‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme] (volume 5)Chapitre 42 sur 86 · HISTOJAS · texte numérisé non relu

HISTOJAS

Cardinal Fransoni, demandait ra ane de ei de la direction du Collége.Ur k# dé;commel'est.aussi notte Güngréga:..

er % pv salt deSaurerain Pontifedans, son tr a 1856, que l'éducation de cesjeu- .

nes.Cleres destinés.à semer la lumièreide. douar 10 dans les contrées. les plus lointaines.et, À répandre. dans la, culture deila vigne. du Seigneur leurs. sueurSaposloliques,,ne. pen Pire-onn éponge nl.

avantage de l'Eglise,qu'aux membres dela Compagnie... de Jésus. Pan son Institut spéojal,.elle:eat consanrék, . à la direction de la, jeunesse dans-la crainte de Dieu, dans les sciences.et.les lettres dont cette. crainte est. le principe:,ensmême temps, cette Société religieuse :: est.sans cesse appliquée avec zèle.à procurer la.plus. grande. gloire du.Seigneur dans. toutes ses onéra-. tions. La. longue.et. heureuse expérience. .que,; dès,

l'origine: de. cette, Gompagnie. jusqu nos. jours.

l'Eglise, a. faila. de l'incontestable aplitnde des.Pènes. del'Institut. pour. diriger les.éaoles, UE Jeunes... gens .séculiers. soit; des. Clercs.en tant de diverses. : parties du monde; enfin, les témoignages honorables et uaanimes, que. de. toutes.parts..les, ennemis mêmes du Saint-Siége, et. de l'Eglise, contraints, par l'évidenge des. faits, sa. voient forcés.de, nie Lie la. Compagpie.de. Jésus pour la benne:éducalion donnée à la jeunesse, .tous,ces matifs nous portent à acoueil lir avec.empressement Ja demande que Votre Emi: . nence nousadresse au, nom. de . la Congrégation de, la. Propagande. .

Les. périlà dont l'incrédulité menaçait l'Eglise. réu- .

(1) Le Collége Ufbuit, ainsi nommé ex souvenir- du’ Pape:- Urbain VIH son fondateor; s'ppelle aussi Obllége delà Ptôpas : gandej;perce quon yiforme etnnyähstruit lsiBeôtresquiiduisomts::: aller (portes: :l'Evangile: aux-nations les pinséloignées.:!.

ni sal la le.Gt genle avait :

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DE LA COMPAOINB'BE JÉSUS. sa

nissaiont, dans le même vœw:le Souverain Pontife et: la-Rropegande. Grégoire: XVI: rendait aux Jésuites le.Ettiége-Htyniemeticslui: de: Lorette. Un autre dan genleundonneëtous l'initistive-du courogétiLecholért: avait porlb'ses ravegde sun plesionrs empires Rome: jusqulalors-s'étuit vue! épartinée ; tout:à:coupies:fléau: vagabond tombe'à ses-portes: On: a dit,--ettes-journaux:antioathotiques de'Frahcsiet les feuilles protestantes. d'Allemagne se sont faitsiescomplaisants échos: de ces imputations.:— on dit qu'à l'approche: duc choléra, la Cour romaine; lés princes; les: matronds de:lasville, les médecine: et lé:clergé avaientiété saidis: d'un-de ces: sentiments qui rendent’ lâches en: facé ” d'un-devoir sacré; Le: Pope; ajoutait-on,caserné dans: sont palais; entouré de'gardes, :est:rubté: inaccessibles il as craint’lé contactdb:son peuple, et lé: servitbur dessserviteurs de Dieu; qui: doit abaisser La: time dur: vanb les:souffrances chrétiennes; et le: bont pastedr ‘ qui doaneisaivie pouroses brebis; oublia ces: glorieux titrés pour tréblerià #aspect-durdunger: L'effrob dé Pontife/réagit sue:son:gouvernement:; leg’ médecine: . n'osèrent: plus-seeourir les cholérignes x les Prètres,.

les-Jésuitessuntoutiréoulènentlorsque lesmoribonde les. appeluient à leurs lits neural anges:

des-dennières-cons0lationss

Tels furent.les:recits-que.la-haine. ft cinculer : où:

calomais.jusquou-dévouement.des femmes que lex: cès. dela terreur vend intrépides:) on ‘exageraila durelé.de.cœun desiriches..afin.d'iasinuer:aux pauvres que l'Eglise catholique est une marâtre sans-entrailles.-Rour.fragyer. l'imagination . des. muititudes, on compara les désolations-du.siége.de Jérusslem-avec les.apathiques désespoirs de. Rome, et. Rome. l'emporlaen misères:de. toute, nature.. Cette. acousation. systématique: d'inhumanité, ces cordonsisanitaires.de.

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honte, jetés entre les larmes d'un: vieux Souverain et les douleurs de ses sujets , eurent quelque chose de. si profondément cruel, qué le Diario di Roma, Moniteur Pontifical; qui a vu passer tant d'outrages sur .

la triple tiare, ne se croit plus obligé à garder le si-

lence: dont la sagesse du Pape lui fait une loi. Ilse .

plaint sans amertune ; sur les lieux mêmes, i! raconte

ce qui sé passa en réalité. Le mot d'ordre était donné :

sur touté la ligne anticatholique; aucun journal ne songea à démentir ou à prouver son assertion.

Les faits étaient cependant bien simples. À peine le fléau indien eut-il envahi l'Europe , que Grégoire XVI ordonne aux docteurs Cappello et Lupi , deux des médecins les plus distingués de Rome, de partir pour Paris et d'observer la marche . les progrès de l'épidémie et les moyens curatifs à ‘employer. Des précautions pleines de prudence sont adoptées par le Cardinal :Gambérini, ministre de l'intérieur. Le Cardinal Sala, président de la commission de santé publique, ouvre de nouveaux hospices. Par ordre de

Grégoire XVI , on crée des ambulanées dans chaque

quartier, on indique des maisons de secours où les médecins seront en permanence. Ils devaient'avoir soin des corps ; le Pape veut se reposer sur les Jésuites seuls du soin des âmes. Les Jésuites s'établissent infirmiers et aumôniers de ces hôpitaux. Le servite Morelli, par ses exhortations, forme une compagnie de dames de la Charité qui, tout en vivant dans le monde, se dévoueront aux œuvres de la bienfaisance chrétienne.

A l'aspect de tant de préparatifs, quelques citoyens se sentent dominés par la frayeur; d’autres calculent peut-être que le choléra doit étre l'auxiliaire de leurs vengeances particulières ou de leurs rêves politiques.

Une proclamation de Ciachi, gouverneur de la Ville, :

c'était trans foule’ chaire la voi:

Vicair descei prépa nelle,

intimide les méchants et rassure les bons. Les bons étaient à Rome ‘en immense majorité. Comme les autres peuples sur lesquels le joug sacerdotal ne pèse plus'et qui se croient appélés à faire avancer la civilisation, les Romains ne conçurent pas la penséeque le gouvernement avait intérêt à les empoisonner: ls ne se précipitèrent pas sur les médecins pour les décbiter dans de fanatiques désespoirs; ils n'accusèrent point les passants d'être les moteurs du fléau ; ils ne virent point des magistrats municipaux saisir ce lugubre moment pour dénoncer un parti aux colères de la foule. Le choléra assiégeait la cité pontificale ; ses habitants ne s'entretuèrent pas en s'accusant de crimes impossibles. Ils furent plus éclairés ou mieux ” dirigés que d'autres nations, qui plus tard les calomnièrent.

Ce mal inconnu était tombé sur Londres, sur Paris et sur Madrid, les trois capitales de la génération constitutionnelle, ét il avait vu la multitude se livrer à de tels excès d'effroi et de fureur que, pour.en retrouver la trace, il faut remonter par le souvenir jusqu'aux siècles d'ignorance et de barbarie. Ici, l'on massacrait sans pitié les hommes généreux qui se jetaient entre le choléra et le peuple ; là, on préludait par l'émeute aux funérailles que l'épidémie allait confondre dans la même stupeur, C'était à Londres,

c'était à Paris et à Madrid qu'éclataient de semblables transports; à Rome, rien de pareil n’est signalé. La foule s'agglomère dans les églises, elle entoure les chaires, elle assiége les confessionnaux. elle prie de la voix, el'e prie du cœur. Le Cardinal Odescalchi. Vicaire du Pape, a voulu conjurer le fléau en faisant descendre le calme dans les àmes. Te peuple s’est préparé à la mort, et, dans une procession solennelle, il se met sous l'invocation. de la Viergè, Afin

LS : Ti HISTOIRE: » ::

toujounsrplûs. efascs:: qu'une :émeutesà: Baris.: Lir:. mage de sainte: Marie Majeune:esti tnansférée, de: la. bäsilique à: l'églisesdhs Jésnites,Cettetranslation.ans:. nonçagt: la: péril: donts ast:menacés; la: œpitale: din mondé chnéliençsar.été-ondonnée: par Grégoire XVI...

pour désigner les:onfants da saint :Ignapecomme.les. .

représentante de 1s-charité pontificale:; Le Pape, .en:: touré:des:\Gandinoux;.duiSénatenn'etdas Magistrats. voulutose:jnindre au :cortége;;et,;sousuneichaleur: étouffante; il suivit à: piedrla: procession;.s'oyançant,. à trarersiles:flotspressés-diune faule/résignée..…: Ceifutum:moment:;salennel:que, celai.où,;san: la: . plaseidu: Gésuyle, Général: de: la; Compagnie: reçut. enmprésener ide. la: Gounapostalique;.la: précieux:dér:: pôt en qui les Romains ont foi. De tous les points.de:.. la Villes:on:ameounait: à Léglise des.Jésuites:; Le:penplecslétait nelevéide: ses:torreurs ;:onrluiavait appris:

à onnisegem le: danger sans: pâlir: il. l'attendit :aveo.… .

forraeté.:Lô:malise:déelarai, et, aussitôt des hommes : deillartiprévirent que::ses; ravages; sersiont affreux,

Leñfiaoût 1857;.il éclatait: dans-taus-les: quartiers, il-fnappait: indistiostement:sur toutes:les classes, Les. prinsosses Ghristins:Massimoa:et.Ghigi,on furent.les. premièness victènes : La, mort: planait.sur. la. cité,. saintèuLé 2 septembre; à l'heuremême où:le cho:

léracsévisseit:avee: le: plus, d'intensité, le. Popeivisite:. chaquemue:deRome:;afin, de; hénir.,.de consoler:et, d'encourager:oeite;population:qui tend. les-bras vers, lui ‘Liattitude de: Grégaire XVI était. triste,, mais. calmes: avaitsourert leitréson:ohéréide l'Eglisasiil.

demandait quiin y puisälà pleines mains,.can le Père commun; ne: voulait pas laisser; mouxir .ses-enfants:. sans:secours:; Quelquesmembres du.Glergé séeulier,,

ainsiqu'an-certain:nembre:de;:médecins;;avaient ba.

devessurdr. les espiteyuner prosessions à Romersora.

aité.

des: ( de: ci Ram minio Camil taient les.ch tète, Gréga tut..]| secou!

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soilici mais ; gents, à chaq les dei tenir douleu reçu clamer vain se cin; la Confor plus fo gion, © l intrép

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(1j On dartiprès

aucga:r plopertà À

vérancs

sité dans le commencement. L'exemple. du. Pape,

des: Cardinaux, dès, Mars el. “a Moines, triompha . de: cette: pusillnimité ientôt il n'y eut plus gas Rome qu'une rivalité d dé zèle.et désacrifices. Les Dominicains, les Franciscains, les Keligieux de Saint- Camille-de-Lellis les: Chanoines. réguliers, affrontaient la mort, comme un soldat brave Le danger sur les. champs de bataille. Au milieu d'eux ou à leur tête, les-Jésuites netrompèrent pas la. conflance que. Grégoire XVI et les Romains témoignaient à l'Insti-

tut. IL fallait une. vigilance de, toutes les. minutes, des, secours, abondants,. une activité sans exemple pour coordonner tous les devoirs. O5. entend les Pères solliciter, la bienfaisance du riche qui ne refuse j jamais 3. on les. voit pénétrer dans les quartiers indigents, porter les malades sur leurs épaules, ‘distribuer

à chaque famille des soins de toute espèce, adoucir

les. derniers moments de ceux qui expirent, et soutenir par leur courage l'énergie s'affaissant sous Îa.

douleur. Un.écrivain royaliste, exilé de France, avait reçu à Rome une hospitalité que tous:les partis réclament.et qui,ne leur est jamais déniée. Cet é écrivain se nommait Bérard. Le besoin l'avait fait imedé : cids la reconnaissance doubla l'activité. de son zèle. Confondu parmi. les Jésuites, toujours avec. eux ai plus fort.du péril, il échappe à, COMMEEUX à Ix contagion, comme eux il devint une preuvélvivanté, que M Au est encore le meilleur des présérvatifs Nat ‘mille trois cent. soixante-douze citoyens ft

(1) gi rémarqüa que, sur pths “a trbis dents Jéduites-qui, peñe dartiprés ide detixmois, svignéréntiétastétérent lès choléritiuéss : audtatiie soivit: frappé: par: Île fléeu: fl: enfin dérmênte paurle: | Ce s6 dévonérentarte se: pluside porté»

vérance* :

neuf périrent. Le 11 octobre le ciuiéra avait disparu. Au milieu des transports de jcie «ui éclatèrent à cette nouvelle, 18 Pape n'oubl: point qu'il était le père des veuves et le nourr'cier naturel des orphelins. L'Archevégre de Paris, Hyacinthe de Quélen, dont le palais fut saccagé et la vie mise à prix par la Révolution, avait adopté tous les enfants que la mort laissait sans famille. Dans un magnifique élan de charité, ét debout sur les ruines de son Archevéché, il apprenait aux nlus incrédules à bénir cette Religion, la source de toutes les grandes œuvres et de tous les pardons. Grégoire XVI, cinq ans auparavant, admira la sallicitude pastorale du Prélat proscrit; du haut de son trône, il la consacre en limitant. Le cardinal Odescalchi, interprète de ses volontés, excite la commiséralion publique en faveur des orphelins. Sa voix est entendue, et leur sort assuré, Pour veiller plus attentivement à la répartition des secours et à l’éducalion des enfants, une commission supérieure fut nommée. Le prince Orsini, Sénateur de Rorne, la présida ; elle eut pour trésoriers les princes Charles Doria et Gabrielli, pour secrétaire Camille di Pietro, auditeur dé Roteé. Par uné dérogation aux règles de la Compagnie de Jésus, mais par un sentiment de reconnaissance qu'il était bon d’éterniser, on força le Père Roothaan à prendre place dans ce comité sous le titre de conseiller député ecclésiastique. Six sections particulières se rattachèrent à la commission. Elles eurent pour chefs monseignéur Morichini et la nriscesse Orsini, le marquis Patrizi et la comtesse Marioni , le prince Dominique Doria et la comtesse Loëzano-Argoli, monseigneur Marini et la princesse Borghèsé, le marquis Serlupi et la comtesse de Mars: ciano, le chevalier Reni-Picci et la comtesse Orfei.”

rent ätteints par le fléau ; cinq mille quatre cent dix- ‘

La pri orphel Père !

vingt:

Sociéti Au:

cueillir la popu décret Pères | reur d’ de leur nonobs dée ; el reur et le mêm dignité:

Char une de vent fa traite.

son mé intérieu Ignace.

de Pie condam copat. F «vint l'u cuper dé XVI l'i Rome:

nér'euset

| de os Dre, days CRE. de

Ja princesse Borghèse s’était déclarée la tutrice des orphelines ; elle les faisait élever dans son palais. Le

Père Roothaan décida qu'à Saint-Étienne-lé- Rond:

vingt: orphelins seraient :entretenus aux frais de la Société de Jésus. | Au mois de janvier 1850, un prètre de Vérone, dom Pierre Albertini, avait conçu le projet de faire rappeler les Jésuites dans la Lombardie vénitienne. L'Evêque du diocèse et les magistrats de la ville accueillirent cetle idée avec un empressement suquel la population entière s’identifia. Le.19 mars 1986 un décret impérial sanctionnait ce vœu ; il accordait aux Pères l'entrée de tous les royaumes ssumis à l'empereur d'Autriche ; il leur permettait le libre exercice de leur Institut et de leur méthode.-d'enseignement, nonobstant les lois en vigueur. Une Maison fut fondés ; elle reçut presque aussitôt la visite de l'Empereur et d'Anne -Marie de Sardaigne, son épouse, Dans le même temps le cardinal Odescalchi renonçait aux dignités de l'Eglise pour cominencer son noviciat.

Charles, prince Odescalchi, né le5 mars 1786, était ,

une de ces natures d'élite que le monde, doutils doivent faire l'ornement , effraie et pousse vers Ja retraite. Destiné aux grandeurs par sa naissance et par son mérite, il avait senti dés sa jeunesse qu’une voix intérieure lui disait d’embrasser la règle de saint Ignace. Des considérations de faraille et l'ordre même

de Pic VIT comprimèrent ce désir, Odescalchi fut.

condamné aux honneurs de la pourpre st de l'Episcopat. Par sa pieuse aménité, par ses talents, il de- .vint l'une des gloires du Sacré-Collége, et, afin d'occuper des vertus qui aspiraient à la solitude, Grégoire

XVI l'investit des fonctions de Vicaire-Général de Rome. La carrière du prince de l'Eglise avait été gé-,

néreusement fournie; Odescalchi pensa qu'enfia il

luigestait.une.autre. à, parcourir. «LeiSouverain.Ron-: : tifa'et les: Cardinäux:.luttaient contre:cette.vacation:.. irrévocable ; au.nam de k Catholicités ilsluidemenes:t

* daient:le: sacrifice. de. ses. penchants. Les:,obslacles.:.

venaient de tous les côlés, le Cardinal triompha enfin. : de l'anitié que luitémoignaGrégoire XVA, ei, après avoinrecu ses. derniers embrassementss il partit: de. Rome. secrètement, comme un. coupahlcrou:comme. . un homme trop heureux..Le.Consistoire accepta la: démission. de toutes ses.charges.. que. le, Cardinal. offrait:avec tant.de tonheur,.et le prince del ‘Eglise .: fut admis, au.nombre. des novices. de.la Société.

Ce. futile 8 décembre 1558. que le le cardinal Odescal::. chi,se dépouilla entre: les.mains.du Père. Antoine. Bresciani,. Recteur de. Modène.: de. la. pourpra qu'il: : avait. honorée, Ge fut. ce. jour-là encore qu'il.revétit. pour. la-première fois lhabit. de. l'Institut. Servirss: vour li c'était;régner.Les fatignes du Noviciat furent...

la plus .suave de ses. voluptés.. La. cellule. qu'il. dut .

occuper: parut plus. belle à.ses yeux que. les: palais, où,::. il avait nassé son.enfance et.son.àge mûr. Détaché.de la terre, cet-homme se replia en: lui-même. pour. vivre.

tout à fait de la vie de Jésuite. Les.uns |’ amiraient,, i,

les autres le plaignäient ; Jui. se contenta de béoir..

Dieu. Voici.en quels termes, le 8 décembre 1858, il, annonçait au Général de la Compagnie son premier, . jour de félicité,:.

« Mon très-révérend Père, ayant. pris. ce matinde

saint habit de là Compagnie, après.avoir. célébré da.

sainte Messe et après.avoir, selon. les. instructions du.…. Père Recteur, donné-la communion. aux, Novices,,:, mes frères bien-aimés, je.consacre mestout premiers. mometts à écrire à Votre Paternité, bien: que.cetté

letire ne doive partir. que demain. Je vous écris sans.

délaï} mon très-révérend Père; pour vous remercier:

del:

daig Top Sain ma ( dJiqu Vier de L:

mett ser i dans

- Je m

âme ment appel la di:

d'hui le mt vertii laque bres eux n d'ent seule préve mouy reste tier « jugen bient.

ront'

» d voyfé:

de,la. 'eltre.. précieuse par-dessus tout,.quevousasez.. daigné m'adresser et..que; je conserverai fidèlement. cour. l1 consolation. de.mon âme: avec le bref. du. Saint-Père, qui, je dois l'avougr, a mis le combleà. ma tranquillilé.. | |

» Les circonstances touchiantes que je viens d'indiquer ct celle encore de la belle Fête de là tfés-sainte Viergai;à qui-je:meisais redevable de‘maæ vocation et de la liherté.que j'ai obtenue d'y obéir, ne me permettaient pas de différer un seul instant de m'adresser à celui qui sur la terre.devient mon supérieur dans la nouvelle carrière que j'éntreprends de suivre,

. Je me sens très-heureux, et la joie qui remplit mon

âme ne peut se décrire. Le monde, dont les jugements portent si souvent à faux, exalle ce qu'il . appelle’ mon sacrifice héroïque ; quent.à moi, je bénis, . la divine..miséricorde qui m'a accordé jusqu'aujourd'huï. le. Lemps, et.qui aujourd'hui même me procure . le moyen de.me. sanctifier et.avant tout de me converbe. |

» Je. vous remercie de la bonté’ singulière avec laquellé vous daignez me parler des différents.mem- : bres de ma famille..et me dire l'effet qu'à produit sur eux ma résolution. Jè suis certain que, si quelqu'un . d'entre eux l'a momentanément désapprouvée. c'est” seulement parce qu’elle l'affligeait. Examinée. sans! prévention, elle se justifiera d'elle-même. Le premier mouvement est toujours de blämer ce ‘qui déplaits rest à voir si souvent, alors même. il n'y a pas en- ! tier désaccord entre la conviction de l'ésprit et'le jugpment précipité des lèvres. Tous se. calineront. bientôt,.je l'espère..et, une fois calimés, ils ne pour-, ront manquer dé m’approuver. Lt

» Je désire, mon trés-révérend' Péré, qué vous‘ voyiéz tuujours.en moi un.enfänt sournis, qu'ért cette‘

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