RLFTURB DR POMPÉE ET DE CÉSAR
ne gardant que six mille bommes. Cet accommodement fut accepté de César et de ses amis. Pompée y accédait aussi ; mais Marcellus n'y consentit point, et Gaton criant que Pompée se laissait duper, la négociation fut rompue. Curion revint toutr-à-coup avec une dernière lettre de César au sénat, dans laquelle il protestait qu^il était prêt à se démettre, pourvu que Pompée en fit autant, sinon, loin de se livrer à ses ennemis , il vengerait enfin ses injures. Les consuls Lentulus et M. Marcellus (49) empêchaient que cette lettre ne fût lue ; Antoine, tribun , l'emporta : mais, tout d'une voix, sur l'avis de Metel. Scipion, il fut décidé que César serait remplacé par Domitius dans la Gaule, qu'à un jour fixé il licenci^^H ses légions, sous peine d'être regardé comme ennemi public. On n'écoute ni ses amis , ni Pison , son beau-père ; on interdit aux tribuns le veto ; on chasse avec menaces Antoine et Cassius, en dépit de leur inviolabilité. Us sortirent en menaçant à leur tour ; pour se soustraire aux satellites de Pompée, ils partiront de Rome sous des habits d'esclaves, et se dirigèrent vers César, qui les attendait. Le sénatus-consulte des extrêmes nécessités avait proclamé que les consuls , tous les magistrats et les consulaires pourvussent au salut de la cité ^
> Cic. , A Au. , 7 , de I à 8, teVt.fain. , 16-1 1, Philipp. , s-a« ; Plut. , Cic, 4t , Pom^, , bl , Cémr, 35 , Ant,, 6,7; App. , E/«^., a ; hion , 41-1 , 3 ; GéMr , Oe heU. ci». , 1 , de 1 à 5{ Suët. | Cet,, aS , 19, !• ; Flor. , 4-4.