‹ Histoire romaine (volume 3)Chapitre 57 sur 102 · IL · texte numérisé non relu

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commençaient à devenir communes, ne faisai^t pasmoios estimer les combats de taureaux.

Le théâtre de Pompée (55) ne contenait que quarante mille personnes, mais ce fut le premier théâtre bâti en pierre , pour un usage perman^t , et l'invention des courants d'eau dans Fenceinte, pour adoucir la chaleur, en augmentait le mérite. Ses jeux aussi furent magnifiques. On commença par des drames grecs, osques ou atelians et tosques. Dans le drame de Clytemnestre , six cents mulets paraissaient; dans celui du Cheval de Troie , il sortait de la machine équestre trois mille boucliei'S ; ensuite il y eut des évolutions nombreuses de cavalerie et d'infanterie, des athlètes et des gladiateurs. Le reste de la fête consistait en deux chasses pendant cinq jours; on tua d'abord cinq cents lions et beaucoup d'autres animaux. Les éléphants étaient réservés pour le dernier jour : ils semblèrent se plaindre et implorer la pitié des spectateurs ; le peuple en fut touché au point de verser des larmes et de maudire un moment Pompée. Mais ce peuple ne pleurait pas pour un esclave lacéré par une bête féroce , ni pour un glaidiateur vaincu; il s'indignait au contraire quand celui-ci demandait grâce, et, au heu de joindre les deux pouces en signe de clémence , il les renversait en criant : « Reçois le fer. » 11 exigeait quelquefois qu'on lui montrât le cadavre pour s'assurer qu'un malheureux combattant avait bien été tue. C'était là le spectacle par excellence pour toutes les classes de citoyens. Le talent môme des deux plus fameux acteurs, Roscius et OEsopus , ne put obtenir un moment la préférence pour l'art dramatique.

Curion, suppléant à la richesse par l'industrie, imagina d'élever deux charpentes scéniques, opposées à dos, et quand les drames furent finis, le double édiGce tournant à la fois, mil les spectateurs on face les uns des autres , et forma un amphiihéàtre de gladiateurs. Le peuple romain

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