HISTOIRS
et prit. cent.einquante-trois gros poissons : au nom du Seigneur, le.camp des Têtes-Plates eut confiance, et abattit cent cinquante:trois; \bufiies, La hello ptit -mais aussi, la belle chasse tn. : :
Les Têtes-Plates avaient. pour. sanerois Les Pieds- Noirs et.les Ranax. Jusqu'alors.ils étaient. vaincus et pillés presque:sans combat, Le Christianisme, en.les dotant. d'une.famille, d’un temple, d'un patrimoine,
” leur révéla le besoin de la défense et.de la bravoure qui fait mépriser le péril. Ils étaient en garde contre les invasions, :le Père de Smet profite .de cette trêve pour visiter les. Stict-Shoi ou Cœurs-d'Alène, les Spokanes, les Shuyelpi, les Okanakanes, la tribu des Corbeaux etcelle des Serpents. La Robe Noire était partout attendue, partout saluée comme: un bienfaiteur. Les Sauvages, en l’admirant si patient. et si affable, lui demandaient dé leur enseigner:la prière qui lui inspirait tant de vertus, Une immense montagne rocheuse domine:tout le-pays. En reconnaissance des leçons. qu'ils ont reçues, les Sauvages nomment cette montagne : Leeegou-Pierre (le Père Pierre).afin:d’éterniser le souvenir du. Jésuite. Quand.il:est de retour à Saint-Louis, après ces courses merveilleuses, qu'ileontinue ençore, le Fère de Smet écrit le 3 novembre 1842:
« Je n'ai plus que quelques mots à ajouter, Depuis ma dernière lettre, j'ai baptisé une: cinquantaine de petits-enfants, principalement dans les forts. L'eau du fleuve était:basse, les bancs de sable el les chicots arrétaient à chaque instant le bateau, etle mettaient parfois en danger d'échouer. Déjà les pointes de rochers cachées sous l'eau l'avaient percé de trous; les innombrables chicots qu'il fallait sonter à tout risque avaient brisé les roues et les parties qui les convrent; pi vent violent avait :snversé la cahute du
pilote, et l'aurait jetée dans le fleuve si l’on n'eût eu soin de l'attacher avec de gros câbles ; enfin le bateau ne présentait plus qu'un squelette , lorsque , ‘après quarante-six jours de travail pénible plutôt que de’ navigation, j'arrivai sans autre accident à Saint-Louis.
Le dernier dimanche d'octobre, à midi, j'étais à genoux au pied de l’autel de la sainte Vierge à la cathé-
drale, rendant mes actions de grâces au bon Dieu pour la protection qu'il avait accordée à son pauvre
et indigne ministre. ‘
» À compter du commencement d'avril de cette année, j'ai parcouru cinq mille milles : j'ai descendu: et remonté le fleuve Columbie, vu périr: cinq de mes’ compagnons de voyage dans les dalles de ce fleuve, longé lesrives du Wallamette et de l'Orégon, parcouru différentes chaînes des Montagnes-Rocheuses, traversé une seconde fois le désert de la Roche-Jaune dans toute son étendue. descendu le Missouri j jusqu'à Saint-Louis: et dans tout ce long trajet, je n'ai pas une seule fois manqué du nécessaire, je n’ai pasreçu la moindre égratignure… . Dominus memor fuit nostrt et benediæit nobis. »
C'est au prix de tant de fatigues, c’est ens appuyant sur une volonté inébranlable et quelquefois en recevant avec joie les secours des Anglais attachés à la riche Compagnie de la baie d'Hudson que les Jésuites parviennent à opérer ces prodiges. Les Montagnes- Rocheuses étaient ouvertes à l'Évangile : sur les pas de Pierre de Smet e! de Nico olas ciples de Loyola veulent à leurtour porter la lumière au sein de ces peuples. Lé$ Pères de Vos, Hoocker, Soderini, Zerbinatti, Jofat, Accolti, Vercruysse, Varalli et Nobili se vouént à te martyre de la civilisation. Les vastes désérts enire les Etats-Unis et la Mer * Pacifique, au nord de la Californie, forment main-
Hit, de la Comp. de Jésus. — Tr. Vi, 18
tenant, un diocèse de l'Orégon, dont. M. Bianchek, Evêque de Drasa, est.le pasteur.
Au moment. où .Jes. Jésuites impiantaient. la. Foi, daps ces tribus indiennes, um événement .extraordinaire signalait leur popularité. dans. l'Amérique protestante. Le:4 juillet: de.chaque année. est, un: grand : jour pour les citoyens des Etats-Unis; Ge-jour-là, eu 1776;;le Congrès, assemblé à Philadelphie, proclama l'indépendance de la patrie..et jura de l'affranchir du joug de l'Angleterre. C'est la fête .de l'armée. et du peuple : tous y prennent part, car tous jouissent également du bienfai‘ de la liberté. Le 4.juillet 1843, le Père, Larkin fut invité par l'état-major des troupes de l'Union à prononcer le :discours commémoratif dans le camp même de Louisville. C'était pour. le:Jésuite un honneur et,une tâche difficile. Larkin.comptait.parmises.auditeurs les ministres anglicans, les officiers de terre et de: mer, ies autorités et la foule. En présence de.cette asscmblée, il devait tout. à la fois être orateur, démocrate et prêtre. catholique, américain:etmmembre de la Société. de. Jésus. Larkin ne faillit à aucun de ces titres. Les citoyens.etdes fonctionnaires de l'Union déployaient leurs drapeaux et leurs brillants uniformes; lui, paraît. au. milien..de celte multitude, revêtu de son costume sacerdotal, L'effet que.sa. parole produisit dut être. bien grand. car le journal protestant du pays. The, .dvertiser du. 7 juillet. s'exprime ainsi :
«Nous avons entendu dimanche soirun discours adressé, parle révérend.Père Larkin, à une immense. assemblée ; composée de-citoyens, et de militaires... L'orateur n'aurait pu choisir .un: sujet mieux approprié. à la circonstance pi remplir, d'une. manière plus. . heureuse la tâghe vraiment.diicile .qui.lui était im. posée, La profanes érudiion et Luis decetc
Foi.
dir. pro-
rand :