ISTOIRE
elles un obstacle éternel ; cependant il ne prend pas: de prime abord la résolution de’les chasser de sôn ! Empire. Il traité ses exilés avec bienveillance; l'hiver ! est rigoureux, la route longue et pénible : l'autoit crate ordonne de couvrir les Jésuites de pelisses et 46 ? fourrures. Pour réchauffer leurs membres que le froid ” engourdira, il fait distribuer de l'arak à chacun d'eux. ! Il ménage ses coups lorsque cha6un Vexcite à ‘être sans pitié; il confiande ‘d'apposer les scellés sur! leurs archives, et on n’y découvre aucune trace: de” complot, aucun vestige de conversion, aucuh'papiér” ayant trait, de près ou de loin, à la politique. © ©‘? -Ce mystère a besoin d'éclaircisséements; nous”tés ! donnerons aussi clairs: que l'exigera l'intérêt de l'his2 | toire. La famille de Romaroff devait beaucoup à:la; Compagnie de Jésus. ‘Qüelques pères avaient été; malgré eux, honorés des confidéncés de Catherine 14: a ils connaissaient sur le règne "de Paul Ie des détails! de famille qu'il était bon d’ensevelir dans les ténèbres. Lé père Gruber et tés autres chefs de l'Ordre‘avateht sü par ce souverain lé dérnier mot de beaucoup de ? transactions diplomatiques: Iles avait initiés de vive” voix üù par correspoñdäticé aux doniéurs désa vie de! gränd-duc héréditaire, aux’ souffrances. ‘dé sa vie: d'Empereur. Ees Jésuites avaient été les dépositairés : dé ses secrets de fainille ; ils lui avaientrendu deces : serviéeh que les rois eut-mnêmes hé se sentent pas! assez ingrats pour oublier: Cette réciprocité de bons offices avait établi une ‘espèce’ dé solidarité: dont: aucun dés: intéressés n'osait briser le prestige. It y: avait, pour ainsi dire, assurance ‘nutuelle des deux côtés. La confiance avait engendré discrétion et’ ce singulier contrat: n’a pas méme été annulé par l'intolérance. Les Jésuites se sdnt:taissés proscrire pr le fils de Paul I‘; et ils ont pris la route dél'éxil 4
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Sans invoquer une véngeance.qui leur. eûl.été si fa- -eile d'obtenir. Ils se sont. montrés dignes de l'estime du Czar, à l'heure mémeoùses ministres cherchaient : à les rendreodieux au pays. :
Le prince Galitzin et la police russe étaient maîtres de tous les papiers de l'Ordre ; ils pouvaient ainsi se ‘mettre. à la piste des complots ‘dont on croyait utjie de laisser .soupçonner les Jésuites: Les plus minu- -tieuses investigations ne firent rien découvrir. Alexsandre savait d'avance. l'issue qu'elles auraient, il ne aigna même pas s'en. étonner en public. Aussi, lorsque le père Bzrozowski, demanda que le comte “Litta ou un. seigneur russe, désigné par lui. assistät ‘à l'examen des archives ‘de la Compagnie, cette proposition n'ayant rien que de très-naturel, fut-elle re -detée sans examen Par tradition de famille, l’'Empe- «teur connaissait la sagacité. des Jésuites : il ne voulait
hi leur préparer un triomphe ni se donner un des- .#ous trop éclatant. . Des, intérêts matériels. étaient -engagés pour l'église catholique de. Saint-Péters- “bourg. Les pères.se sont portés garants envers les bailleurs de fonds. Cette dette est, depuis l'origine. -en. 1806, reconnue comme dette de l'Eglise:::par un ;Ukase en date du 25 mai. 1816, Alexandre déclare æependant : « Que toutes les prétentions pécuniaires -qui pourraient avoir lieu contre les pères de l'Institut -retomberont sur leurs bien-fonds, sans pouvoir être -àrcharge:au bâtiment nouvellement construit auprès -de l'église catholique. ».
: Les Jésuites ne s ’effrayaient pas de ces vexations
poaes, qu’ un mot aurait pu arreter , Ce mot coûfait