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son une intolérance cruëlle, minent les fondements des Etats, l'attachement à la Religicn de la patrieiet détruisent le'bonheur des familles en y portant l'es: prit de discorde. Toutes les actions des Jésuites ont pour: mobile l'intérétseul, comme toutes elles ne sont dirigées-que vers l'accroissement ilimité de leur pouvoir. Habiles à excuser chacun de leurs procédés illégaux par quelque règlement de leur Compagnie, ils se sont fait une conscience : aussi vaste que dopit D 1» D'après. le témoignage du. Pape Clément XIV, “les Jésuites, dès leur établissement, s'étaient livrés à des basses intrigues. avaient des, disputes conti: auellesien. Europe; en Asie, en Amérique, non-seutement entre eux, mais encore avec les autres Ordres monastiques, comme avec le Clergé séculier..et. les établissements de: l'instruction publique; ils agissaient même.contre les: gouvernements. On se plaignait de:leur doctrine, contraire aux bonnes mœurs etiau véritable esprit du Christianisme ; on les accusait surtout d’être trop avides des-bicns de ce monde, Toutes. les mesures.prises par les. Papes pour mettre fin à ce scandale ont été ineficages: Le mécontentement croissait, les plaintes se succédaient, les esprits se révoltaient. "1 les liens mêm du Christianisme se-relächaient, Quelques-uns; les ‘Mmonarques catholi: ques, ne voyant point: d'autre: moyen de détourner l'orage qui: menaçait, de destruction leur Eglise ;. se virent obligés d’expulser les Jésuites de leurs Etäts:ir C'est dans.ce sens que s'exprimait'alors le Pape; dont la. pénétration découvrit la; cause: de. tant: de maux dans les. “principes. fondamentaux: dela Compagnie
dissoudre cette Compagie pour rendra ordre « h paix à l'Eglise.
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-i:mdors: de:l'éléignement des Jésuites ide Saint-P6: tersboueg;!il fut déjà: question :de:les renvoyeritous hors ide la Russie ;1hiais: Votre Majesté: Erinpériale à déeliné ette-niesure, ‘par:la: raisôn. qu'avant dé l’ef fectuer ilfallait trouver des : Bcclésiastiques connais: sant les languésétrangères; afin de pouvoir #empluvèk pes put les voa sinsi qué dans d'autres endroits: [} : JD St91 j'. 93 POCHE 14 ZU5E 5Jl -0h Maintenant quil rte reniseiprements pris par moi que les autres Ordres monastiques du ouitè catholique: romain peuvent: fournir lé nombré sufñsant de Prétres capables dé rémplit les fonctions de leur sacerdocé les :colonies; ét que, ‘de l'autré côté, les Jésuites sé montrent plus coupables qué jamais. : ‘j'ose proposer à For: Majesté” PDO d'ordonner ce qui suit : ” sLes Jésuites, stétant mis par Jébr évndtite: ‘Hôts de:la protéction des 10is de l'Einpiré ! comité ayant oublié non:seulément les devoirs sberés de la-récons naissande, mais:encore céux que lé ‘sernténit'dé sujet lour'iaposait,-seront ronvoyéshérs dés Frontières dé l'Empire; sous la Surveillance’ dé a-police; et ne) ‘tre ront jamais y’entrer:s0ts: duels Foraie' ‘et‘dénômi: nation que de/s0i. ge de 29864 207, 624049 290 «Dix:-autrés arlic hégianti expliquéatiol torros boränt le décret d'expulsion, s'attithent:dans leurs détails à renüre plus dur sel exil; qui nese bise sub aucun: ait so ON Pete Micro des vale coniétat ainéi + 1139 glitreët 45} 19e {x BOHO JT ‘4 En; ‘fée! que : Votre : Majesté; Hnpériotés daigné agréer: ‘cesipropositions; j'osétais ta supptiér de: char ger leiMinistre de’ l'intérieur} les fhatices ét m6, Chsoun'pouree qhi-le’ tarte, ps Poréeatibtr nm diate ‘dés articles el-désamgi 24100 21100 Sibio4ib » C'est ainsi qu'un terme sera mis ve R ste" L.
int-P6+ or'touls ériale’k de l'efi onnais+ mplavètr Fouties PAIN 33H snts pris du ouitè ié sufftions de l'autre
Jexistonedoe Jéshites indobités.sem niset-auxcauterités delEtat;pemairelles -ils doivent; id'apnèmie'psæole de saist Paul tie souris, non:seulement:parila crainte du châtiment, maissausai pat: le: devoir della æonstiences Ainsi serorit:éloignés des hommes privés Ar 66s:séritables: luutières qui viennent: d'en; haut, sourds À da:vois de:saint Jarques.-dont Es saintes paroles terminené la huile! par laguelle de Pape: :@6smént XEV .aisupprihé:la Compagnie, do:Xénsé : »0iŸ œtil quelqu'un: qui passe: pour sage et pour savant “:ientre:vous ? qu'il fasse paraitre-ses:œuvres dans la 1; suite d'une ‘bonne:vie:avèec unie sagesse: pleine.de x::doucour.: Mais, sivous avez daris, le::cœbuir! une :jd- *blousiéipleine d’armertume:et:wn:esprit: de contens tion,::ne Vous: glorifiez : point : faussement :d'êtee x; sages ;:etñe mentez ebntré la vérité: :Ce n'est pés » Ah:laisagesse qui vient :d’en haut; mais :6’est:rutie “sagesse terrestre; :anithale, diabolique. Car: oÿiby x ‘a jalousie etiun esprit: dé contention, H'y a:auebi # du:trouble.et toute sorte: de désordres. Mais:la san\gebse; qui:vient d'en: harié est: premièrement chaste,
" puis amie dela paix; modérée.et-équitable; docile, sipleire; de: misériconde;;et: des fruitsiides bonnes »)iœnveespielle ne juge pas, elle:n'esti pas :douklesét +. Masinulée. Or, Les: fruitsde:la : justice: Se :AèDR alt a: das da: paix: per: aeuS ae des: cœuvres::de SopRiEbao 22 5 SE 20 06m ais tieigout 49h 910908
Voilà encore un: édit de bsanissément aontre as
‘disciples dé Hinstituts:ila: Russie, les cbagsede ison æeinicomme la: Fränoe; W'Espogne, le Portugal, 2tplessotie duché de:Parme:le rent ab dix-huitièmis siècke. Un petit fils de la: grande:Catkatine:epplique “aux Jésuites, 'préserrés della mort par son etèute;bos -pstoles:que Cliémänt AY ‘lui: jetait ‘en dicenriautiip ôrps:-Wélite; de Favinég chrétienne. Pdrunc:de 220
Ænomalies auxquelles l’histoire de la Compagnie nous -à forcément habitué, tous tes Monarques qui se laisséent entrainer dans les voies de l'arbitraire, tous les Ministres. qui signent des décrets de :proscription, tous les: peuples qui regardent passer ces exilés ne aongent pas à se demander de quels erimes:on les <adouse. Il! existe. une loi qui sert de base à chaque Code criminel et qui est le fondement de toute jusice. Cette loi, aussi vieille que le monde, défend de punir qui que ce soit avant de l'avoir fait juger et ‘d'avoir ‘précisé les imputations portées contre ‘lui. ‘Les Jésuites n’ont jamais pu jouir du bénéfice de:cette -li: À Lisbonne, le marquis de Pombal les:condamne -de:son chef; :en Espagne, Charles IIL et d’Aranda, ‘sh ministre, les suppriment; les Parlements de France, aux ordres de: Choiseul et de madame de ÆPompadour:, fabriquent des arrêts ‘où: l’iniqhité le dispute à l'ignorancé. À Rome même. dans une ‘heure dè cécité pontificale, Clément XIV brise la "Société dônt les:plus saints, dont les plus grands de «Ses prédécesseurs sur la chaire: de Pierre ont glorifié és sérvicés ét honoré les vertus. Chez ces peuples de emœuts si divèrsés, mais qui tous tiennent à la légisation naturellë:comme à la garantie de leurs droits, le Compagnie de Jésus a souvent trouvé des ueéhsa- Aeurs; dexproscripteurs et de bourreaux, elle réclame encore des magistrats intègres. Elle a été condamaée, AEtrib; exilée, déeimée ; elle n'a jamais été jugée: aozLerappoit du prince Galitzin, œuvre du coseiller : -Môurguéneff ef duicomte Capo d'Istrià, ne porte pas Wempreinté: de cetté haine vivace qui se rencontre ‘seulement : dass : des! hommes ‘âppärtènant: au. mhétne æülté::On ne: charge pas lei Jésuites de:crimeë ima- ‘#insires, oh ne dénature point :leurs vorrespondanæes > on semblé invoquer le prétexte 1e plus plausible
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DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS. - 146 pour les je ch au‘triomphe des Sociétés Bibliques ‘ét Lecce rêves dé fédération d'Alexandre; mais le docu- ‘ent oficièl reste dans les bornes d’une modération calculée. Le gouvernement possède les papiers de:la ‘Compagnie, ses correspondances avec Rome et avec ‘les Jésuites de tous les pays. On'a dit et accrédité à -Pétersbourg quo les Russes embrassant le Catholi- *elsme recevatent par l'entremise des Jésuites un bref ‘’dù Saint-Siége qui leur sccordait la faculté de parat- ‘tre‘schismatiques lorsque, dans leur for intérieur, ils ‘étaient unis à l'Eglise romaine: On a même prétendu ‘que le gouvérnement moscovite avait entre les mains ‘des preuves de cette: hypoerisie. Le rapport n’en fait -dücuñe montion; ôn n’en découvre nulle trace dans “les archives ‘impérialés; tout tend même à établir ‘qu’à cette époque, si les Sociétés Bibliques et le néochristianisme à Alexandre euséent pu tourner une ‘pareille arme contre Rome; ils n'auraient pos man- -qué de s'en: servir:
Nous avons sous les yeux ‘des cûples de ces brefs, “Copies qu'on affirme authentiques et levées sur lori- -ginal: Mais, éomme l'historien doit se tenir en:garvle et se défier des falsifications ainsi que des documerts
‘apocryphes suggérés par. l'esprit de parli: comme, d'unautre côté le Saint-Siége elles Jésuites se sont toujours:inscrits en faux contre de semblables doenuments, nous ne patans y ajouter foi jusqu'à PRG plu) décisive.: |
De ce rapport accepté par l'Empereur, il siratt bien quelques excès de zèle catholique, mais ces faits ‘individuels, en supposant leur véracité démontrée, æéritaient:ils la peine sévère appliquée à tout.un Ordre? L'autorité ne les signalait que depuis très-pgu d'années ; est-il. présumable que les Jésuites aient cherché à se compromettre, précisément lorsqu'ils se
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Æauséehti en butte aux sméfianpes. de: Aux intrigues des: Sociétés. Bibliques.et des, Universités, ‘sur: lesquelles Paysan emnaionnen sd fnémphie?s 251 55200 Dour
:9Y4 la nouvelle de l'ukasequi.brise les dons enistants ‘depuis plus :dé'deux siècles entre::les Catholiques de Th Ruisie: Blanehe:et la Compagnie-de. Jésus, la: c08istérnation: fat générale. Des:1srmes coulent, dans 195 -Rglisesi) chacuñ ‘âccobrt du fond .des-steppes:pogr ‘#oirunè :dérnière fois eéux:qpi lontaispurent sonsqlé ‘Les Catholiques. :Déhs-toutes les villes où: s'élève; ane niaison de l'Ordre; des commissions furent Rommégs ibérude: gouvprnernent:s :elles:ise ;eomposèrent, d'an Mogistrat, d'un Ecclésiastiqe séculier et:d'un Reli- 1iieur. Ceséominissions: avaient :ordee - d'interroger individueHement chaque Zésuite, de: lui promettpe des avantages gañs bornes: et a fièur dü pouvoir, #ilvoulait enoncer!: à ‘l'institut; Trois: ou quatre D y Pères, sur pr ès 0e LL sen ph 8b-
Fe sæ torrher : we) idée, cotbnséi iupértaité: ide Péxisténoé à laquelle ils s9-vouaient, à ne ‘faut pas ‘goulément les’étudier au-milien des:üités ou parmi les enfants qui bénissaient-leur nom et:acquittaient, par ‘une reconnaissance dont iles préuves'subsistent eù- 6078; lesibienfaits' du l'instraction chrétiénne ‘an de Téducation piomière;: Ce ne fut point:là qu'ils apparurent plus grands qu le sacrifice de toutes:lés joies humaines que parle travail: mais il'importe defèter din regard'sur les Missions que le-gouvernement:leur donna à défricher. Dés:le 5'evrii 1805; le. Pord Fidèle Grivél'écrivait das bords du Volga à:un'de:ses iansis @e! France: V'H'#y al que vingt mois que: là Corp: guie esl'etiurgéd déles Missions, : et: déjà: i y'a :uin ‘changement: notable, T1 .y:à vent mille Eatholiques
épañdus dudé le gouverhemarit de Saratofs {ls:s0bt avisés on dx Missions: dont fit sur:kérive ganche st “füatre’sur'la rite idroite: du) Volga: Chaque: Mission lést'oomposét de dbux;trois, quatré ouci bu villages. Mai Missionest à Krasnopolis,:sur:la aige -Sauche: J'at noëf ‘vént':soicente-dèux:sommnni ênquatre'evlontesi! cincane tune assez: jolie; église Me bois 106 vo0cdh 65 01768 6109 164 TINSEY 15 Ge'nest pas iciuh Japon: niua:pays de Hurons, ce n'est pas non‘ pies un -Paragyayi; «c’est ni dimiuutif du !'Mlemagne: quant au:moral, "et jusqu'ici: iely a pas d'apparence que nous mourrions mantÿns.:de suis ‘satibfait et disposé à rester ici-volontiers.le reste Me MarWieia idee 201 trosiconuel olonpel aneb ofer -X3Les Jésuites n'dvaient'pas:en::Russie FattraitQu ‘péril pour les éxciter, l'enthousiasme:on la résistange des peuplades:sauvages pour lesshimer, Leur zèlp ne ‘Mevait éclater qu'aucommandement tuilitéire. Hhétait ‘rconserit:üans d'étroites timitei ses: franchir:eût ‘été‘un'erime itrémissiblel:H fallait être modéréidals bon’embition‘ de i:cviliser parc la: Foï:i Ts. ‘avaiobt!à vainoré les vives: invétérés ‘de Ges:populationssahs patrie; les ‘défiances::des::Grécs,: sbuvent, comimerà Riga; les ‘susceptibilités protestantes ‘refusent :aix Catholiques un peu:de” cet ‘espace ét: üle cet air: like “qu'elles savent si blontcohéméf#r pobr'elles. La :cupt- ‘tale ide la Livonie !éthit toujours la bitérintolérante par principes: au tom de Luther;elle teridsit h-0pprimer la: Rétigiôn-romainé, Chaque tente: pouvait ‘étever son temple dans lss:mursde:cetté vilbds ibétait intérditaux: séuls-Catholiques de jouir d’uneprérogéfive qu'is disputaiontdepuistrois dlèdles:'Vers: 1804, Hs "o8rent s'adresse à: l'Emporcur! Alexia deb set Ai demander des Jésulies!: Le Père Gruber rogutéb- @r'd'en faire: pastor trois én'Eivédie 91l:1débigha
eisvuse atocitent 29h ls axoil
Boseph Kamienski, Marcinkiewicz et Puell. qui arri- }vérent le 10 février 1804. Le prince de Wurtemberg ref tes magistrats moscovites accueillirent avec, em- ‘pressement ces Religieux; mais bientôt ils n’eurent ‘#és de peine à s’apercevoir des inimitiés secrètes ou +patentes auxquelles leur ministère allait être en butte. ‘La plupart des Catholiques de Riga s'étaient laissés gagner par cette fièvre de débauche qui épuise les -grands centres commerciaux. Les trois Missionnaires -#uecombalent à la peine sans espérance de succès, “lorsque, en 1806, le Père Joseph Coince se fit leur auxiliaires $ A peine a-t-il pris connaissance de la position morale dans laquelle languissent les habitants de Riga, ‘qu'il s'ingénie pour y remédier. Pir une-de ces-inex- ‘plicables corruptions dont il-ne faut accuser aucun quite, car aucun n'est responsable de pareilles mons- :truosités, le cathéchisme luthérien que les pères de ifamille se voyaient forcés de mettre entre les mains «de-lèurs enfants n'était qu'un code d’athéisme.et de finbricité. Coincé' en! oppose un qui-reçut la sanction de l'autorité; maisil devenait urgent de le faire açécepter:aux familles, plus urgent encore d’arracher la jeunesse, des deux sexes à tous les: vices précoces sd6ht:elle: portait Je:germe en elle. Coince avait me- -huré l'étendue du mal: il le conjuré en publiant des dlifres de morale adaptés à l'intelligence abâtardie de -çes peuples; il crée des écoles. Afin d'attirer la con- ;fiance des parents, il charge des fonctions d’institu- 3trices de nobles dames françaises et allemandes. Sous la direction de la comtesse de Cossé-Brissac et dela .boronne de Holk, elles donnent à ces: espèces de isalles d'asile de: l'enfance un développement extraor- -dinaire. La bienfàisance des femmes aidait.la charité ‘uiJésuite : ik triomphe en peu de temps des préventions et des instincts mauvais.
ui arrtemberg eç; Meurent rètes ou nbutte.
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Coincé avait rendu chaste et pieuse la génération | naissante, il voulut la faire libre. Dés lois iniques pesaient dépuis trois siècles sur les Catholiques, dont ! les Protestants de Suède étaient parvenus à nier les droits de citoyens. Pources émancipateurs de la pensée humaine, les Catholiques ne sont plusque des: Juifs du quatorzième siècle auxquels on refuse les : priviléges de la patrie et même l'honneur de mourir : sous le drapeau national. Le Jésuite entreprend: de:: détruire cet abus de la force, Le marquis de Pallucci': sé trouvait gouverneur de Riga au nom du Czer. Ee' Père Coince lui communique ses plans de réhabilità< tion ; Pallueci les adopte, il s'engage à les favoriser: Il-assemble les notables de Livonie, il leur: soumet) lés propositions que le Jésuite a inspirées ; un.cri de: répulsion s'échappe de toutes les bouches. Le -J6-1 suite est accusé de semer la perturbation dans:ce; pays et détendre au renversement des lois ecclésias<: tiques'et civiles.‘ Ea menace ne l'effrayait pas plus: que les insultés : on songe à lui susciter, d'autres: obstacles: Un procès lui est intenté ; mais, après six mois de débats judioiaires, l'Empereur publie un dé; cret qui garantit aux Catholiques ré pe de: croire: et de prier en commun, siloyo) Jusqu’alors ils n'avaient même pas eu le. triste privilége de faire ouvrir à leurs pauvres ou à leurs maladés les portes des hospices püblics. Coince ‘âvait triomphé du Protestantisme, il conçoit l'idée d'offrir! ut asile aux souffrances dont il est lé’ seul, cousoteteur. Tous lès moyens lui: manquent ; néanmoiné cet'homimie sait éspérér contre toute espérance, :ebs: sans autre leviér que son zèle, mener à bonne finies entreprises lés plus ardues. Un hôpital était: par lui jugé indispensable ; ilinitéresse le marquis de Pallucoi: à ses projets: Le Jésuite parle, il fait pârter ; fl'émeut
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lescétwurs;:il:réveilla dans lex Ames.Je sentiment, de lapitiéyiotile 461 juillet 1944: la: première piarse de, l'édifice-étaiti poséo..Le 16 apût 181%, coûte, demeure, de:l’indigénoe recuailleititoutes les mésères,. 1 2: - Mais l'orage dirigé par les Sociétés 168 COMr:; mebçait à:gronder sur Ja. Compagnie: de Jésu4,: Le. pèse :Coinca: était. lun: des, adversaires; de leur syart, tème s de premier: ikregoit erdre. d'abandonner cette. nohvblle patrie:que.ses suqurs ont arrpsée et:où, PAF ldpuitsaheb de,sa: volonté, ile .fégondé tant de:mi-: racles dé) civilisation, Il ifaut renoncer. à 084; uvres, si laboticusemtent-enfantées on, abjurer, l'Institut, de: soint: Zgnace. Les: Jésuites «compagnons du; Père, Cniace’et CGdinse lui-même, n'hésitent pas: un. seul: inétant. Ils: étaient entrés:proscrits, dans l'Empire. da: Rüisie.iils-en:sontirent-prosgrits. Les Catholiques #6: presssient:autour: d'eux :aves:des prières.et des lar:. mes; Coince et Krukowskipleurentavec leura fidèles, mais, le sacrifice :était,consammé ;: les Jésuites, paxti- ; reati:é peuple: leur térmpignailsa tristesse par tetchantes effwmions, Le sourarneur de Riga ne craint, paihtdeélassquien à qusregretss de.45 juidet 182054, adresse du disciplei de; lEnatitut la, lettre, BuiFanÉés)
touchant résumé de bonnes œusresaecomplies:;
-i1q De on AréE Een d'père ‘ sh els apaut "GE 24559 6 HO ESATHEU #13 b HIVHO 94161 91 OSOHUV ia vi je n'a enr St gs ab lettre dlost,ivons,nuavez hoapré le, 1; avril dernier.
C’est:que jiai toujours: espéré, zpir retarder l'épo 2 de:rotne:dépauts mais ipnisquil vient d'être fixé,
mernpnesse mon érès aérérend, Père;.de. vous prés, vesin que j'ai: donné tous: les ordre négessaires pOur, quituqus-soit-fopnni, ainsi piaux, autres. Pères qui, Hestoht hype; vpuss: a à votre: s0yagd: Les Rankiments QUE VOUS. me-WMOIsREZ
ent de res de:
Mere.
jou 29!
DE LA COMMUNS DE JÉSUS. st
mÜn tivsrévérend Pére, dans: votre: lettre, n'ont dppelé”le nf chagrin: que f'af souvent éprouve: de n'ävoir pas:été-à wéme/d6 contribuer come je Para! ets voulue 'tbUt' IE -biét que’vous- avez fait” 60 que: vous: avr véulu faire: ot, et m'ont sonibloment, péu nôtre de douleur péur'ls-pèrte! que hon-seulement lavéommunauté catholique va éprouver par votr 1 dés part! mais tousilesihabitants de Riga en génétal, lob évoles qué vous avez établies ioi jour les deutisexens: l'hôpttul'ét la-Socislé des’damies sébulièrts de 14 mt séricorde! loùs-mütuments: qui peréux: seuls -sufflé rälètit pour 'éttuster du votre rele'ér devos soma: 14 fatigdblés poui 1 vilé-dé Rigu, di ‘d'attlourd #5 te vütré'coriduité et: delle de’ vo: Pères nd vous eussenit dôné lés'p ré drdits atxregrets bica sineë rés qué icaüstnl'votré éloignement: Peisuadé: qué} sensible X l'attacheéïent: que l'én‘vong a ‘témoign vous Éprouverés, moi trésirévérendi Pere; 'quélqueb régréts dé’ quittér 18:biert que'vous aver'faitj:je"6roib les ‘adéucir ‘par laéburariee que :je:;vous donne de faire tous mes efforts pour maiptenirduns/léur- état détuel tous’lesétabiissmetité donticetté ville vousest édevable! Les visut Dierf binvères que je forme poue vôtre” bonHété "voud sutNnti parlôut; es rài jamais vous pouver mé drone propre Y r5ûb être htite/ dite Üsez' de mb ”é0itiiié d’un’ 8mi qui voub'est sincère: énit attdetles "1 MAO 29H10) 948€ a T1 2noitslhir AH oh noi nQ: : à Et, ris i. 6 oi lofhxoM 55 us 09 1107 D'2ba mi Qi Hi Pédago i9i VÉE indie dévodent à Thtimahtié éolate: sur! Lo pute es plut récütés de là Russie” Clesc:ifi que de
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Ces dbulèärs dé l'Aié et du déxps dont personieg eh éhôté /d'énéne’sétnble se: prévectipert I entste à
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HISTOJRE: : 44
Mozdok, sur le Caucase, une colonie formée-de pri-. sonniers.el du rebut de différents peuples. Cette co-, lonie croupit dans l'ignorance, ne songeant. qu'à. satisfaire ses vices et.ses haines. La force elle-même, n'a pu assouplir ces natures rebelles. L'Empereur, Alexandre veut que les Jésuites tendent. un dernier, essai. Ils ont à subir des vicissitudes de toute sorte,; des outrages de toute nature; mais enfin, vers l'an-. née 1810, ils arrivent à la solution du problème. Les, colons de Mozdok, vaineus par la persévérance des; Missionnaires, leur rendent les armes, et déjà le Père. Woyzevillo se jette dans le Caucase pour annoncer, aux.indigènes le Dieu mortsur la Croix. Des obsta-, elesinsurmontables semblent conspirer pour frapper, leurs travaux de stérilité. Les Pères Suryn et Gilles, Henry en triomphent par des merveilles de patience, et.de courage. Ils sont les Apôtres de ces hommes à demi barbares ; ils deviennent les Anges. protecteurs, des:troupes russes eantonnées au milieu de. ces ré-. gions, chaque jour exposées, au double fléau de la peste et de le guerre.
D'’inénarrables privations. d'affreuses souffrances étaient réservées aux Jésuites dressant leur tente dans ces montagnes. .Ala voix de leur chef, auçun ne recule, et, dans l'abandon de leur correspondance intime, voici de quelle manière ils. acceptent cette vie de tri: bulations. Le Père Gilles Henry, Jésuite belge, écrit de Mozdok, le 25 juin 1814 : « on vient de publier ici l’ordre de renvoyer tous les Polonais. Tout en entrant dans leur j joie, je me sens le cœur singulièrement affligé de voir partir.ces pauvres, malheureu; quenous avons comme régénérés en les transforman en. agneaux, d'ours qu'ils étaient. Maintenint. mes dépénses me paraissent, agréables, et je. ne: prévois qu'avec peine le moment où je ne devrai. plus me
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priver de mon pain, de mon diner pour en nourrir ; l'affamé, de mon manteau, de mes bottes et même de mes bas pour en revêtir les membres précieux, les frères bien-aimés de mon Sauveur. Il me semblera qu’il me manquera quelque chose lorsque je n'aurai, plus l'occasion de revenir couvert de vermines. Si j'avais quelque chose à regretter, c'est de m’être trop défié de la Providence, c'est de ne pas m'être privé davantage de mon repos pour alléger leurs dou-: leurs. » l Dens une autre lettre du 13 juillet 1814, ce même: Jésuite écrit encore : « On a été dans de grandes alarmes à Astrakhan, on a cru que le révérend Père Suryn était tombé entre les mains des patens. Depuis: sept ans, j'ai, chaque jour, de pareilles craintes sur le compte de notre Supérieur. Mais serait-ce done un: malheur, si l’un de nous, en exerçant le saint ministère, était fait prisonnier? Heureuse captivité qui probablement briserait les chatnes par lesquels l'enfer. tient les Montagnards en captivité ! Serait-ce un malheur si l'un de nous était dévoué à la rage des patens?: Nous voulons arborer l’étendard de la Croix, et le ‘sang: des Martyrs n'est-il pas la semence des Chré tiens? » 5 Le 10 août de la même année, le Père Henry n’ambitionne plus le martyre. Il raconte lescalamités auxquelles ses pauvres Chrétiens et ses soldats Cap: tifs se voient en butte, Ici ce. sont des nuées de sau terelles qui dévorent les moissons et empoisonnent l'air ; là c’est la peste avec toutes ses horreurs: puis, après le récit de ses fléaux, le Jésuite ajoute en sollicitant grâce pour sa charité: « Il me reste à demander pardon des dépenses que j'ai faites. Comment agir? Quelle règle observer lorsqu'un malade meurt faute de pain, sort de l'hôpital sans chemise ? Qu'ant- Hist. de la Comp. de Jésus, — €, vi, 3
RISTOTRR
riez-vous fait si vous eussiez rencontré lé fils de M. le comte Potocki sans bas, sans séuliers, sans culottes, sans chemise ? Pourrait-on ‘me reprocher d'avoir demandé son mouchoir à la première dame que je rencontrais, ses bottes à un cosaque, sa chemise à un autre? Mille cas semblables se présentent. Depuis Pâques je suis sans argent, et je dépense par mois trois cents roubles. Grâce à la divine Providence, je n'ai pas de dettes. Personne ne serait resté en vie pour porter de nos nouvelles en Pologne ; mais j'ai fait instance auprès du Général, et, quoiqu'il n’y ait iei aucune troupe pour les remplacer, il vient d'envoyer par une estafette ordre de faire partir de suite tous les Polonais de Mozdok, les malades mêmes sur des voitures. Quels douloureux adieux je vais recevoir ! J'en reçois de plus consolants des imoribonds qui, au moment de rendre l'âme, tournent encore les yeux vers mo, comme s'ils voulaient me dire : « À vous revoir dans le ciel, mon cher Père. » | Telles sont les vastes sonspirations dont les Jésuites s’occupent sans eesse. Ce que le Père Henry retrace avec tant de natveté, tous les autres, dispersés dans l’Empire de Russie, le confirment par leurs écrits et encore mieux par leurs actes. Le jour et la nuit ils sont entre les désespoirs de la peste et la péaurie de secours humains, Ts subviennent à tous ces maux ; et, lorsque l'arrêt de proscription Jeur est signifié sur cette terre désolée, le Père Gilles Henry adresse au Père Grivel sa dernière lettre, Elle est ainsi conçue #1 ERA CR PES ER ASE lo Bepuis seize ans que’ nous sommes à Mozdok, au pied'du ment Caucaëe; nous avons ténté inufilemetit de pénétrer dans l'intériéur dés terres oveu: pées par des: gens barbares, Païens ou:Mähométans, qui regarde::t comme une bonne œuvre le massacre
rorge Osrre
d'un Chrétien. Cependant nos travaux. n'ont pas été inutiles.et pour.les colons du'pays. :et:surtout pour les troupes qui passent sans cesse en: e8 pays, de la mer Caspienne à la Me: Noire et de: Mozdok à la Géorgie: Depuis l’invasiou dela Russie par les Français, nous #'avons pas eu un moment de repos, Le gouvernement russe a envoyé ici douze mille Polonais prisonniers, sans foi, sans mœurs; mais l'exil et les maladies les:ayant attaqués, nousen ayons profité pour les ramener:à de meilleurs sentiments, et Dieu a béni nos travaux.
» À Mozdock, nous avons deux cents Catholiques, Arméniens fidèles ; et, comme il passe ici beaucoup d'étrangers qui vont ou reviennent de Russie.en Géorgic où en Chine, et qu'on ne trouve ni hospice ni hôtellerie, nous avons bâti un grand hospiee où tous les voyageurs sont admis indifféremment, et gratis autant.que nous pouyons. Nousayons eu occasion de donner l’hospitaiité à plusieurs. Anglais, Nous avons élevé une grande. église. Après avoir tant tra-. vaillé pour le bien de ect état, on veut nous renvoyer conime tous lés autres Jésuites. Mais, non contents de nous chasser, on voudrait nous déshonorer en nous rendant, apostats. On nous a fait des promesses
des menaces. Nous avons répondu qu'avec la grâce de Dieu, nous voulions vivre et mourir dans la Comprghie dé Jésus, » “yes
Où'Iés éxpulsait du Cauçase au “iiofnént où l'Asie allait, se, couvrir devant. eux. Les Arméniens, délivrés du joug des Perses:et tombés sous:la domination de la Russie: montraient une vive répagnancé à entbrasset te' sétilatné des Grecs: Tis'iifoquaient dés Mission- NA Pour. se confirmer dans" gur Foi. La Perse
même vœus,ele demandait, les membres de la Société de Jésus que l’empereur Napoléon-luiavait
b 6 HISTOIRÉ fait entrevoir un jour. Lorsque le Général Gardane conclut, an mois de janvier 1808, alliance avec la Perse, Napoléon, qui voulait se faire accepter en Asie comme l'héritier direct des Rois ses prédécesseurs, fit insérer dans le traité une clause vraiment’ :Xtraordinaire. Il exigea protection pour les Jésuites que la France aurait le droit d'envoyer en Perse, el cela au moment même où ils étaient bannis de son Empire et où le Pape re les avait pas rendus à l'existence (1). Mais ce nom de Jésuite retentissait au
(1) Le traité conclu entre la France et la Perse contient, à l'article 15, les clauses suivantes :
« Les Prêtres qui se tronveront en Perse pour instruire et di< riger les Chrétiens seront honorés de toute la bienveillance de Sa Hautesse, à condition qu’il ne s’ingéreront point dans ce qui regarde la Foi musulmane, et qu’il ne se permettront rien de contraire à cette Religion. Les Prètres, Moines et Religieux de Ja loi de Jésus qui habiteront la Perse pour remplir les fonctions de leur culte, se trouvant à l’ombre dé la proteélion impériale, ne seront vexés ni tourmentés par personne, et eux-mêmes ne mettront jamais le pied hors: le sentier du devoir, et ils nedevront jamais rien faire qui puisse blesser et contrarier la croyance musulmane ; et si un Musulman, des Arméniens ou des Européens se comportaiént ävec irrévérence envers des Prôtres, le
juge de l'endroit, aprés la vérification des chosos, les punirait ct les remettrait dans le devoir, de fagon que dérénavant ‘ilsne
leur manquassent plus de respect. Les juges 2e trouveront pas mauvais que les Chrétiens habitant les contrées du Daghestau,
de.Tauricz et de Kara Bagh, de l’Yrak, du Farsistan et autres
provinces de l’Empire, portent du respect aux Prôtres. Personne
non plus necontrariera les Arméniens etierifants d’Arménièns qui
séront auprès des Prêtres, soit pour s’instruiré, soit pour les
servir, Si les Prêtres désirent construire soit une église, soit une:
chapelle, personne ne les empêchera, et on leur donnera aussi un terrain, conformément à ce qui est ‘énoncé en l’article 2,» (Recueil des traités de commerce ct de navigation. entre la
France et les puissances it bu entre ses, pat x. le comte
d'Hauterive.) 58
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