont Français comme mai: Ce sont des Prètres irréprochables qui élévent très-bien la jeunesse, et ici on peut s'en rapporter à cette multitude de pères de famille de toutes les parties de la France qui, depuis quatorze ans, leur ont confié leurs enfants. Quels sont leurs cnnemis acharnés ? Ce sont les Protestants, les Jansénistes, lesimpies, les révolutionnaires les plus grands enncmis de la Religion catholique et des Bourbons. Ce sera un grend triomphe pour ces derniers en particulier que de voir les Jésuites détruits. »

(1) S’ilfaut s’en rapporter au récit de Frayssinous, l’Evêque de Beauvais, son successeur, aurait long-temps lutté avec sa cons cience avant d'accepter la responsabilité de l'ordonnance du 16 juin. « M. l’Evêque de Beauvais, raconte l'ancien Miaistre, est effrayé du danger d'encoutir un hlème universel ; il se trouve dans de cruelles perplexités, fondées, non sur la crainte, d’of-

: fenser Dieu en contresignant l’ordunnance, mais sur la certitude

. de se déshonorer aux yeux du Clergé, de, beaucoup de gens de,

bien et des nombreux amis des Jésuites, et de se mettre dans le ces de ne pouvoir être utile ni au Roi ni à l’Eglise. En conséquence, il prend san partiavec courage, s'explique devant le Roi .en pluin conseil, refuse de contresigner et donne sa démissigp.»

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Jésuites, M.'Féutrier immrola l'énseignement té car. Pritrie seconde érdonnunce, il'déctra qné lernombre des écoles serait Himité dans chaque diocèse, que cèlht des léfèves ne’ dépasserait jamais vingt mille, qu'aucumexterne-n'y serait admis, et qu'au bout dé’ dut ans cfraque élève serait”téna à porter l'Habit sacétdbtal. D'autres précautions, aussi impoñitiqués dés la forme qu'légatés pour‘lé fofid, furent prises par la nièéme’ordonnance, UnEveque se fhisait Pete: cüteur dé l'Episcopat, ét, par unie détision dont il né comprit pas alors lx portée, en échangé dé'té liberté que ‘les lois accordatent: il prôit d'enferer” aux Chambres douze cent mille francs annuels pour subvenir:aux béèsoins de l'éducation:ainsi garrottée. : : : À la lecture de ces ardonnances, Ja, stupeut” dés Catholiques égala à peine la joie dès.Constitutionnels.. Les-uns.frémissaienty les autrestéelataient.en trans-: ports d'alkégresse: Tous sentaient; ren ‘efet; :que- hi Rétigion et la Monarchie ne se relèveraient jamais du? coup qui les frappait. Les Catholiques répétaient. avec. enthousiasme. les: paroles.:que. M. Tanneguy, Duebâtel avait. fait: entendre dans le: Globe-du 47 mai. 1828. L'écrivain; qui ne songeait pas à'eette/époque: qu'éh jour ‘il pourrait dévenir' ministre, s8 présen: tait comme défenseur, de .la liberté d'enséignement, CRRAMORE hilagusr-guot lixnis srusvnous nos seier 0590

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pi not Jittis 1e Er ’ to: tetoÿat borupute doit tenir une | are honoteble, dans la vie! dé Fèuirier. I réf ”driérer à la Proséription lès Jéshitet: tel“comte’ Pürtells Vrné à sonaïde ; til bffrit dé prendre gous sd responsabitité désmesnres éccléiianiqués qui répugnaïent à deux ovhsviences d'évéque. IT n’y'atait qu'une seule ordonnance, on. où préparn dénx, ct'o'ést par cé subtérfüge que l'on M illusion ar PENEque de Déahaigs 7 05 1000 NT NOT Ne.

MER cet le reott A6? M: Frayssinotie. ‘If patte,” il etiéhue les térte de M Fétitrior, mais il elés effäce pasaux yeux de l'histoire,

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Mmes seignome sappôsé; aranties

bi Tén * seignemet siété 1e forde: et

«Te ‘principe’ fondamental‘ des: gouvernements représente, téls-que cetui sous lequel nous som mes destinés à'vivrey c'est Kberté'de ‘la pensée et détous ses modes: de publication + la prédiéation re: lfgieuseest Kibre: ‘aucune sutorité: m'éhthatme la scivnee; la: &iseussion: politique ne reconnait d'autrex linètés:ique: Tes ‘bornes imposées par’ lé ‘besoin de protéger: les droits des citoyens et! de ‘maintenir’ la tranquittité: de Etat: Pourquoi dône: tandis qe partout NA pe 1iberté règne; l'énscrghèmenit seul

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s Süpprinér ba tibiurté erisélgnér et plates Vin structionituut entière entre lësmuins du gouverne” ment; puis voyez quels vont être les résultats de: cette belle organisation Du'eûté dés riattres’, plus de concurrénee, plis démulation ri de/désif de'perfectionnement: lebir‘sort ne dépend” que ‘de’ l'approbation de teurs -Sapérieurs: il se détidé ‘dans dés bureaux : or; br Bait à quel degré Pesprit des Bureaux est fovo: riblo aux'améidrations: Qaant aux Supérieurs enxmémes; aux: fonctionnaires chargés ‘dE diriger l'en: soigdèmenti, ‘eroit-om} quelque étlaités qu'on les sappôsé, que leur’ surveifiance présbnte: ‘autant’ ‘dé grrantieé que’ Fihtôrité Le ne RAS

“2 Tennez’au igoavernentént lé monopote ‘dé l'en: seignement; vous altribuerez à ‘unepartie dé I: s0: diéte lo droit défaire triomphèer se oprilonsipar la fonde et d'épprimer ‘les ‘opinions contraires; vous Hérarez liihstruction:àtoutes’les ehances des vicissi! tudes politiques : sa fortune; quinedévrüit dépendre querd os progrèside’ h/soeiéé, chantre HE Tes mé

etiles/mitistèmes. ‘2111 200

or AfPänehie Ténseignemeht\est mu shttiorétr ds Mtbrensire deifai via et du: te-relérer u Fbétssemient où Faoté ln servitudes » «2211 1005510 “iE. sé

C'était le principe de la libre concurrence, la consécralion. des droits. de: la famille maintenus à côté. de ceux de J'Elat. Les Catholiques et les Jésuites, n avaient réclamé que. c’la: Le Libéralisme. triom-. phants'appréta à leur donner des fers en échange de: celte faculté si éloquemment définie par M. Duchâtel, On savait les résistances du Roi; les hommes monar: chiques blämaient hautement le ministère ; les Libéraux le provoquaient à persévérer. Les plus sages ou: les plus habiles du pari désiraient que l'on s'en Unt: pour quelque temps à ce premier triomphe ; les exaltés aspiraient à tirer de leur victoire :toutes les conséquences, Il: importait, d'effrayer Charles X. et d'apprendre à la France.de quels dangers les Jésuites menaçaient. son honneuret son repos.

Le 21 juin 1828; Labbey. de Pompières s'écria à à la tribune : « Des: religieux, que les, lois. du royaume. désignent. comme.ennemis de l'Etat, n'ont-ils pas été rappelés,en. secrel? n'ont-ils pas été introduits dans tous les offices, élevés aux.plus hautes fonctions, non par leur, mérile, mais à cause de leur caractère? Déjà ils: .siégent dans tous. les conseils et les dirigent ; ils sont placés. à. la. tête de l'instruction publique: reconstruisent leurs monastères. couvrent le n:y: séminaires. et, de couvents, autorisent des. Congrégations, nous replacent sous le joug de Rome, »

: En présence des événements, celte arlace était

une pompèuse, niaiserie;. la Révolution, cependant l'aceueillit, comme une, démonstration . d'intrépide probilé. Le ministère tuait les Jésuites sous la massue de ses ordonnances, et cinq jours:après, le Libéralisme, toujours insatiable de. Proscriptions, voyait encore. les disciples de Loyola maitres du gouvernement. Les: Evéques de. France ne partagèrent pas.ces

craintes. Ils étaient blessés dans les œuvres vives de

leurs liberte mot v peine avril 1 tion p:

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leurs fonctions pastorales; ils comprenaient que la liberté d'enseignement ne serait plus pour eux qu'un. mot vide de sens, et qu'ils devaient protester, sous peine de mort. Déjà, par une ordonnance du 21 avril 1828, M. de Vatimesnil, Ministre de l'instruction publique, leur avait arraché le droit de surveiller les écoles primaires, droit qui leur était attribué par un décret du 8 avril 1824.

En face d'hommes qui n'étaient forts que pour faire le mal et qui n'avaient d'énergie que pour s’abaisser devant l'idée révolutionnaire, il fallait tenir tête à l'orage ou se laisser emporter par lui. On reprochait au Clergé son influence dans l'administration et son attitude guerroyanté; on l’accusait de ne pas vouloir pactiser avec l'esprit du siècle et de tendre par tous

‘les moyens à salisfaire ses vues ambitieuses. Les uns se plaignaient de son intolérance, les autres de ses prétentions rétrogrades. Une fraction d'a parti royaliste s’unissait au Constitutionnel pour répandre ces allégations. L'on imputait aux exigences du Clergé des mesures que la politique seule avait conseillées: on le disait turbulent et hautain; on le dépouillait tout en proclamant son insatiable avidité. On le blàmait d'être courtisan, et, pour le perdre. les Libéraux se contraignaient à grimacer des tendresses monarchiques. Les Évêques eurent la conscience de la tâche qui leur restait à remplir : ils adressèrent à leurs collègues la circulaire suivante : -

« Les Archevêques et Evèques qui se trouvent actuellement à Paris ont employé tous les moyens en leur pouvoir pour prévenir le malheur dés ordonnances du 16 juin 1828. Depuis qu'elles ont été rendues, ils se sont plusieurs fois réunis afin de se concerter sur la résolution qu'ils auraient à prendre

. relativement au concours qui leur sera sans doute

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démexdé; Ts pensent qne ce qu'fy a de‘plès impore ténépoanr la Rédigion, dinstrescireonstances ieres;, cést: que ln condbite:de:l'Episropat soit umifürme et conténue-dans:fès ‘Justés/mesuresdé la fürce‘et délit déuceur. Leur’ doulétr-est profondes ik nedoutent pas que le sentiment ne:soit unanime dans 1ë Clérgé dont ils n'itésiteraient pas à: se faire’ tes interprètes s'il ne s'agissait que: d'exprimer ‘des doléanees'; mais Hs: désirent savoir: quel est : l'avis: des: Evéqnes ‘de Fhônce ; et''quelle isera ‘leur: détegmination posilive sur Péspèce d'üdtiésion qu'ifs 'sembléraient' donner aux‘ dispositions des ordonnances, s'ils comsentaient concourir à léurexéeution de quelque manièreque ces0it: Doit-on garder un'silenceabsolù sur ce point, - demeurer dans une inaction'complète, ‘se refuser‘ à toute espèce dé coopération; nérépondreà toutes les demandes ‘que “par ‘un’ accusé dé réception, diition: s'exposer à subir toutes les conséquences d’une sem: bhabfe inertie ? Les Evêques ‘qui se {rouvent'à Paris pensent unanimement que tehe:est la condüite àitec nir, Si celte mesure’ était généralement ‘adoptée; iP en‘serait donné connaissance au Souverain-Pontife: au'nom des Evôdques ; en luf exposant contradittoirement'les motifsde Ieurrésolution'et en le suppliant! dé-vouloir bien. après en avoir pesé les avantages: et: les inconvénients, y confirmer desiBtèques par son! suffrage: ou lesdiriger par ses: conseils et:son autorité: dans une cause qui intéresse: dents DRE" et:la disviphine de l'Eglise:

». Le:moyen de recueillir les avis qui'a semblé le: plus sûr -eten même temps le plus facile, ‘est celui de: prier messeigneurs des Métropokitainsde vouloir bien: demander’ nominätivement-'à; leurs comprovinciaux e:qu'ilsi pensenE de: cette mesure, et'onsuite: de:faire

parvenir à-un centre communles résultats partiels: .

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dé ces avis! Après:le dépouillement général, là même voie scra”employée-pour fuire connüttre-aux' Evêques . lé résultat ‘dEitif qui frerait'lt marctie &suivre. Fu'attendant ce-résultai définitif, qu'en‘espère:obteuir’avant l’éxpiration du délai fixé: par les ordonnan: cesiau"1 oelobte en: comprendra combien il ‘est désirable-et inémelnécesswire:dé s'eu’ténir à de sim: plés aceusés: dé réception‘ dé tuutes les lettres :qui serrient adressées relativement aux eordonnanses: » “Bepais 4 Constitution civile du Clergé:et le Concile national que l’'Empereur:avait-essayé d'ussomblen à Püris pour forger des armes contre: te Saint'Siége, jamais l'Episcopat:français:ne s'étuit-va: dans une pe: stlion- aussi critique. Ea cause:-des Jésuilbs:s0 com phquait dt:lx question d'enseignement: Leiministère, avec une perfile astuve, avait combinéises deux ordonnances de telle sorte qu'il réduisait les Rvèques awsilenee ou qu'it les rendait impopulaires aux yeuz

du'Efbéralisme: en iles furçant: d'accepter le défense

commune de l'Enstitut-de saint Iénsesiet dela liberté: Eës Evèques s'avouaient bien: le: piége qu'on:lvur tendait> les Jésuites, auxiliaires du Clergé, n'élant pas plus: coupables qu'eux; les Préluts:ne reculèvent point. En dehars :d'ur ‘devoir: de: conscience; : ils avaient à salisfaire l'opimion publique; qui. dans lo Royaume trèsichrétien, sait: toujours devancn:les événements. Les deux .extrèmres étaient en-présence; il fallait enrayer:le mouvement catholique eu être: dé: bordé par lui. Les: Libéraux 'accesaient l'ambition du: Clergés ils-reprochaient à l Episcopat de’'se jeter en furieux sur:une question de police administrative qui ne le regardait'pas; et, parun contre:coup'inévituble dans :ves-sertes de canflits; les Evéques:étaieat ais au: ban: des Catholiques exaltés. On hércelait-leur: prudence, et l'abbé -de La’ Mennaisi:alors à Fürin,

. Lambruschini.fit sentir à Charles X que le ministère

écrivait au Père Manera : « Je viens. de recevoir des

” lettres. de France qui ne contiennent rien de conso-

lant. Il paraît que la plupart des Evèques qui sont à Paris montrent une grande faiblesse. Je ne m’attendais pas à beaucoup mieux, mais cela ne laisse pas d'attrister. C'est M. Frayssinous qui a décidé le Roi à signer les deux ordonnances. Priez pour notre pauvre Eglise, si prochainement menacée d'un schisme. Heureusement qu'on peu‘ compter, je crois, sur une grande majorité du Clergé. »

Le Nonce Lambruschini n 'assistait point aux réunions épiscopales, mais Charles X avait confiance en sa modération : il désirait le consulter et le prendre pour médiateur entre les exigences gouvernementales et les douleurs de l'Episcopat. Lambruschini fut secrèlement demandé au château de Saint-Cloud. Le Roi Jui affirma que ses Ministres arrangeraient les choses de manière à ne pas blesser l'Eglise, il le chargea de faire connaître au Pape ses vœux, En même temps il. ne déguisa point au Nonce apostolique les craintes qu’il éprouvait de voir les Evêques se compromettre dans une circonstance aussi délicate. La situation de Lambruschini avait quelque chose d’inex-

tricable. T1 partageait l'opinion de l'Episcopat sur les. * ordonnances, il savait que Léon XII et le cardinal

Bernelti, son secrétaire d'Etat, leur étaient franchement hostiles; néanmoinsil lui répugnait d’abandonner ce bon Prince aux. angoisses de sa conscience, Par un curieux intervertissement de rôles, le Roi de France demandait à'un envoyé du Saint-Siége de calmer l'irritation du Clergé gallican. Avec cette finesse de diplomatie ilalienne qui a l'art d'enyelopper sous de douces paroles les vérités les plusamères,

voyait un n schisme sortir de cette inertie pastorale, II

Martig démon et le CI u’étaier import:

possibil bruschi dévoir ( fournir d'accus.

Lambru tres le d reuseme l'espoir royale Ainsi de Char xiété d même d intérêts ments ét froissés ties, n’a:

lité les s'était de lait de français tion avec nerre, l'A et de Na avec lep Jésuites.

administ timents jugeait à

Martignac et Portalis le conduisait à l’abime. I lui démontra l'injustice des attaques contre les Jésuites et le Clergé ; il lui prouva que les concessions faites

n'étaient que le prélude de concessions encore plus importantes ; mais, quand le Roi l'interrogea sur la possibilité de retirer alors ces ordonnances, Lambruschini, qui en déplorait les suites, ne crut pas dèévoir donner à Charles X un pareil avis. C'eût été fournir à la faction libérale un nouveau prétexte d'accuser de mauvaise foi la religion du Souverain. Lambruschini lui conseilla de montrer à ses Ministres le désir qu'il avait de ne pas faire exécuter rigoureusement la teneur des ordonnances, et aux Evêques l'espoir qu'il nourrissait de les voir se confier à sa royale parole.

Ainsi deux actions distinctes surgissaient autour de Charles X. D'un côté, le Nonce, touché de l'anxiété du Roi très-chrétien, et, mettant au-dessus même des intérêts d'amour-propre ou de parti les intérêts éternels de l'Eglise, pensait que tés atermoiements étaient nécessaires ; de l’autre, ‘les Evêques, froissés dans leur indépendance et dans leurs garanties. n'aspiraient qu'à briser cs fers dont l'incrédulité les chargeait. Le caractère des deux nations s'était dessiné. Lambruschini, au nom de Rome, parlait de ménagements indispensables ; les Prélats . français se roidissaient à l'idée seule d’une tronsaction avec leur droit. Le Cardinal de Clermont-Tonnerre, l’Archevèque de Pari is, les Evêques de Chartres ut de Nancy furent ceux qui, tout d'abord, soutinrent avec le plus de vigueur la cause de l'Episcopat et des Jésuites. Gaston de Pins, archevèqué d'Amasie et administrateur du diocèse de Lyon, énonça ses sentiments dans une lettre admirablement motivée. Il jugeait avec une sévérité tout épiscopale l'ordon-

pance sable à celle quelesomte Portalis avait.signée, il disait:

.s: La demande. dela, déclaration. d'après l'osdonpance..ls peine prononcée contre le refus d'y obtenspérer, dannenblieuà an développement d'action dans le,ponvoir-civil;qui présente trois invasions dintincies sur, les droits imprescriptibles:de l'Rglise de : Jésus. Christ : 1° celle d'enlever aux.Evâques buit.étublisse+ ments ecclésiastiques. qu'ils dirigeuient en wertu, de leurtitre pour les.soumettre æu-régime de l'Univer: sité: 2*celle de déclarer:inhabiles à l'enseignement des polits-Séminaires. des, maitres. investis de.la mission épiscopule,. mission divine, de. laquelle. seule ils relèvent d'après les.saints. Canons.; 3° celle de flébrir les vœux de religion, lorsqu'elle frappe d'interdiction des instituteurs-prêtres, sur. leur'.refus: de ‘déclarer par écxit qu'ils ne. tiennentrà aucune Congrégation::religiense.

* 1Qr,ces, trois davesions par'le »pouvoir cixil.somt dei tous :points::intolérables: et lorsqu'il dépouille l'Episcopat de l'enseignement de 888 établissements ecclésiastiques, quidui.apporliennent par le fait de sa mission postolique; etilersque.sdans lapersonne des professeurs.qu'il:exolut: de. l'ensaigpement: des..petits

Séminaires: ik flétrét des diens:saenés par-lesquels un.

Chrétien:se consenre. à, ou par.des.vœux de:Religion. .selon.de règle des Enstituts approuvés par l'Eglise waiversellesret.lorsquiil force. .es. barrières du domaine de la:constience,, par. une-inwesiigation sacrilége., pour.y-arracher les Jéalasalions dont:on ne doit «qu: Dieu seu) ;.

* Nous érousans.une doctaino. également. fausse, dangereuse, attentateire, au: droit. divin, subversive des.droits, sacrés de l'Episcopat.st des saintes lois.de l'Eglise: .remouxelant purises conséquences.les erreurs

callègue termes :

»: Le :

fidentiel| eux.à. ler une;par£ de respe donnanc:

trêmeme rât pas

des sectaires.des derniers temps;; que le. Saint-Esprit. M sh a ee: mullilude de: Con- C 68. |

nr. Aceepter, au, prix de. la: déclaration .exigée:par. cettéæordonnance..les,chaires ou.la direction de.l'enselguement. religieux dans les petits Séminaires, ce serait reconnaitre, en.quelque.sorte, dans le pouvoir. civil, comme juste.et légitime l'exercice d'un droit évidemment sacrilége, et comme vraie eLselan Dieu, la. doctrine qui. frappe d'une peine. légale l'uffiliation à toute Congrégalion qui exigerait des vœux.de.Re-

in.»

Cependant la réponse de tous:les, évêques. arriva peu à.peu à.Paris ;"elle.était.unanine, à quelques exceptions..près.:Les.Prélats. de.. Bordeaux, d'Alby, d'Arras...de @royes,.de .Poiliers, de Tarbes, de Vannes et..de.Dijon.inelinaient.seuls-plus.ou:moias, pour. se.conformer.aux ordonnances. Le 2 soût, une secondelettre fut adressée à chaque Evêque parleurs callègues.assemblés à, Paris ;.elle. était conçue.en. ces. termes :

»: Le résultat des réponses à la:note. envoyée £an- . fidentiellement.à. NN. SS. Les. Métropolitains..et-par eux.à leurs.comprovinciaux, a. donné m'emièrement une, parfaite. unanimité pour qu'il fût-adsessé 11 Roi de respectueuses .observations.au, sujet.des-deux.or-: donnances.;, secondement.æne irès-grande, mais.:ex: trèmement grande majorité, pour:qued'onne coopérât pas d’une manière active. Dix ou douze.Exèques seulement. ont. différé d'opinion sur.la: conduite à tenir:dans. de cas où. des. rt seraient poussées. à: l'extrémité. et de,ce..petit.nombre. encore. plusieuns. annancent.qu'ils suixranfil'avis de la majorité.

+. En:conséquence,les Candinaux.. Archevèques.et Evêques;qui se trouvent actuellement.à Paris.soront.

tous autorisés par l'Episcopat tout entier à présenter un mémoire au Roi. Ce mémoire, rédigé par l'un d'entre eux, revu par une commission, a été unanimement approuvé dans tous ses points et adopté dans une réunion générale. Le mémoire signé par S. E. monseigneur le cardinal dé Clermont-Tonnerre, doyen des Evêques, au nom de l'Effiscopat français, a été présenté à Sa Majesté le 1°° août. Il'a été ensuite imprinié pour plus prompte expédition. Deux exemplaires en seront incessamment adressés à chacun des Evêques, qui sont priés de renvoyer un de ces exemplaires, munis de leurs signatures, en signe de leur adhésion, le plus tôt possible, au centre commun. = » Messeigneursles Métropolitains sont priés de faire connaître promptement cette disposition à leurscomprovinciaux. Le Souverain Pontife esinstruit de la conduite des Evéqres jusqu'à ce jour; des conseils lui ont été demandés pour l'avenir: On pense que le mémoire ne doit pas être rendu public, du moins pour le moment; ce serait en compromettre le succès. »

Le mémoire dont il s'agit avait été présenté au Roi le 1°" août. Plein de force et de dignité dans son ensemble, il offre néanmoins quelques hésitations de détail, de ces termes malheureux qui compromettent les meilleures couses en leur donnant un cachet de timidité. Mais ces taches disparaissent complétement lorsque l’Episcopat fait entendre au Roi ces magnifiques paroles :

a Sire, à l'appui des motifs que les Evêques ont l'honneur d'exposer à Votre Majesté pour justifier une conduite qu’on ne manquera pas peut-être de lui présenter comme une révolte contre son autorité, ils pourraient invoquer cette liberté civile et cette tolérance religieuse consacrées par les Institutions. que

nous devons à votre auguste frère, et que Votre Majesté a juré aussi de maintenir; mais ils ne veulent point entrer dans une question de droit public dont

‘les maximes ot les conséquences ne sont pas encore bien fixées, sur laquelle. les plus habiles eux-mêmes sont divisés d'opinion, et qui les jetterait dans une discussion susceptible de s'étendre et de se resserrer, selon les temps et les systèmes toujours mobiles, toujours variables.

» Ils ont examiné dans le secret du sanctuaire, en présence du souverain juge, avec la prudence et la simplicité qui leur ont été recommandées par leur divin maître, ce qu'ils devaient à César comme ce qu'ils devaient à Dieu ; leur conscience leur a répondu qu'il valait mieux obéir à Dieu qu'aux hommes lorsque cette obéiäsance qu'ils doivent premièrement à Dieu ne saurait s'allier avec celle que les hommes leur demandent. Ils ne résistent point, ils ne profè-

rent pas tumultueusement des paroles hardies, ils

n'expriment pas d'impérieuses volontés; ils se contentent de dire avec respect, comme les Apôtres, nonpossumus, nous ne pouvons pas, et ils conjurent Votre Majesté de lever une impossibilité toujours si douloureuse pour le cœur d’un sujet fidèle vis-à-vis d'un Roi si tendrement aimé.

Les Evêques concluaient en déclarant qu'ils reste: raient spectateurs passifs de l'exécution des ordonnances. Au point de vue religieux, ce fut, sans contredit, un devoir; au point de vue politique, cette inaction était une ‘faute. Le ministère en profila. Le Nonce apostolique avait été tenu à l'écart des conférences; il redoutait la publication de ce mémoire. Le cardinal de Latil lui affirma qu'il resterait secret entre le Saint-Siége, la Royauté et les Evêques. Lambruschini comptait à bon droit sur la parole de

Hist. de la Comp. de Jésus. —T. VE. 12

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