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imputations faites à la: Compagnie de Jésus. J'ai réconnu que sa perte avait été tramée par la jalousie
de ses plus implacables ennemis, qui sont également ceux-de la sainte Religion, base essentielle de: la: Monarchie espagnole: " Ce décret frappait de nullité:les jugements et édits rendus sous Charles IIT, Une Junte royale, indépendante des autres ministères; est créée pour régler tout ce qui concérne le rétablissemént de l'Ordre. L'Evêque de Teruel: la préside. 1! fout rassembler les Jésuites dispersés depuis quarante-huit ans. Emmanuel de Zuniga, Provincial de ” Sicile, accepte le titre de Commissaire-Général : il arrive à Madrid avec les Pères Juan d'Ossuna et Joseph de Silva. Il y est’ reçü aux acclamations du peuple. Les autres Instituts religieux, Franciscains et Dominicains en tête, leur ouvrent processionnelleinent les portes de la capitale. Zuniga invite les anciens Jésuites à rentrer dans la Compagnie et à consacrer à leur mère ce qui leur reste de forces. Cent quinze vieillards, presque tous octogénaires, traversent la Méditerranée, et regagnent leur pre: mière patrie avec un cœur qui ne reculeta devant auéun sacrifice. Parmi ces Jésuites, que:l'exil èn Italie n’a jamais distraits de leurs soins apostoliques et de leurs travaux littéraires, on -remarqne Castaniza, Canton, Arévalo, François Masdeu, Pratz, Roca, Ruiz, Soldevila, Goya, Suler (11, Serrano, Cordon, Montero, Ochoa; Lacarrera,: Villavicencio, on Ugarte, Mugnos, Alarcon, Las Fuentes et
Des décrets spéciaux restituaient à la Compagnie
{l) Ces Jésuites espagnols avaient. formé des élèves dont les noms sculs sont un {étre de gloire. Le Père Soler comptait parmi tes siens le Cardinal Angelo Mai le Then Ventura et ln cé et ‘Général du même Ordre.
les biens non vendus, ayant jadis été sa propriété. Le 29 mars 1816, la Junte, à laquelle s'est adjoint le duc de l'Infantado, conduit solennellement le Père Zuniga an Collége Impérial; elle lui en. remet les clefs. Le soir même, le Père Parada fait ouvrir les cours. Cinquente-six villes sont en instance pour obtenir des Jésuites; les Evêques, les Chapitres, les ” autres Ordres religieux el les Municipalités en sollicitent au nom des provinces. Cet élan universel détermine le Commissaire-Général à ne plus différer l'érection d'un Noviciat. On voit déjà les enfants de saint Ignace à Murcie, à Trigueros, à Tortose, à Villa- Garcia; leur arrivée dans la Navarre et dans le Guipuscoa est une fête nationale. Lazaga, Evêque de Pampelune, leur offre l'hospitalité dans son palais; les Pères Arévalo, Sorarrain et Oyarzabal vont prendre possession du célèbre collége de Loyola qui entoure le château où naquit saint Ignace. Ils ne peuvent se soustraire à l'accueil triomphal que leur préparent les montagnards et les habitants de ces vallées, au fond desquelles retentit le cri de guerre de l'insurrection monarchique. Le collége s’a pas. encore de revenus fixes ; le peuple y supplée. Dans la Catalogne, à Manrèse surtout, le même enthousiasme se produit.
Le 20 juillet 1816, quatre vieillards, dont le moins Agé a soixante-douze ans, se partagent à Valence les classes et la garde des élèves, d’autres se dirigent sur Palma et sur Grao. La ville d'Ognate a des souvenirs d'Ignace et de François de Borgia : elle les invoque, afin de posséder dans ses murs des héritiers de leurs vertus. L'Aragon et l’Andalousie leur facilite voies de rétoür. Le Père Zuniga s'aperçoit que de nouvelles maisons de Noviciat sont indispensables pour répondre à tous les besoins : il en fonde deux
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autres: à Loyolaet:à Séville. En:;1849,: Monrèse ef! riens re rmer ro Cadix fric set valoir:sesitires auprès des Jésuites::'au mois dé roñembre:1838,1le:Père:Amtoine de‘Heïrers y:c08 duit sept-Pères dé: la: Gompagnie.s six mois-après: à Collége voyait: huit cent :soixante: écoliens::s’asseoir sun ses:bancs. Un an-ns:s'est pas encore:écoulé ‘que: la fièvre jaunesévil dénscette cité. Herrera.quoique: actogénaire , :se:-dévoue:.auiservise des malades: Atteint par le flésuiil meurt en:téguant à le Cons pagaie l'exemple du martyre délaiehärité ; il ne: tarda: pas:à trouver des imitateurs. Les Pères André: Morek et: Philippe Zepeda’.expirent: à la: fleur ‘de: l'âge aw milieu: des: moribonds, dont ils-adouvissent: les: dors nières souffrances.
La province d'Espagne renformait! déjà: troisbent quatre:vingtdir-septJésuites: Desprogrèsaussirapides faisaient.concetoir à l'Institut kes plus belles espérans ces, lorsque, yers là fin: de févrien 1826; se manifes:
nt des:symplômes:-deirévoluléon. Lé 1% mars; jour: même: deFagonie: du Père :Zuñigas qui.a:tant contribuéc au: rétablissemne” ‘ ‘de:la : Société:en: Es+ pagne, l'émeutegronde x ’'duGollége de Saint:
Isidore: Elle’vient de: proctanren:la Constitution de: 1812 ; elle l'intronise à Madrid par'leiblasphème:et par damenace. Li; camnre:pantout; les Jésuites furent les: premières victimes jettes: aux iavpuglements: dés magogiques: L'insurrection: devait triomplier, car:le Roi n'avait pasiassez.deicœur pour laregarderen faces Le Père: Cordon, nommé: Vice-Provinviab après: là mort d'Emmanuel Zôniga; comprendique:la tempéte sera affreuse ; il voit:que l'agitation Ges-esprits’etila | lâcheté du Monarque en attirerent d'autres:sur:le Péhinsule sil s'y prépare par la'priène::Les-Rérolun tionnaires espagnols:ne eachaient: pas leun-intention
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de, spalier le, Clergé,.d'arracher de llème des. masses le principecathalique queles siècles y oatsifortersent enraçiné.; mais, pour consommer plus sàrement leu œuvre..ils couvraieut.le Clergé .séculier d'un: respost dérisoire et:ils.ne:s'attaquaient-qu'aux. Jésuites.
Il,n'y.avait plus de-Pyrénées entre,ker France libé» rale. et. l'Espagne:constitutionnelle., Dans. les.. deux pays, on marchait.à l'assaut. de L'Eglise.et de la Royaus té. au. cri. de: Mork.aux, Jésuites! ‘Ferdinand eut néagmoins l'intelligence de sa; position ; il.essaya: de défendre son trône et. la Compagnies néanmoins:il cède.bientôt aux. menages:dont il.ose se laisser açaabler. Ikinterditaux-enfants:de Loyola d'admettre des Noviees: dans, leurs : Maisons, et; il: abandonne ‘aus Cartès futuses à décider du.sonti mêmerde l'Enstitwty Le 31sjuillet 1820 ; le: ministèra:propose us loi: portant. suppression de là Gowpagaies.le 14 août,:le pro”:
istifut apcepté..Dapsicelteencainte. ai, ne:retankissaientque, des vaix ennemies, un seukorateur, le camte de: Maule, eut: le courage, de servie -d'interprète aux vrais besoins.et aux:vœux dé L'Espagne, Il parla, de liberté.à des hommes qui se prétendaient libéraux, et il ne fut pas écouté. Les Coriès, prangncèrent l'aboli
tion dé l'Ordre. de Jésus. Ces députés s'arrogeaient le droit d'initiative royale.et de suprématie ecclésiastique; cependant, afin de conserver aux yeux.du publig yae apparençe de justice, ils accordèrent une pension de trois cent quatre-vingt-quinze francs à chaque Père engagé par les vœux du sacerdoce. La pension alimentaire fut une de ces promesses que les révolutions'ne tiennent j amais:
Les Jésuites élaient ençore une fois dispersés : leur vie ne devait être qu un combat ; ils” acceptent le combat sous quelque forme qu'il se présénté.
En 1821, la peste ravage la ville de Fortose ; un jeune
stolastique, Ferdinand Heralt, et deux Coadjuteurs, François Jordan et Raymond Ruiz,accourent pour servir les pestiférés. Le danger était imminent ; les autorités constitutionnelless’empressent de mettre un pareil zèle à l'épreuve: On les place au poste leplus périlleux, ils y restent. On leur confie le soin des orphelins, ils deviennent des mères pour touscespauvresenfants Le dévouement des trois Jésuites excitait l'admiration publique. Le fléau commençant à disparaître, on sentit que ce dévouement, salué par la reconnaissance des familles, serait un reproche adressé aux frayeurs administratives : les trois Jésuites sont jetés dans les fers. Cette ingratitude irrite le peuple : la prison se change en un lointain exil. Le 17 novembre 1822, le Pète Jean Urigoitia fait partie d'un convoi de vingtcinq Prètres ou Religieux, que l’on dirige sur Barcelone. Ces captifs sontsoupçonnés dene point aimer la Constitution de 1812; à six milles de Manrèse, les soldats les massäcrent pour leur prouver qu'elle est humaine. Ce ne sera pas la dernière fois que le sang d'un Jésnite coulera sous le fer des Révolutionnaires de la Péninsule. Ils avaient bien pu égorger des Prétres sans défense; ils ne surent pas se battre, lorsque les Français, commandés par le duc d'Angoulême, vinrent délivrer l'Espagne de cette honteuse tyrannie. Elle avait supprimé la Société de Jésus; trois années après, lés Jésuites rentraient dans leur droit et dans leurs maisons dévastées.
Ces intermittences de bien et de mal, de vie et de mort portaient un grave préjudice à l'éducation; l'armée surtout avait besoin d'une organisation aussi i forte que sage. Ferdinand VIL, arraché de sa prison’, re- -doutait de se voir de nouveau exposé aux trahisons que ses coupables faiblesses etson ingralitude avaient encouragées. On lui persuada qu'il fallait reprendre
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l'édifice par la base et former une nouvelle génération d'officiers qui, par leur aptitude militaire et leur dévouement monarchique, ne compromeltraient pas à chaque instant l'obéissance du soldat et l'avenir du royaume. En 1825, on créa-donc à Ségovie un Collége Général militaire, où l'on se proposa d'élever les ‘jeunes gens destinés à l'infanterie, à la cavalerie, à l'artillerie et au génie. Cette pensée était féconde ; pour la développer, on chargea deux Jésuites, les Pères Gil et Sauri, d'enseigner aux élèves les principes de foi religieuse, de fidélité politique, d'histoire, de belles-lettres et de géographie. Au commencement de 1827, la même idée présida à l'établissement du Collége des Nobles, dont les Jésuites acceptèrent encore la direction. Il prospéra avec tant de rapidité que, peu de mois après, les, plus grandes familles et les infants eux-mêmes s’y réunirent. La mort de Ferdinand VILinterrompit toutes ces œuvres, dont le succès ne faisait plus doute pour personne. Cette mort laissait la Péninsule en proie aux factions; elle avivait une plaie que le temps n'a pas encore cicatricée, Le testament du. Roi donnait la couronne à un enfant, et la Régence à Marie-Christine, mère de la jeune Isabelle. Don Carlos, déjà exilé, se voyait.exclu du trône. De nouvelles calamités allaient fondre sur ce pays; les Royalistes espagnols crurent les conjurer en courant aux armes pour défendre la loi salique, qu'à leurs yeux Ferdinand, à son lit d'agonie, n'avait pas eu le droit d'anéantir. La guerre civile éclata ; elle fut longue et sanglante. Les Jésuites n'étaient point forcés d'y prendre part; ils se renfermèrent dans les soins de leurs divers ministères ; ils instruisirent la jeunesse ; ils’ furent prêtres lorsqu'on les appelait à se transformer en hommes de ‘parti ; ils essayèrent de calmer les passions surexcitées. Leurs ‘ 18.