À HISTOIRE
le pied sûr le continent'rassé avec H tilssion d'y vu gariser la Bible protestante.
L'incendie de Moscou, lés désastrés éatottés et les victoires de son armée, victoires qui ne sont pas entièrement dues à l’habileté de ses généraux et au courage de ses soldats, les tristesses du présent, les éspérances de l'avenir, tout avait contribué à modifier le caractère sf impressionnable d'Aléxandre. Aïhe aîmanñte, mais aspirant toujours à:se jeter dans le vague des idées pour échapper à la réalité de ses troubles intimes et de ses souvenirs, le Czar était effrayé de la responsabilité que:les événements amas? saient sur sa tête. Au milieu de sës villes dévastées, de'ses campagnes sanglantes et de son armée sé li: guant avec le froid pour anéantir les Français, cé prince, encore jeune et toujours beau, élevait son cœur vers le ciel. Il avait besoin de calmer les fugitives impressions qui l'ägitatent sans cesse. Le plaisir le laissait presque aussi indifférent que la gloire. I ambitionnait la paix intérieure; Galitzin lui indiquà les Saintes-Etritures comme ns source dé toute consolation. L'esprit recueilli, il écouta dns le’ siténte 1x voix de Dieu qui se faisart enténdré. La Vulgate, traduité en français, avait été’ pour: lui un livre consolateur. Ce fat dans ce montent qu'on luf proposa dé mettreentre'les mains des Moscovites l'œuvre divine qui triomphait de ses languëurs où de ses remords innocents. On‘ne lui expliqua pas la différence éntr& les deux Bibles; il s'imagina qu'une main d'homme
n'aurait osé tltérer le texte qe dè la'pardte de
Dieu. Par gratitude du Bien-être que cette leuturé’ avait produitsur son esprit, il autorise le' 18 décernbre 1819 ln Société Mbligné:
L'Empereur s'était laissé tromper; Je prince Galitzin, son ministre dés éultes, les plus ds fonc-
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tionnaires-de l'Etat, là pluparC des Evéques russeb, Stanislas Siestrzencewiez, archavéque:eatholique:de Mohilow; lui-même, se déclarèrent les: patrons de cette: institution, qui devait à la longue: portera coup mortel à la Religion grecque et'au Eâtholieistié. Il y eut ators en Russie pour les sociétés bibliques un de ces! enthousiasmes dont à distance:il: devient impossible:de serendre compte. L’Anglicanisme preaait pied sur les rivages de la Mer Noire:c0mme: sûr les bords de l'Océan Glaciale ; il s'étendait jusqu'aux fiontières: de la Chine. Servant d'aveugles: instwuments à sa propagation, les Prélais catholiques, etcités par Galitzin, encourageaient leur troupeautà favoriser cette œuvre, dont ils ignoraientles tendances. Eës Jésuites ne se prêtèrent pas à ce:mouvemenit vers l’hérésie. Plus exercés que les Evêques :rusits aux luttes de la pensée; plus à portée de'eompreridre le mal résultant de: cette innovation ils la :combattirent avec:une fermeté: que les prières, que:les mènaces: de: Galitzin, jusqu’à ce: jour leur protecteuriet leut ami, né purent jamais. vaincre: Le:Pape: Pie: WK exprima: per: un: bref à larchevéque de:Mohilow se surprise et:sa douleur ;: il le blàäma: d’avoir cocpéré au triomphe:de. l’Anglicanisme. Cé: blâme:; si justément: déversé sur le:Prélat, était un: hommage indirectréndu:aûx disciples de Saint-Ignace; qui. mieux pénétrés dû véritable esprit de l'Eglisé, avaient refusé defaire cause commune: avec: l'erreur. Les: pañtisans des associations: bibliques se trouvèrent oflenséss: ils:s'imaginèrent qu'ils auraient dans les Jésuités
-d'infatigables adversaires; que: leur: suecès sorait
éntravé: à chaque: instant; et,. sous l'insjiration: du atinisthe des cultes: ils: se liguèrent eontre ke Go pagnié, Elle venait.de résister à: un désir de Galiteis, Galitkin appelle le colères de: FUniversité au sécours
de:ses espérances. On attendit le moment propice pour faire éclater la conjuration.
: La propagande anglicane s’organisait sous le couvert.des ministres russes comme sous celui des Pré- Jats du rite romain et du rite grec. Les Jésuites songèrent à la contre-miner. Ils composèrent un ieatéchisme dans l’idiome du pays pour les enfants -Dés de:parents catholiques ; mais Galitzin n’en autoxisa-pas l'impression. Les choses étaient dans cet état, Aorsque de nouveaux événements ravivèrent des blessures encore saignantes au cœur du ministre. La faveur dont: jouissait le collége des Jésuites de Saint- Pétersbourg allait toujours croissant ; à Polotsk, ils <omptaient sur leurs bancs un grand nombre de jeunes gens: des premières familles de l’Empire. ælacés entre un désir bien naturel de prosélytisme et Jedevoir tacitéde respecter la conscience de leurs élèes, devoir qu'ils s'étaient imposé à eux-mêmes, les -Jésuités n .vaient jamais donné le moindre sujet de plainte sur un point aussi scabreux. Catholiques jusiqu’au fond des ‘entrailles, ils formaient à l’honnèteté æinsiqu'aux belles-ettres des enfants appartenant à toute cspèce de culte, même au rite grec; et, dans éspace de plus de quarante années, leur circonspecion n'avait jamais été mise en défaut. Jamais on a’avait. pu les accuser de trahir la confiance des paæents au profit de la foi romaine. Cependant le nombre des Catholiques augmentait chaque année.
-11 Ces retours vers l'unité étaient dus à l’action des fainilles françaises émigrées, à la lecture des ouvrages veligieux et surtout au zèle plein de prudence dès Jésuites: Le Czar avait fermé les yeux sur un état de «hosesn'ayant rien d'alarmant pour lasécurité du pays. Les nouveaux Catholiques se distinguaient däns le monde et à la cour par de nouvelles vértus. Alexañ-
nent propice
sous le coùuelui des Pré- Les Jésuites posèrent un r les enfants in n’en autodans cêt état, rent des blesministre. La ites de Saint- | Polotsk , ils | nombre de de l'Empire.
osélytisme et de leurs élèx-mêmes, les dre sujet de holiques jusà l’honnèteté ppartenant à ec; et, dans circonspec- . Jamais on nee des padant le nomannée.
l’action des les ouvrages udence dès r un état de rité du pays.
ent déns le us. Aletañ-
dre ne voulut pas les faire repentir d’avoir cédé au cri de leur conscience. Prince qui comprenait admirablement la liberté de la pensée. il n’osa pas la parquer dans les limites de l'arbitraire légal. Il cherchait la vérité, il ne trouva pas mauvais que les Russes suivissent son exemple. Les conversions étaient assez rares néanmoins, parce que les Pères ne les accueillaient, ne les sanctionnaient qu'après de longues épreuves. Ces conversions restaient inaperçues, lorsque, vers le milieu du mois de décembre 1814, le jeune prince Galitzin, neveu du ministre des cultes, embrassa publiquement le Catliolicisme. Voici en quels termes le Père Billy, dans sa corres-
‘pondance inédite avec ses confrères de France, rend
compte de cette conversion : « Notre Père de Clorivière, écrit-il de Saint-Pétersbourg, le 1° mars 1815,
est à la tête d'un nombreux noviciat à Paris, rue des Postes. Il y aura en France une Compagnie de Jésus de fait avant qu’elle ÿ existe de droit. Quand à notre existence ici, à Pétersbourg, elle est très-utile sans doute, mais très-précaire et bien tracassée, surtout depuis l'absence de l'Empereur. La jalousie des Popes et des Evêques russes en est la principale cause. Le
‘ministre des cultes, prince Alexandre Galitzin, jeune
homme encore, qui se laisse mener par ses Popes, ne nous laisse pas en repos dans toutes les occasions qu'il trouve ou qu'il imagie propres à satisfaire leur animosité et la sienne. Depuis un ou deux mois, il s’en est présenté une qui a fait le plus grand éclat et qui aura des suites. Un jeune prince, Alexandre Galitzin, neveu du ministre des cultes, élève depuis deux ans de notre institut, âgé d'environ quinze années, excellent sujet sous tous les rapports, piété. diligence, succès dans les études, politesse, docilité, attaché singulièrement jusqu'alors à la Religion
greco-russe, voulant y attirer.ceux de ses amis, même les: Jésuites, par zèle pour leur salut, prenant poux <ela, deux ou trois fois.la semaine, des leçons d’un docteur en théologie. russe, s'est. tout à coup trouvé changé au point de se déclarer. catholique aux .dernières fètes de Noël. Quel étonnement pour tout le monde..et surtout.pour ceux qui l'avaient. vu: et entendu.parler en faveur de la Religion russe! Appelé par son: oncle, le ministre des cultes, qui lui représente les dangers qu'il. court, vu la loi qui défend en Russie d'attirer un Russe à la Religion:catholique, il rend compte de sa foi avec netteté et fermeté, et dit qu'il.est. prêt.à la signer de son sang,
».On le tire de notre.institut,.et.onle met & au COFPS des: pages avec son petit frère. En même temps, défonse à lui el: à tout Jésuite d'avoir ensemble aucune communication. Redoublement de surprise, On lui découvre une haire et une discipline. Qu'est ceci, bon Dieu? Il ayait attrapé ces instruments de mortification dans. la chambre d'un Jésuite qui avait quitté Pétersbourg pour aller à Polotsk, One fait paraitre devant des Evèques:et des Popes qui l’interrogent et argumentent contre lui. I répond à tout de manière à:étonner tout le monde, et les met eux-mêmes ad metam non loqui. On attribue aux Jésuites sa facilité de-controverse, quoique les Jésuites n’y. soient pour rien. On'attend le retour de l'Empereur pour savoir la décision de-cette affaire. En attendant, les désuites ne reçoivent plus de Russes à leur: Institut, mais seulement des Catholiques, afin de se soustraire âux tracasséries des Popes. Mais il y a encore d’autres sujets de rancune. Plusieurs personnes marquantés sont soupconnées d’être Catholiques; des: espions sont chargés de les observer. C'est une vraie persécution,. Les Missionnaires jésuites de: la Sibérie:ont
nis, même nant pour çons d’un up. trouvé e aux derur tout le . VU: et eRje !. Appelé lui reprédéfend en holique, il
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défense de rendre catholiques les Tartares idolâtress ils doivent se: contenter de donner leurs soins aux Catholiques. On leur défend même. de confesser .et d’administrer les Grecs-Unis, qui n’ont point de prê+ tres de leur communion. Chose inoutel. voilà. où en est la tolérance tant prônée de ce pays sous le minis: tre des cultes Galitzin. La ville.de Pétersbourg offre en ce moment un:spectacle curienx : deux princes Alexandre Galitzin, l’un ‘oncle et l’autre neveu, le premier, persécuteur ou ré de la Religion catholique et-des Jésuites: le. second, Catholique zélé et imper: turbable, défenseur de ses maitres et. ne demandant qu'à mourir pour :sa Religion, vivant de manière:à mériter cette grâce, si cette grâce de prédestiné pouvait se mériter. Après avoir essayé. vaindment l'argument del’école pour le ramener aa: Schismé, où essaiel’argument des plaisirs: on le mène à lacomédie, Jusqu'ici cet argument:a échoué comme les:autres:»
Dans l'intimité deleur corrésnondance, les Jésuites déclinent toute participation à la conversion dufeivent néophyte. Ils ne s'en glorifiént pas, ils ne s'en accusent point. Le jeune: Galitziu a pris de lui-même ce parti. Le Père Billy raconte avec naïveté les diverses phases de ce retour à la Foi romaine, et iks'artrôte là. Le prince Alexandre déclare qu’aucundisciple de l'Institut ne l’a engagé à changer de culte, il sowtient même qu'il n’a pas pu en trouver un pour recevoir son adjuration. La lettre du Père: Billy corrobore pleinement ces faits: La vérité ne servait pas assei activemer* lamour-propre froissé du: ministre:et la colère des Popes: ils organisent une conspiration dans laquelle: ils: font: entrer tous les intérêts de: sect, toutes les vanités:universitaires, tous Jes préjugés: db nation. Il importait de disposer les esprits à: une levée de: boucliers'contre les: Jésuites :: on:s'applique
à dénaturer leurs actes les plusindifférents ; on altère le sens de leurs paroles, on les épie dans la chaire, on les suit jusqu'au pied des confessionnaux et de l'autel. Le Père Balandret jouit à Saint-Pétersbourg d’une confiance méritée ; il est Français : ce fut sur lui qu'on dirigea les plus minutieuses perquisitions. On interroge les élèves des colléges de l'Institut, on presse ceux qui en étaient sortis depuis deux ou trois années de révéler les obsessions auxquelles ils ont dû être soumis pour embrasser le Catholicisme. Ces jeunes gens répondent que ies Jésuites ne les entretinrent jamais de la différence des Religions, et qu’ils les laissèrent pratiquer la leur en toute liberté.
: Galitzin et la Société Biblique minaient le terrain sousles pieds des Pères, le métropolite Ambroise et les Universités les secondent avec une rare adresse. Il faut prévenir i'Empereur et l’Impératrice qui, à leur retour après la campagne de 1815 et le traité de Paris, doivent porter le derniercoup à la Compagnie. Tout:est arrangé dans ce sens. Les converkiôns ne se multipliaient pas davantage que par le passé; mais les autorités les environnent d’un éclat inquiétant. Jusqu'alors on a tenu secrets ces imperceptibles retours à l'Unité, on en fait tant de bruit que, dans chaque famille, on put croire à l’action déterminante d'un Jésuite. Les grands intérêts qui se debattaient dansle monde, Napoléon vaincu. l'Europetriomphant à: Waterloo de la France épuisée, les Bourbons rétablis sur le trône. la Sainte-Alliance promulguée, tous ces événements disparaissaient à Saint-Pétersbourg devant l'attitude silencieuse de quelques Pères de l'Ordre de Jésus. Le Czar jetait son glaive dans la balance des affaires européennes, et ce glaive la faisait pencher au gré des diplomates moscovites. Alexandre avait imposé la loi au congrès de Vienne ; ilavait ins-
js ; on altère 8 la chaire, nnaux et de Pétersbourg : ce fut sur xrquisitions.
‘Institut, on eux ou trois elles ils ont licisme. Ces ne les entrens, et qu'ils iberté.
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piré à Louis XVIII une Charte constitutionnelle ; les Rois légitimes le saluaient comme le libérateur des Monarchies, Toutes ces gloires venues à la fois, et qui devaient enivrer d’orgueil ses sujets, s’effaçaient au contact de quelques obscures prédications dans une église catholique. La Russie se plagçait à la tête des nations, et ses Ministres ainsi que ses Evèques affectaient de pâlir d’effroi parce qu'un petit nombre de dames de la Cour renonçaient aux plaisirs trop bruyants pour écouter dans la solitude la voix de Dieu parlant à leurs âmes.
Cette situation, que les Jésuites n’avaient point, provoquée, les exposait à un double péril. On les accusait de faire des prosélytes qu'ils n'avaient jamais connus ; il s'en présenta à leur tribunal quelques-uns dont il devenait impossible à un Prêtre de repousser le vœu. La persécution appelait la Foi, elle engendrait des Néophytes. Sur ces entrefaites, l'Empereur Alexandre arrive dans sa capitale. Les grandes crises auxquelles il présida, l’abaissement des uns, l’élévation des autres, les inconcevables changements dont l'Europe retentit encore, ont donné à ses pensées un. cours plus mélancolique. Il a vu de si près les hommes et les choses, qu'un immense dégoût s’est emparé de son âme maladivemegt impressionnable. Pour en remplir le vide, il se jette à cœur perdu dans le nouveau monde d'idées mystiques que la baronne de Krüdener oùvre à son intelligence rassasiée des voluptés, de l'ambition et de la gloire. Alexandre s'était donné des croyances individuelles ne reposant sur aucun principe certain : il aspirait à les imposer comme des convictions; mais il n’avait pas assez de: vigueur dans l'esprit et de persévérance dans la tête:
pouratteindre ce but. On le berçait dela pensée qu'il
pouvait apparaître chef visible de l'ancienne Chré-
tionté régénérée par luf; ce fat cette ponsée que l'on! développa afin de l'amener à sévir contre fes Jésuites! de son Empire. E se ‘flattait d'avoir réuni dans un même vœude fraternités les cultes dissidents introduits par lui dans les Sociétés Bibliques ; elles étaient l'instrument privilégié de la fusion piétiste qu’il révait à l'abri dé son sceptre. Le Pape ne formait plus le‘lien de l'unité ; le règne du Cutholicisme faisait place à une! union de tous les peuples chrétiens. Alexandre savait que les Jésuites ne se préteraient point à une pareille utopie; jaloux d'en accélérer les progrès, il laissa aux haînes nes qu'il trouvait si ardentes autour de son trône le soin d'endormir ses justices. On lui parlait de frapper la Compagnie de Jésus, de commencer l'œuvre de prescription par un exil loin dé Pétersbourg. L'Empereur, qui n'aurait pas consenti tout d’un coup à cette iniquité, se préta aux exigences de son Ministre et &e ses Popes. Le 20 décembre 1815 ül rendit l’ukase suivant :
« Revenü après une heureuse conclusion des affètres extérieures, dans l'Empire que Dieu nous a confié, nous avons été informé par beaucoup de notions, ‘de ‘plaiites ei de rapports, des circonstances suivantes:
-#' VOrdre réligioux des Jésuites. de l'Eglise catholique ‘romaine, avait été aboli par une bulle de Pape. En conséquence de'cette mesure, les Jésuites fürent expulsés non-seulément des Etats de l'Eglise, hais aussi de’ tous les autres pays : ils ne purentide: meurer nutle part: La Russie setle, constamment
p par desséntiments d’humanité:et de'tülérancé, leb consérvachéez elle, leur accorda un asile, et assura leur tranquilité sous: sa puissante protection. Elle de‘mit aueun obstacle au libre exereice de leur eulté; eftéine tesen détoutna ni par la force! ni par dès per.
e l'on suites:
ns un introtaient r'il rêit p'as faisait étions.
raient rer les dentes stices.
sus, de kil loin xs conta aux 20 dé-
des afnous a de no-
0} nous son sahg le plis pur, 2 vie paisible et tranqu
séeutions, ni par des séductions; mais en retour elle crut pouvoir attendre de leur part de la fidélité, du dévouement et de Yutilité. Dans cet espoir on leur permit de se vouer à l'éducation et à l'instruction de la jeunesse. Les pères et les mères leur confièrent sans crainte leurs enfants pour leur enseigner les sciences et former ieurs mœurs.
» Mainténant il vient d'être constaté qu'ils n'ont point rempli lès devoirs que leur imposait la reconnaissance et cettte humilité que commande la Religion chrétienne ; ct qu'au lieu de demeurer habitants paisibles dans un pays étranger, ils ont entrepris de troubler la Religion grecque, qui depuis les temps les plus reculés est la Religion donnante dans notre Empire, et sur laquelle, comme sur un roc inébranlable, reposent la tranquillité et le bonheur des peuples soumis à notre sceptre. Ils ontcommeneéd'abord
Là à par abuser de la confiance qu’ils avaient obtenue. 11s
ont détourné de notre culte des jeunes gens qui leur avaient été confiés et quelques femmes d’un esprit faible et inconséquent , et les ont: attirés. à tour Eglise.
» Porter un homme à abjurer sa Foi, la Bot de ses areux ; éteindre 'en lui l'amour pour ceux qui professent le même culte ; le rendre étranger à sa patrie, semer la zizanie et l'inimosité dans les familles ; dé:
Macher le fils du pèreet la fille de la mère; faire naître
des divisions. parmi les enfants de la même Eglise ; est-ce là la voix et la volonté de Dieu et. de son fils divin Jésus-Christ rl Sauveur, qui a versé pour afin que nous menlons une le dans toutes sortes de piété et d'honnètetés. À té di areilles' fepon rer br sommes plus sitbf is que & dre dé ces Relié été éloigrié de tous les pays et toléré nulle rs ou
est en effet l'Etat qui pourra souffrir dans son sein ceux qui y répandent la haine et le trouble ?
« Constamment occupé à veiller au bien-être de nos fidèles sujets, et considérant comme un devoir sage et sacré d'arrêter le mal dans son origine, afin qu'il ne puisse mûrir et produire des fruits amers, nous avons, en conséquence, résolu d'ordonner :
» I. Que l'Eglise catholique qui se trouve ici soit rétablie de nouveau sur le pied où elle était durant le règne de notre aïeule de glorieuse mémoire l’'impératrice Catherine IT, et jusqu’à l’annés 1800 ;
.» IT, De faire sortir immédiatement de Saint- Pétersbourg tous les Religieux de l'Ordre des Jésuites ;
__« III. De leur défendre l'entrée dans nos deux capitales.
« Nous avons donné des ordres particuliers à nos Ministres de la police et de l'instruction publique pour la prompte exécution de cette détermination et pour tout ce qui concerne la maison de l’Institut qccupée jusqu'ici par les Jésuites. En même temps, et afin qu’il n’y ait point d'interruption dans le service divin, nous avons prescrit au Métropolitain de l'Eglise catholique romaine de faire remplacer les Jésuites par des Prêtres du même rit qui se trouvent ici, jusqu’à l’arrivée des Religieux d’un autre Ordre cathoe que nous avons fait venir à cet effet.
» Signé : ALEXANDRE. »
On eût dit que la mission de conserver les Jésuites en Russie était accomplie. Le Czar ne jugeait plus nécessaire d’abriter des proscrits qui avaient joui ‘d'une si généreuse hospitalité sous le sceptre de Catherine II et de Paul 1°’. I les repoussait à son tour ; mais, par un sentiment de convenance et de justice
ns son sein e?
jien-être de un devoir rigine, afin uits amers, lonner :
uve ici soit it durant le oire l'impé- 800 ;
t de Saintdre des Jé-
nos deux Ca-
culiers à nos on publique rmination et l'Institut QCne temps, et ns le service in de l'Eglise les Jésuites vent ici, jus- Drdre catho- . {.
NDRE. »
r Les Jésuites jugeait plus avaient joui eptre de Cak à son tour; et de justice
dont un prince schismatique, donna l'exemple à, plus d’un souverain catholique. Alexandre ne voulut étayer son décret de bannissement que sur des motifs religieux. Il répugnait à sa conscience de faire appel aux passions ou à la calomnie ; il ne chercha point à, flétrir par. de mensongères accusations, les Prètres sg naguère encore il honorait de sa bienveillance. resta équitable dans les sévérités même de son. ukase, L'archevêque de Mohilow, qui avait tant con-, tribué à maintenir la Société de Jésus au moment de. sa suppression, sous Clément XIV ,exécuta à la lettre les ordr es que Galitzin lui intima. IL prit des mesures pour que le culte public n'eût point à souffrir de l'enlèvement des Jésuites, et, dans la nuit du 20 au 21 décembre, le général de la police fit irruption, dans leur Collége à à la tête de la force armée. Il s’empara de toutes.les issues ; puis, sans avoir interrogé un seul Père, sans même leur dire les causes de.cette inyasion, on les garda à vue, tandis que le ministre lisait à Bzrozowski le décret d’exil. Le chef des Jésuites était vieux, mais il savait le prix des ignomi-. njes. En les acceptant avec joie, il se contenta de répondre : « Sa Majesté sera obéie. » La nuit sui-. vante.on dirigea tous les Pères vers Polotsk. On avait. mis Jes scellés sur leurs correspondances ainsi que! surleurs. manuscrits; on eonfisqua leurs meubles, leur, bibliothèque, leur musée et leur cabinet de physique. Le 20 février 1816, le Père Thadée Berozowski écri ait au Père de Clorivière, à Paris: « Votre lettre
| du: janvier m'est parvenue à Polotsk, où je sis de-
pyis six semaines. Notre situation dans ce pays est bien changée depuis la dernière lettre que jé vous ai! éprite, Les. feuilles publiques ne vous auront sans doute pas laissé ignorer notre expulsion de Sdint-’
Pétershourg. Elle a eu lieu le 3 janvier en Lun ‘Hist, de la Comp. de Jésus. — 7, V5,
30 BUT 8 miSforrt Aï 34
atrehéürés dé témps. Cela étippôse que/notitavot{# (& jugés bien coupables aux yeux du gouvérnément!: Enrte les deux Va qui sont dt dans L hd
HA 3} Fa
sis mère, Jots a
adinéttre à à la RAT res ne vérité mais il ést bien rare que a vérité 50 ss et Tél est, » condition dés meilleurs brin ét ele plus brel 4 lé connaissent etitore | pl ment que les autres homes. Cetévériement’est ne triste: et fachèux pour la Compagnie, “mats'it pos médiocrement étonnes. Depuis long: pou vü l'orage se forincr, étnous a DE hier qu'ilnetarderait pas d' clatkn jeu plustôt TR dns Y En (sie + on ne bl " jaait lé pouvorr, il: ést à
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M dontesttefenillena craint: pard'ageabler les bannis. 4 LePèrsRosaven défenditsonfrdariayec:une Ingique . 27 de:fait,pluséloquente:que:tous:les: discours; il fut:
clair et:sans-habjile.et profond. Sa:réponse avait. été envoyée au Ministre des &ultes, pour, qu'il en-ebtint, dans. fZnnaide: EU. était trop péremp-
toire; Galitzin |appndamneau Jai De s'enr:
peait mpa38nis.: La Compar:
gnie njignore pas:que J'ukase du. 29 désembre 1815: n'est. quele prélude dupe:prosçription plus décisives: regis, forte de son innecence,.ellene peut. pas laisser. à Fimposture ministérielle Le droit de calomnier. : :, 3 Dansce pondlit-éleré entra d'auboniféciyile:et.la So-:
à ciâté,. de. Jésus. il râgne .pnidehons. des. usages. de.
chancellerie, une;oertaine égalité qui, ne:se rencopéra pes ordisairement, dns: les, rapports, de persécuté.à. psrséeuteur. Ou sent que.les Jésuites ne désespèrent.
DA jamaisdeda justice: di Alexandre, ei danatout.ce qu'ils, 00 Ceriventils paraissent phetôt dieter:n loi qua-la:subir,:,
uechose-demyelrieur: gui here r'ÉR Send AISSERE .
isa vengeanse JuRqu'à ne:qertaine limites.
irgié qiih ne Ani-est.pas pprms:de:la:fran-.. ohir,set qu'ilila respesie per intuition.:Un:si. étrange.
Il zsaentre-le, Canr æt-les:snfants de. ri us
. | conçous:de eirconatances.pa: trahit; à ehaque phase, de:ppbannissementibesidéen novatrisas d'Alexandre:
sont'détoitéars dl sait que : les, Jésuites seront pour.