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et de fortune pour se rappeler qu'ils sont Catholiques.
Comme lui, plusieurs Pères dé la Société:ont action sur les masses par l'éloquence:; on én voit d'autres qui, sur’lés pas de‘’Rozaven, de Taparelli, de Vico, de Dmowski, de Rothenflue, dé'Liberatore, de Buczinskr et dé Romano, cherchent à donner à la philosophie une direction plus sage.-Rozaven, l'implacable logicien, traite dé la certitude ; Taparelli, du droît naturel ; Romaño, de l’Aomme intérieur ; Rothen: flue initie les jeunes gens dux étudés philosophiques. Prat compose’'son Æistoire de l'éclectisme alerandrin, sa Vie dé saint frénée et son Essai sur la destruttion des Ordres religieux en France pendant le dix:huitième siècle, vaste champ où d'autres viendront glaner après Ii moisson; Pointelle, Sewal, Joseph Recve, Manera, Édouard Walsh et Peters Gandolfy se livrent à d’autres travaux historiques ou oratoires, Boone, Vander Moere et Van Hecke-reprennent er: Relgique l'œuvre interrempue des Bollandistes, tan:ii; que Carrafa se livre aux mathématiques transcendantes, Ducis et della Rovère, à la physique, et que Pianciani devient l'un des chimistesles plus distingués de l'Italie. Le Père de Vico, renfermé dans son observatoire du Collége Romain avec Sestini et de Solis, ses collaborateurs, approfondit le cours des étoiles; il indique aux astronomes d'Europe la marche qu’elles doivent suivre. Vico est, ainsi que Secchi, un Jésuite qui embrasse l’universalité des connaissances humaines, qui correspond avec toutes les académies et tous les ministères, et dont le nom est salué comme une des gloires de la science. Les travaux de ces deux enfants de saint Ignace ont quelque chose de prodigieux (1). Secchi, dès ses pre-
Qt) Voici ce qu’en peu d’années les études du Père de Vico ont produit :
miers pas dans l'archéologie, s'élève au plus haut rang des philologues et des antiquaires. Les recherches d’Ennius-Quirinus Visconti sur les Musées Pio- Clementino et Chiaramonti, sont célèbres. Grégoire XVI, en désignant le Père Secchi pour la publication du Musée étrusque, semble par ce choix seul mettre hors de ligne le Jésuite. Dans sa critique, la force est toujours unie à la modération, et plus d’une fois cette impartialité a procuré à l'écrivain la gloire si rare de voir ceux dont il avait jugé les ouvrages reconnaître eux-mêmes la justice de ses censures. Après Bosio, Daringho, Bottari et Boldetti. on croyait qu’il n’était plus possible de recueillir quelques faits importants sur les antiquités de Rome. La Roma sotterranea du Père Marchi démontra le contraire. Arthur Martin et Cahier révèlent un nou-
Le 23 novembre 1832, découverte de la comète de Biela, à son rètour au périélie, faite la même nuit qu'Herschel la vit le premier cn Angleterre (Voir Asr. Nachr,, n° 236, p. 317, 319).
Le 5 août 1835, découverte de la comète d’Halley, qui n’a été vue ailleurs que quinze jours après (V. Astr. Nachr., n° 293, p. 71, etc,)
En 1838, diverses découvertes sur l’atmosphère de Saturne (Comptes-rendus de l’Académie des soiences, t. XV, 10 octobre 1842, p. 748).
En 1835-1839, découverte des deux satellites les plus voisins de Saturne, qui n’avaient été vus que par Herschel. Cette décuu. verte s'est opérée au moyen d'une nouvelle méthode qui les rend visibles avec des lunettes plus petites que le grand réflecteur d'Herschel. La nouvelle méthode du Jésuite, que M. Arago appelle précieuse dans-son rapport à |’... :émie, donna occasion au même M. Arago d'en faire une autre sur la dispersion des rayons lumineux dans l’œil humain (Comptes-'endus du 10 octabre 1842, p. 747, 750, 751).
En 1838-1839, détermination du temps périodique de révelution des deux satellites de Saturne (Comptes-rendus, ib., et fragments sur les corps célestes. Paris, 1840). -
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veau Sirmond dans leur #onographie des vitraux de la cathédrale de Bourges. En expliquant les peintures du moyen àge, Cahier, au dire des savants fonde une nouvelle science ; il répand de vives lumières dans la patrologie et la patristique. l’histoire des œuvres et de la doctrine des Saints Pères. Artiaga étudie les langues orientales; il déchiffre les inscriptions arabes dont l'Espagne est couverte. Suivant les pas de Tom Adam, qui, pendant la suppression de l’Institut continua parmi les Anglais la réputation littéraire des Jésuites, Robert Plowden écrit ses É/evations sur les grandeurs de Dieu. Il est Polémiste comme Kohimann, Arillaga, Rozaven, François Pellico, Deschamps et Cahour. Les occupations si mullipliées des enfants de saint Ignace semblent s'opposer à cette multitude de travaux intellectuels. Brésciani, dont la pensée est si profonde et le style
‘En 1839-40-41, détermination de la rotation de Vénus sur son axe, exécutée avec un genre d’observation que M. Arago a qualifié de nouvelle méthode et d’heureuse idée. Le résultat que les astronomes tentaient en vain depuis longtemps d'obtenir avec sûreté a étéobtenu par cette méthode avec une longue série d'observations, de sorte que, selon M. Arago, il n'est plus permis de douter de la vérité de ces importants résultats (Cnmptesrendus, 22 juin 1840, p. 952).
En 1840-41-42, première détermination approximative de la position de l’axe de rotation de Vénus dans l’espace.
En.1841-42-43-44, découverte d'un grand nombre d’étoiles nouvelles. zx
Le 23 août 1844, découverte d’une nouvelle comète appelée la Cométe périodique du Collège Romain (Comptes-rendus, t, XIX, no 10, p. 484).
Le 25 février 1845, découverte d’une autre nouvelle comète de période inconue (Comptes-rendus, 1845, mars).
Le 9 juillet 1845, découverte de la comète d'Encke à son retour au périélie dans cette année (Comptes-rendus, t. XX]; n° 5, p. 323).
sis pléin d'élégance antique, réuuit. dans: ses- Prose seelte:le précepta à Fexemple. D'autres,. comme: le Père: Wiere; créent des:musées et des cabinets d'histoire naturelle ; ils franchissent:les plus hautes mon- . tagnes pour se:livrer à des observations: hypsométri- ‘quesi ou; comme le Père Gotteland, ils entretis1nent, du fond de: là Chine, des relations:savantes avee les académies d'Europe. Vieh, Bosch, Possoz, Garcia, Carminati, Carlo Grossi, Rostagno, Pitron, Macutewiez, Gury, Freudenfeld, Loriquet, Bearclita, Guibert, Pouget, Gil; Paria, Bado et de Guilkermy sont érudits, philologues, poètes, biographes:ou maîtres dans l’art d'élever:la jeunesse: « Les.Jésuites, et c'est M. Lili frimème qui le confesse: (1), les Jésuites ont'des professeurs: pris dans toutes:les:sommités de la seience, et l’on rencontre parmi ees. Pères des hommes fortiinstruits. Ce sont: en général:des hommes de bonne Compagnie. »
En présence de tous. ces ouvrages, qui, pour les enfants de Loyola, ne doivent.être qu'un soin secondaire, ons'étonne déjà de la grandeur des œuvres entreprises et réalisées. Il n’y a que peu d'années que
l’Institut a recouvré l'existence; il a été agité au de-
dans. et au dehors ; il s’est vu le point de. mire de toutes les attaques, et néanmoins il a marché dans sa force vers de nouvelles destinées. On condamnait à lim juissance la Compagnie de Jésus; on l’environnait ‘de haines et dé défiances ; on s’efforçait de l’étouffer en la montrant aux nations comme l’ennemie de leurs : droits, de leurslumières et deleur.bonheur, Pendant ce temps, son sein se dilatait pour recevoir leshommes de tout rang qu’une sainte vocation appelait aux luttes de l'esprit, aux combats pour la Foi.
(1) Revue des Deux-Mondes, deuxième lettre de MiLibri, 1848.
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. La:Société de:Jésus, honorée par les Pontifes, estimée par’ les Peuples, et devenue la conseillère des Rois, avait vu jadis les héritiers des plus nobles. familles de l'Europe:se:vouer:àson service. Cette passionde l'humilité pouvait alors s'expliquer. Le monde disait qu’un grand de la terre se faisait Jésuite pour dominer par la prière; tandis-que:ses: parents gouvernaient les provinces ; commandaient les armées ou rendæient la: justice au nom du-Souverain. Maintenant cette hypothèse elle-même n’est plus qu’une impossibilité. De ses richesses, de sa puissance d’autrefois., la Société de Jésus n’a gardé que son zèle toujours actif, par:ses:vertus et ses talents. Dans les conditions que la: loi luitrace, elle n'est pas moins féconde que par le: passé. Elle n’a plus: d'influence à exercer sur les choses de laterre: elle se renferme dans son action sacerdotale, et pourtant elle évoque encore de grands noms; elle faitinaître de ces sacrifices dont les hommes ne veulent.pas comprendre l'héroïsme.
Des Rois renoncent à leur couronne et des Prin: ces de l'Eglise à la pourpre: romaine: pour vivre. et mourir Jésuites. Charles-Emmanuel de Piémont et Odesealchi ont offert ce rare:exemple. Des jeunes gens à qui le monde, la fortune: et les: dignités: souriaient, arrivent à leurtour., et Nicolas: de Maccarthy, Christian de Chateaubriand, Xavier Patrizi, Auguste Altieri, les deux: Clifford!, Dunin et de:Haro se dépouillent de leurs richesses ou de leurs espérances, afin de se consacrer à l'Institut de Loyola. Les deux Weld, Robert O'Ferrali Polidori, Szczytt. de Theux, Eouis de Boisgelin, Pic.de Blacas, Camille Palavicini, della Rovère; de Reversaux, Taparelli d'Azeglio, de Stockhalper, Amédée de Damas, George de Zeil, Albéric de Foresta, Sinéo della Torre, Sagramoso,
Spencer, Grimaldi, Xavier de Ravignan, O’Brien, Philippe de Villefort, de Gottrau, de Frowell, Preston, Antici, de Werra. Darrel, Caraffa, Solis. Montemayor, Maxence d’Astros, Amable Du Bourg et Roberti se rangent avec orgueil sous l’étendard de Saint Ignace.
Ils sollicitent la gloire des opprobres et l'honneur des humiliations, |Ils accourent, plus modestes que le dernier des frères coadjuteurs, se livrer, en enfants d’obéissance,'à tous les devoirs de l’Apostolat, de l'enseignementéet ; de la charité. Contre tant d'adversaires que la{Société de Jésus voit surgir autour d'elle, ies discipleside l'Institut n’ont pour armes que la prière et la patience de la croix. Ils ne provoquent point les tempêtes; mais ils savent les subir sans effroi, sans orgueil, sans découragement. La persécution devient, comme le martyre, l'héritage qui leur est réservé dans les conseils de la Providence ; car, du jour de leur fondation à celui où se termine cette Histoire. à qui mieux qu'aux Pères de la Compagnie de Jésus peuvent s'appliquer les paroles que le Christ adresse à ses Apôtres (1)? « Vous ne m'avez pas choisi; mais moi je vous ai choisis et je vous ai désignés pour que vous marchiez et que vous produisiez des fruits et que cesifruits subsistent. Si le monde vous hait, sachez qu’il m'a haï le premier. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait à lui. Souvenez-vous de ma parole, lorsque je vous ai dit : le serviteur n’est pas plus grand que le maitre. S'ils m'ont persécuté, ils vous persé. ::: sont. S’ils ont conservé ma parole, ils conserveront aussi la vôtre. Mais ils vous feront supporter tous ces outrages. à cause de mon nomiet parce qu'ils ignorent ent qui m'a envoyé. »
(1) Evangile de saint Jean, ch, XV.