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4 EISTOmS ROMAINE.
ne se tourna pas davantage contre Tennemi ; les légions fimbrianes se révoltèrent même ouvertement , prétendant qu'un plébiscite les avait licenciées, et(|ue Lucullus n'avait plus de commandement. Ni prières ni larmes ne les touchèrent : les soldats repoussaient les supplications les plus humiliantes; ils jetaient à ses pieds leurs ceintures vides, en lui disant qu'il n'avait qu'à combattre seul l'ennemi , puisqu'il profitait seul du succès. Lucullus n'obtint autre chose sinon qu'ils resteraient l'été avec lui, mais sans combattre. Il fut donc contraint de voir Tigrane et Miihridate reprendre leurs États el ravager la Cappadocc ; et quand les commissaires romains arrivèrent pour régler le sort dos vaincus , ils ne trouvèrent pas le général plus maître de son camp que du pays conquis *.
Enfin, le nouveau proconsul d'Asie, Glabrion, ne tarda pas, comme les troupes l'annonçaient, à les appeler sous ses ordres; on parlait même de l'arrivée prochaine de Pompée. « Celui-là était vraiment Tami des soldats; ceux qu'il « avait commandés vivaient aujourd'hui tranquilles ci- « toyens, cultivant de bonnes terres, non pour avoir pous- « se deux rois dans les dései^ts , mais pour avoir battu des « fugitifs et des esclaves. Avec Lucullus, point d'autres ré- « compenses de tant de pénibles campagnes , que l'hon- « neur d'accompagner ses charriots et ses chameaux, charte gés de pierreries et de vaisselle d'or et d'argent. Toujours « sous les tentes ou en action, même durant l'hiver, l'ar- « mée n'était pas entrée une seule fois dans une ville grecce que et amie. Si cette guerre n'avait point de fin, au « moins valait-il mieux réserver ses forces pour un chef a qui regardait comme son plus bel ornement la richesse « . de ses soldats, p Les officiers ne se plaignaient pas moins
• PIiU., lAtcnlluSs de 19 à 5i ; App. , Citr-nn âe MithriJate ; Cir., Pm Irg, J/tiniV., 8 , y , ptv Jl/rifvna , 1 5.