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poisonnée, et.que les Moines et les eg avaient. seuls pu commettre un pis attentat, Des enfants, sont arrètés sur la, voié publique. Ils, jonatent avec, des poisons actifs, et en plein jour ils les semaient' ta milieu de la rue afu d'attirer val hegards Fan lu À La police leur demande qui leur a ‘inspiré cet te pisse ternps, ils répondent à haute. voi : t« Ce sont les Jésuites, »
Ce prologue d'un horrible drame n'était dér coûté que pour exaspérer la multitude (1). On, la croÿait écauragée, on éépéra la disposer à suivre Titbpuf un de colère qui lui serait donnée comme un mot rdré, Dans la journée ét dans'la nüit.du' 16 jui: Le 1 54 ,1les bruits les plus sinistres éreulérént à Madrid ; l'arsénic, tombé eh paquets des mais dé quelques enfants, était relire des fontaines et exposé sous les yeux du peüble. Le noi ‘des Jésuites’ semé lait à Cout ce com lot, il én faisait Ta basé ; leur mort devait lui servir de ‘déuvdinent. Où avait b'ati isé té Feti dé'la sédition, À éclatait, L autorité elle- CUETE (à ui jeu de le dirigèr sur lés Perés. Le'1T uilét, à trôté heurés'de l'aprés-midi, la foûle, énivrée ‘ue ter:
Où quand de but que:la Rois. se pro sun À LT atteint AT les manœuvres qu'elie-nféme avai mises cn jeu 1 AO me OT A RER A due M'PAAIOE idetlé aépénhe itiégréptilquét à ÉE po rer avéo dtté béttéthe vidlered 16 26; fu pofinilèil para ne ons Hontqines! publigres. avait . fi téjaus M jonc gsi aginaire: »
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reur, marchait avec la garde nationale au cri de : Poison ! poison! Mort aux Jésuites ! et Vive la République ! Afin de stimuler les cruels appétits de cette tourbe, on lui a déjà donné quelques citoyens inoffensifs à dévorer, Ce sang lui monte à la tête; le peuple a le vertige, c'est le moment de le lancer sur le Collége Impérial. Les portes viennent d'en être fermées par ordre du Supérieur. Elles sont ébranlées soûs les hurlements, elles tombent sous les haches. A ce premier moment, l’effroi s'empara des Jésuites ; ils furent hommes, ils cherchèrent à mettre leur vie à l'abri d’une sauvage agression. Mais biehlôt, romenés à leur devoir par le Provineial et le Recteur, ils s'assemblent dans la chapelle domestique. Ils se fortifient mutuellement, et, en priant les uns pour les autres, ils se résignent au trépas que tant de clameurs leur annoncent. Les Descamisados se ruaient pour égorger les Jésuites, ils crisient Vive la liberté! Mort aux Moines et aux Prétres ! On suppose le peuple assez exalté pour se livrer à de plus terribles blasphèmes ; on veut le forcer à répéter ceux que dictent la Franc-Maçonnerie et les Clubs. Il faut jurer mort à la Religion, mort à Dieu, et fondre sur l'ennemi qu'on lui désigne en proférant la malédiction de :
Vive l'Enfer ! La populace recule indignée. On tâche de l'entratner à tout prix ; on la corrompra plus tard jusqu'a la moelle. En altendant, il s'agit de lui faire goûter du sang de Jésuite. Le Séminaire est envahi.
L'église du Collége se voit le théâtre de sacriléges dévastations. Pour eüflammer l'ardeur des tièdes, quelques coups d’arquebuse se font entendre. « Ce sont, vociférèrent les meneurs, des Jésuites qui tirent sur le peuple.» À ce mot, prononcé après tant d’excitations, la fureur ne connaît plus de bornes. On arrive enfin à la chapelle.
Au Séminaire, les élèves avaient été réunis dans ls salle commune ; rangés autour du Recteur, Édouard Carassa, ils priaient ou pleuraient. A la vue des batonnettes, un cri de détresse se fait entendre. Ces enfants se croient menacés; un des gardes nationaux les prend sous sa protection ;'il déclare que le massacre ne commencera que lorsqu'ils seront tous en sûreté. Cette parole d'humanité, arraché sans doute à un cœur de père au milieu même de l'orgie à laquelle il prenait part, ne suspend qu'à moitié les vengeances nationales. Le Coadjuteur Jean Ruedas tombe le premier criblé de coups. Le sous-diacre Dominique Barrau expire auprès des enfants dont il est le préfet; Martin Buxons périt au même instant, ainsi que Garnier, Sancho, Casto Fernandez, Juan Urreta et Firmin Barba. Le Frère Joseph Fernandez a d'autres outrages à subir avant l'assassinat ; les Descamisados lui coupent une joue et une oreille, puis ils le traînent par les rues en le couvrant à chaque pas d'insyltes et de blessures. Le Père Celidonio Unanue est destiné au même sort. Frappé d'un coup de batonnette dans la région du cœur, il va tomber comme les autres : la pitié d’un soldat l'arrache à ses bourreaux. François Sauri n'a pas le même bonheur, il expire en priant Dieu pour ses meurtriers.
Dans ce 2 septembre espagnol, dont d'autres crimes n'étoufferont pas le souvenir, il a fallu tromper le peuple, l'enivrer presque de terreur pour l'amener à voir ainsi passer ses effroyables vengeances. L: peuple sent le courage lui manquer à chaque pas qu'il fait dans cette voie sanglante. On l'anime par de nouveaux spectacles. Les Descamisados n'ont encore tué qu'à l'intérieur; le savant Père Artiaga, le Sco. lastique Dumont, le Coadjuteur Manuel Ostalaza sont fusillés à la du du Collége, et leurs corps nus ex-
vosés aux regards de la foule. Joseph Elola:suocambe sous les baïonneltes.
* Le Séminaireétait témoin de ces scènes d'horreurs, au même moment d'outres crimes se commettaient
dans le. Collège Impérial. Les bourreaux s'y. intro-
duisent:; ils pénètrent. jusqu'à la chapelle, mais là ils, sont arrêtés par un ordre supérieur et par le dévoue-
ment d'un Jésuite. Munoz, dho de Rianzarès et déjà peut-être l'époux de Marie-Christine, avait un frère: dans la Compagnie. Quelques assassihs promettent au: Père Edmond Catassa de se nfontrer moins bar:
bares.s'il veut leur livrer. Jean-Grégoire Munoz. Ce jeune homme s'était, comme Les autres, réfugié dans la chapelle, et il priait en attendantsa dernièré heure.
Le chef des Deseamisados s'approche. de lui : « Ne craignez rien, dit-il, je-süis ici: pour vous sauver la vie, Je dois la mienne à votre frère, et je suis heureux de trouver une occasion de lui témoigner ma recongaissance. : Munoz avait compris qu'un. bras puissant veillait sur ses jours. « Je reste, s'écrie-t:il, parmi les Jésuites mes frères. Leur sort sera le mien: Shuvez-les avec moi, ou je mourrai avec eux. ». Le massacre élait organisé .aVec: tant de régularité, les meurtriers se montraient si bièn disciplinés que, sur l'ordre d'un garde du ‘corps de la Reine, les colères, tout à l'heure. si terribles, $e calmèrent comme par enchantement. Les victimés et les asshssins restaient en:présence, lorsque tout à couplé capitaine-général dé’ Madrid, Jose Martiney. de San-Martin, qui, h'a pis ancune précaution militaire, qui a laissé grandir et'se dévelôpper L'énieute, parält dans la chapelle: Pôur y arriver, il s'est vu-foroé de marcher sur les cadavres des Jésuites; sa première parolé‘est-un ou: rage, Il réproche aux Pères l'einpoisonnement des eaux de la ville ; puis, poutsauètionner cote calom:
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DE LA COMM@MBIDE JÉSUS. Fe]
nt;il:tourt montrer aux: égergeursunerfiole ga trouvée: et qui, ditil, contient lo:pelson; ‘La vouait de tomber des: mains d'un spectateur. Co ders nier'la-réclame; il.offre: d'en: avalen le sontenu:noun prouver qu'elle ne renferme aueun.breuvage monte}, Le ospitaine-général.rougit de:honte:,mais d'œuvre de:dévostation nes'arrétuni au dedans ni au dehors: Qui massacré; on ravage maintenent.sous les-yeux doMartiney.et avec. son: approbalion.:On:profans les chosesisaintes..on dépouilla: les autelss tout: fut, mis à sao. Quand:on eut habitué.la ponulace: à ces excès, dont: le caractère espagnol: répudiait. la honte;..la forne.armée intervint à sept: heures du soir papn rés guleriser le désordre et veillen sur lesruinesamon: velées.auprès des cadavres: .
Lecarnage. ne eessa. dans la maisendéé: Fisiiles que: pour. recommencer immédiatement: chez : les Dominicains et les Pères de la Merci. La.Révolution avait pris le parti: d'abolir. les Ordres: religieux 3 elle égergeait:les hommes afin de tuer-l'idée. Elle se fai, saitrvielente et. calomniatrice: pour inaugurer ses projets: de.spoliotion: et d'athéisme légal... Le-couvent * des: Franciscains:avait.été: soumis .au:môme.régime dusabne.que le Séminaire ete collége-des Jésuites, Letour des-autresInstituis était.arrivé. Les Dominicains et les Pères de la Merci succombèrent sous les mes incuifations:" Ils’ périrent, conime”tes Feèncisgsins, par le feu, par l'eau, à coups. d'épée, dé poignard ou de massue..On en. ph quelquesuns du: haut des toits: on en.étrangla- d'autres. Tes scones de meurtre et de pillage se propègeaiont dans tousles quartiers. La’ vapitaté‘ dé’ 1aesthibtique :B6: pague.se voyalt lé théâtré d'un dè ces drames que’ lé désgogie prépare.pour ot ns ur 1 etssouvrir le. peuple d'une.sanglante solidarité.
‘ juillet, au matin, la :consternation régnait dans la ville avec le choléra. Le gouvernement avait reculé devant l'émeute; Christine avait fui ; l'armée s'était rendue complicé de ces attentats, ou ‘du moins elle y avait assisté impassible comme à ‘une exécution’ militaire. Ce coup porté à la Religion et à l'autorité devait retentir au loin. Le 19 juillet, quand les soixante-treize victimes (1) furént dép sées dans leur tombeau, un décret royal parut pour annoncer que des mesures inutiles étaient enfin prises contre l'émeute. On deslituait les magistrats coupables et le capitaine-général San-Martin. On emprisonnait les Descamisados les plus forcenés. Cette tardive justice révélait son impuissance et sa participation au forfait, jusque dans la manière de le réprimer. Les assassins avaient commencé l'œuvre révolutionnaire; ils imposèrent aux pouvoirs constitutionnels la (àche . de l’achever.
Lé 7 juillet 18556, la Société de Jésus fut législativement supprimée en Espagne. On ne s'appuya sur aucun prétexte religieux ; on ne donna aucun motif politique pour expliquer cette mesure. Les Jésuites possédaient des terres et des maisons (2) : ce fut leur plus grand crime aux yeux de ‘la loi que de cupides gouvernants, que des vénalités suballernes se char-
«) Pendant celte journée, il périt quatorse Jésuites, sept Domi. nicains, quarante-quatre Franciscuine et huit Pères de la Merci. On ne compta que onze blessés, et parmi ces derniers plusieurs moururent à peu de jours de distance,
(2) Lorsque les Jésuites subirent l’ostracisme des ordonnances du-16 juin 1528, ils cédérent à la prière d'un grand nombre de fomilles catholiques et fondèrent immédistement un Collége à l'embonchute de la Bidassos, dans un. bourg appelé los Passages, à une Jieue de Saint-Sébesticn. Ainsi placés cntre le France ct YEspagne, ils pouvaient répondre au vœu des deux peuples. Le Roi d’Espegne, le comte de: Fournes, capitaine- général: de là
geaient d'appliquer. Lés Pères de l'Institut obéirent sans résistance à ce nouveau décret de proscriplion} qui allait s'étendre aux divers degrés de la hiérarchie ecclésiastique. On ne jugeait pas, on ne :condamnait s le clergé; on le.dépouillait et on l’expulsait. Les ésuites espagnols étaient sans asile, Sans secours d'aucune sorte, La plupart se retirèrent dans d'autres provinces de la Compagnie, d'autres ne voulurent pas abandonner leur patrie. Une seule maison restait debout dans le royaume, c'était le sanctuaire de Loyola. Le général Rodil en avait déjà chassé les Jésuites ; mais, quand l'insurrection carliste eut pris l'offensive sous Zumalacarreguy, les Pères ne se : crurent pas tenus à l'obéissance envers des édits de proscription. Ils se réunirent, et, sansse préoccuper de la guerre civile dont le Bastan était le théâtre, ils se livrent à l’enseignement et à la prédication. Ilé fondent un Noviciat dans le Guipuzcoa ; ils y recueil. lent les Jésuites dispersés par la tempête. Ils sont sur le territoire occupé par l'armée carliste, territoire qu’ils n’ont pas choisi, mais qui leur est indiqué par la force des choses. On prend texte de la situation même de leur ancien collége de Loyola pour les accuser de carlisme. On annonce que le Père Gil est en faveur auprès du Prince et que les Jésuites dirigent tous les mouvements.
Ainsi que cela était arrivé dans d° rutres tourmentes intestines, la Compagnie s'abstenait de toûté par: ticipation aux luttes des partis. Elle intervenait quelquefois dans les deux camps; elle y remplissait lés devoirs du ministère ecclésiastique : elle consolait
province, et l’Evèque de Pampelune se montrèrent favorables. au nouvel établissement. Après la mort de Ferdinand VII, il devint un objet de persécution, Mine l’inquiéte souvent, etenfin, le 14 juillet 1834, Rodil le tit fermer par la force,
lessaffigés; elle: soignait les blesséss elle appreneità tous) à vivre; à mourir: chrétiennements :mäis on ation: politique::n'esb signalée: sur rsueuni-points L'ermée:constitutionselle proserivait. où, égargenié les Jésoites,:cëlbec de don: Cards leur offrait aide ef protection::Îls restèrent l:-ou:leur présence: était reg déexsiommeun:hienfait. LaPère. Unanuo:futle coafesseur -du prines:1et; les, infants :continuèrent, come du:vivant deFerdinand VIE, à étre élevés pan lea déauites (1); Toujours: soumis à l'autorité, les:diseiples-da:siiné Ignace-obéirent.-au. quartier-généra esrkiste comme:ils-ohéissaient à Madrid. ls crurent « quesleur prudence ne. leur..suseiterait pas. de:nau“ velles 'calamités: .Après:la: convention de Vergara,.ils rouuninent, leur.collége > et, cammse:Espartero: voulaik
se débarnassar:ide; la: Reaine-négenie: at des-derniers
Jésuites; l'établissement, de-Loyela. fut supprimé. ;La Sociéié. de Tésus-n'existe plus dans la patria, de:sain Ignace, de: saint: Français-Kayier, de.saink, Frangain CaBorais et:de:Laynès:::
De, même que; l'Espagne. le: Portugal.) appaurri, éunisé parles guasras de:Napoléon,.se:trouvait.lisré aux.discordes.inteslines. La: désunion.éclatait dansla famille da Bragance, presque 8n.mâme temps quedans ealle: de. Bourbon.Ces, princesn'awaignt Su nigouver: ner leurs royaumes ni résister à l'oppression. étran: gèce. Après avoir donné, à l'Europe Le. spectacle de
leur inertie, ils venaient se. disputer quelques.débris
de.trôneet mettre. lusurpation.à la place du droit, Cet.exemple, de querelle. fratmicide dans les:maisons royales. était.un encouragement accordé. aux révolus tions. Elles en profitèrent pour rendre odieux les infants qui: n'invoquaeient pas leur :secours-oupour
“(13 Ce: fut le Père Mariano. Puyal qui, dés 1824, go. vit, rhargé de l'éducation du fils ainé:de don: Garloss .