‹ Histoire religieuse, politique et littéraire de la Compagnie de Jésus [microforme] (volume 5)Chapitre 59 sur 86 · ER · texte numérisé non relu

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illustre Jésuite:revêtirent le sujet monotone de notre régénération nationale de formes nouvelles et polies, et'entièrement: inconhues: à son:auditoire, en. joigdaût aux'!solennels'enseignemeñts de: l'histoire et de’la'Sainte-Ecriturecune dignité: et::ung chaleur qui subjuguèrent les: àmes ‘et rayirent de plaisir! et d'admiration ses nombreux auditeurs. : |

»'Vu de:loin dans son sanctuaire champêtres sa taillé majestueuse s'élevant, de le: plate-forme sur laquelle:il était débeut, presque jusqu'aux: bratiches du chénequile couvrait ; ses vêtements sacerdotaux; contrast-nt admirablement avec lés brillants:uniformes; sa figure animée et son géste rapide, commandant l'attention du ‘soldat'immobile:et du Chrétien respectueux, ranimèrent les souvenirs presque éteints: des scènes merveilleuses dù moyen âge, et nous reportèrent à ces temps chevaleresques où un humble. ministre de l'Eglise Romaine passait.-en revue des légions de Chrétiens qui, tout hérissés de fer, allaient: combattre: contre l’Infidèle pour. la délivrance: du: Saint-Sépulere. »

Chez un peuple libre et protestant. les Jésuites. ont en quelques années recouvré leur ancienne :influence. Il leur est encore permis de.se sacrifier et de mourir pour le salut des autres, En 1837, le Franciscain Benito Fernandez, Vicaire apostolique de::la Jamaique, leur:offre de féconder ce sol, où jadis: ils: furent persécutés par l’Anglicanisme. C'étaient de. nouvelles épreuves à subir ;iles Pères. du Peyron et Cothem reçoivent ordre de.s’embarquer, Les: cireonstances soat critiques. On pousse.les Noirs à la.ré-: volte, sous prétexte delles préparer à la.liberté. Rien: ne les u disposés: à. ce changement de condition ts: peuvent en abuser ;'ils entérident: atour:dleux des: apôtres de toutes les sectes qui, cherchant à donner

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à leu: :’aresse native une consécration biblique, leur. appren”cntd'avance à mesurer du principe:émaneipateut. Le: Jésuites ne se'.demandent pas, avec lecomte, de Maistre, si les Nègres sont dignes du.bienfait de. l'éducation. Ils ne disent ÿas comme l’éloquent publiciste (1) : « L’immense charité du Sacerdoce catholique a mis souvent, en nous parlent de ces hom-. mes, sès désirs à la place de la réalité, On ne saurait fixer un instant ses regards sur le Sauvage, sans lire l’anathème écrit, je ne dis pas seulement dans son âme, mais jusque sur la forme extérieure de son corps. ii est visiblement dévoué; il est frappé dans les dernières profondeurs de son essencé morale, » Cette terrible question, soulevée par le comte de Maistre et combattue par les philanthropes, ne préoccupe point les enfants de saint Ignace. Libres ou esclaves, natures incapables de développer les facultés de l'es-: prit, ou hommes courbant sous la servitude une intelligence seulement engourdie, les Nègres ne seront pour les Jésuites que des Chrétiens. Es les savent : susceptibles d’impressions de Christianisme profondes et durables : c'est de ce point de vue qu'ils étudient leur Mission ; c'est de là qu'ils partent. Leur présence fut un stimulant pour le Clergé ; ils parsourent l'ile, ler exemple fit plus que leurs paroles. Ferdinand VII, encore maître du Mexique, avait .

rétabli la Compagnie de Jésus. Le cabinet de Madrid.

-connäissait l'irritation des colonies espagnolos. Il les savait disposées à la révolte : il'espéra que les Pères de l'Institut, tant regrettés dans lé Nouveau:Monde, pourraient conjurer la tempête dont la métropole était menacée. L'Amérique du sud ‘n'attendit pas l'effet de cette tactique. En 1817 elle proclama son indépendance, et, parmi les reproches que ces.colo-

(1) Soirées de Saint-Pélersbourg, t. 1er, x. 99 et 101,

nies adressent à la cour d’Espagne, elles l’accusent « de nous avoir arbitrairement — c’est le texte même . de leurs griefs’ que l'histoire va citer. — privés des Jésuites, à qui nous devons notre état social, la civilisation, touté notre’instruction et: des services, desquels nous ne pouvons nous passer.» Ainsi, à cinquante ans dedistance, l'Amérique du sud ne pardonnait pas encore à l'Espagne de lui avoir ravi ses missionnaires , qui avaient formé les générations mortes ; elle se faisait un titre de l'injustice envers les Jésuites, pour briser le: lien unissant l: métropole à la colonie. Au Mexique les choses ne s’arrangèrent pas de cette façon : il sy trouvait quelques vieux Pères pour travailler à la reconstitution de l'Ordre : Joseph Castagniza, Pierre Canion, Antoine Barroso et Ignace Plaza se mirentà l’œuvre. Ils succombèrent bientôt, et Canton seul se vit chargé du fardeau. Ce fardeau:était lourd, il le porta sans chanceler. Le collége de Saint-Tidephonse fut rétabli, un Noviciat fondé, et en 1819, les Jésuites,guidés par le Père Francois Mendizabal, s'avancèrent vers Durango, où l'Evèque:ne cessait 4e réclamer leur concours. D'un autre côté,le Père I.erdo marche vers iaPuebla deLos-Angelos, oùl'attendent tes acclamations et les chants de reconnaissance du peuple.La Compagnie se voyait aussi respectie dans ces contrées qu'aux jours de sa plus grande puissance. : elle allait y reprendre ses projets inierrompus et donner cours à ses Missions, lorsque, le 21 janvier 1821, le décrét de suppression voté par les Cortès est promulgué au Mexique. La Compagnie n’y existait plus légalement; elle se dispersa, et ses membres nes’occupèrent qu’à faire isolément le bien. Au milieu des révolutions dont ce pays devint le théâtre, les uns se renfermèrent dans l'exercice du | ministère sacerdotal, les autres, comme les Pères

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Mürque et Arillaga, hononèrentilet:: ratrie per des éuvrages/tiitéraires -ou:roligieux: Basile Aslagé sx rtout se’créa-une position polétiques puril'acuimité sis sonesprits létendne désesconmaisssaces ot la vigueur déson:style. Jésuite ioujours: et-partout, ik fai néan moins Nr cé nager pendant, deux légidlatuees:ou Sémat’ de: la République moxivuite.!IL:défenditkes iamunités de : l'Eglise: si sauvent attaques danse Gongrèss ik repoussa:avec énergier}es ouirages dont quelques écrivainsiessuynient decouvrir la Société-de Jésus,et 0e :fut peut:être:aux lumiseux écrits d’Aril: laga: qu'elle: dut.son: rétablissement: partiel dans ce pays. Le: 21 juin 1843; le Général. Santa-Anna rappelait'les Jésuites: au Mexique. Ll‘ouvrait. à leurs: Missionnaires:les Chliforuies, la Sénora,, Cinaloa, Chiguagua;, Durango et‘ d'autres intendances, « efin qu'ils $y appliquent -exelusivement àeiviliser lesitribus:re< gardées :comme:barbares, parse, que; meniionne:le * décret; nous mettons: de cetteimanièrsilintégrité de notre territoire ‘beaucoup:plus: en-sûraté: mi:

Au milieu: des: révolutions: qui :affranchissent où désolent lé NouvesuMonde:et: l'ancienne: Grèce, et qui, de toutes les extrémités de:la:térre, semblent se donner: la:main pour: des régénérations:que: la force seule ne:pourra:jamais consagner, las Jésuites me prennent:aucune part: à-ces] lumultes de; l'indépendänge. République:ou monarchie, colonie. ou état libre, toutes: les formes :de:gouvernement:leur sont indifférentes, pourvu que;la Fdi catbolique:y prospère avec, les bonnes. mœurs:Ii ne leurcappartient pas de se jeter dans; les sanglants: conflits, d'épouser Les querelles des:uas::au : détriment : des:antres ;; ils-daivent rester neutresitant que la-Religion:n'estipas:enipénih, Leur Apostolatn'à pour drapeau: que la Groix; quielie triomphe; en assurantile bonheur ides:peuples,:.et

:Yumbition dés Missionnaires séra sâtisfaite. ls'ten- -déntàa ve but'aux Etats Unis et an Mexique: düns-les afles de l'archipel grec; ‘en’ Albanie èt'eù :Syvie; c'est -énvore/ lé: mémeévati qu'il font entendre sous té poids ide l'oppression et4éila-misère: Il y des chtidtiques sdélaissési dns :06s: dernières cüfitrées:1à Société ‘de Jésus dut'inévitablément y! évoir(kes /réprétentatits. Deuxidisciples:d:isuint Tgmace furent envoyés dès 480$:poursoutenir la F6i: pattes Héllènes. Dôoninique |Veatari et'Fordinand':Motté: avéeptent Phéritage decdouleur qui leurisst éffert.

Be longues années suvotilèrent Mbbppotter ‘de

æmôtables changements à eette situation: Le rot Othon emtouragéa le idévouement :des!Pères; il les: visite ; mais cette protection: ne: confure point les 'souffrances carie février 1837, :le Père Frando écrib'de Syna at Père Guidéé :.« C'est x la graride pauvreté de nos Missions ique la Compagnié est: redévable de l'avantage dé leb posséderencore/ O'eést parce qu'elles étaient si indigentes que: les autres midsionniairesine les.ont;pas acceptées :après:ila:suppression:de l’In- .stitut,.Nous:n'avons -dans l’archipel.que: deux Résidences, l'une. à l'ile de Tenog; l'autre à: Syra. C'est. à Syraiqu'en 1778; la jour de-Noël, un.de.nos missionmaires apprit, en commençant la:messe,.qu'un vaisseau frangais faisait àl'instant méme naufrage presque à l'entrée.du port. .Aussitôt.se tournant-vers le peuple : ::« Mes.amis,.ditsil,.voici. desmos. frères, Français qui.se trouvent, dans. le plus, pressant danger.: Allez, volez.à leur secours. C'est ;ce.que. vous pouvez fe de plus agréable à Dieu dans celte grande fête. » l'instant l'église esbebandonnée, Hommes ie grands:et petits, tous courent à k mer,.se jettent à l'eau,.en retirent. trente-quatre personnes. et donnent au moins la sépulture àceux. des naufragés qui avaient péri.

.». Les deux Résidences sont si pauvres qu'avec nos rentes annuelles et les aumônes de nos messes, nous pouvons.à peine nous procurer la nourriture et les vêlements de première nécessité. Aussi notre trèsrévérend Père Général nous envoie-t:il de temps en temps quelques secsurs pécuniaires. Mais, outre

notre pauvreté personnelle, la résidence de Tine n’est qu'une vieille masure complétement. inhabitable, d’abord parce qu'elle menace ruine tous les jours et qu’elle peut nous écraser d’un moment à l'autre, ensuite parce qu'elle est sur une hauteur, exposée à tous les vents et à des brouillards fort malsains qui ue se dissipent presque jamais. Ce qui estencore plus fâcheux, c'estqu’elleest éloignée de toute habitation. Ainsi nous sommes forcés de la transporter dans un endroit plus sain pour nous et plus avantageux pour le bien spirituel du prochain. Mais pour cela nous devons recourir à Votre Révérence et la supplier de nous aider de tout son pouvoir æt de tout son zèle charitable à bâtir une nouvelle demeure:

». Nous sommes eu tout sept Jésuites, cinq Pères ‘et deux Frères coadjuteurs. Les Pères de la résidence de Syra y sont professeurs au Séminaire fondé l’année dernière par monseigneur Louis Blanci, Légat apostolique. Le Père Henry enseigne la philosophie, la théologie dogmatique et morale; de plus il a la charge de Théologien de Monseigneur. L'autre missionnaire, le Père Quéralt, professe la grammaire et la rhétorique; et, comme il possède bien la langue du pays, il s'occupe aussi à prècher et à confesser.

» -Syra est une ville sans aucun village aux alentours et peuplée d'environ 4,000 catholiques ; elle est entièrement séparée de l'autre petite ville bâtie récemment au bord de la mer par les Grecs schismatiques, qui l'ont appelée Hermopolis. L'ile de Tine

peut avoir 8,000 catholiques répandus dans plusieurs villages ; mais la phipart ne sont point mêlés avec les schismatiques. La Résidence se compose de trois Missionnaïres (je suis un des trois) et de deux Frères coadjuteurs. Le Père Kuzyriski'ne pouvant, à cause de son grand âge, apprendre la langue du pays, dit seulement la messe et a soin de la miaison en notre absence. Le Père Osmolowski prêche et entend les confessions dans notre église ; c'est là son occupation ordinaire. De temps à autre il fait aussi des excursions dans les villages. Quant à moi, je n'ai rien de fixe; mon emploïest de parcourir les villages de l'ileetles différents diocèses de l'Archipgl pour y donner les exercicés spirituels et y faire dès Missions. Souvent même je suis invité à me rendre à Smyrne ouà Cor stantinople pour le.mêmé objet.

!‘» De toutes mes Missions, la- plus périllénse fut celle que je fis lors: du soulèvement des Grecs à Constantinople: Dans la première crise de cette révolution, des troupes d'Infidéles armés et furieux infestaient tous les chemins et toutéheure. Le Grand-Seigneur avait donné des ordres ‘sanglants qui s’exécutaient ” avec une cruauté inôule:; ét; tandis que le’ sang de tant de malhéureux Grecs coülait ailleurs et le jour etla nuit, nos ‘bons catholiques‘ne laissaient pas de venir courageusement'en plein jour aux ‘éxerciées de la Mission. Îls ‘afflusient dans Féglisé non-séulement pendant ces huit jours, mais aüssi toutés les fois que j'y préchai dans: l'espace de trois mois environ’ Longtemps avant la’ fin de la nuit, une foule de Fidèles’se prestaient autour du saint Mribünat pour faire leurs confessions générales : tout cela sans qu'une seule personne éprouvât d’accidént fâcheux , grâce aux bons soins de ta Providence ‘et à la Ltrinthrs spé ciale de la-sainte Vierge.

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.« Voua désirez savoir, monrérérond Père, sinons, recueiHonsides fruits abondants de nos travaux:apostoliques. Hélasije vous le dis en gémissant, depuis cette malbeurause révolution nos pauvres Missions se gâtent:peu:à:pen; des-vices:sens nambre-s'intnoduisent, et surtout l'inerédulité. Nous soromes obligés de:traveiller : beaucoup, de soufrir::autraordinairement:, je ne: divai plus pour «étenireset accrottre: la piété. mais poun conseryer.seulament se qui: reste encore, de Bpligion dans Jle:cæur des Fidèles, raste prénieux quivardiminuant tons:les)jours.n.

__ASoutari,cettesitualionpourles Jésuites demandés par l'Évèquese complique de toutesles vaxationsique pentinventer:le fanatisme: musulman: Ha;ont l'eppui des. Consuls pnnopéenss mais, pouvrse: soustraire; à l'insatiable cupidité dea Pachas.at des Gadis, de n'est pes assez. En Synie..où le mouvementeatholique est plus prononcé, les.enfants desaint Ignace, sous l'inspiration du;Père Maximilien :Ryllo ; ne désertent nila cause de, Dieu uicelle. de l'indépendance: religeuse. Les: Pères. Planehet, )Soregnn:, Vatout:et d'Houfgnt,à Beprouth:Riecadonne, à Zablet; Estève, a Bifkoia; Canuti:etObrompalski, à Ghezir, essaient decregommener. les.grandes missions d'autrefois: Le % mars.:1844, Plançhet. écrit aus Père. Maillard : MVousêles perséoutés.;et: nous le. sommes aussi; mais nous ne le, serons, qu'autant, que :Dieusroudra. Une. partie de,notre.œuvre;ast de. soufftirlo perséoution, etes n'est.pas la parlie-la:moins-glonieuse, Nos Pères qui trayaillèrent autrefois, dans: ea: pays. que nous babitons furent: aussi peréouléss:ils m'en ont pas moins fait.de grandes, choses-pour la gloine de Dieu, e6-leurs.noms : vivent..encare anvironnés: de l'amour plde.la reconnaissance des peuples».

Ces peuples, ici sédentaires.et.agrieples. Bserrants

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