‹ Histoire RomaineChapitre 5 sur 73 · AUGUSTE · texte numérisé non relu

AUGUSTE

(An de Rome 725-766. — Avant Jésus-Christ 20-après Jésus-Christ 14.)

Gouvernement d’Auguste. — Réforme dans le sénat. — Abdication feinte d’Auguste. — Son obéissance au sénat pour garder le pouvoir. — Son surnom d’Auguste et son titre d’imperator. — Décret d'exception en sa faveur. — Son habile politique. — Création d’un préfet. — Bonheur public sous Auguste. — Son départ pour la Gaule. — Le Pauthéon terminé par Agrippa. — Guerre d'Espagne terminée par Auguste. — Portraits de Marcellus et de Tibère.— Échec des Romains en Arabie et en Éthiopie. — Maladie d’Auguste. — Disgrâce d'Agrippa. — Mort de Marcellus. — Dictature perpétuelle refusée par Auguste. — Ses voyages dans plusieurs parties de l'empire. — Soumission de Phraate, roi des Parthes. — Retour d’Auguste à Rome. — Mort de Virgile.— Troubles à Rome. — Nouvelles institutions et nouveaux travaux d’Auguste, — Mouvements hostiles des Germains réprimés par lui.— Retour d'Auguste à Rome. = Mort d’Agrippa. — Union de Tibère et de Julie, veuve d’Agrippa. — Guerre

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avec les Germains. — Victoire de Drusus sur les Germains. — Mort de ce général, surnommé Germanious. — Victoires de Tibère. — La paix referme le temple de Janus. — Mauvaise loi d’Auguste. — Portrait d’Octavie, sœur d’Auguste. — Exil de Julie, fille d’Auguste. — Exil et mort d’Ovide. — Pouvoir de Mécène sur l’empereur. — Orgueil de Caïus et de Lucius César, petits-fils d’Auguste. — Exil de Tibère. — Caïus César est nommé consul et prince de la jeunesse. — Époque de la naissance de Jésus-Christ et de la mort d’Hérode. — Partage des États d'Hérode, fait par Auguste.— Représentation d’une naumachie.— Formation de cohortes prétoriennes.

= Commandement de Caïus César en Asie. — Sa victoire et sa mort. — Adoption de Tibère par Auguste. — Disgrâce d’Agrippa Posthumius. —. Adoption de Germanicus par Tibère. — Conspiration de Ciuna. — Conseils de Livie à Auguste, — Entrevue de Cinna et d'Auguste. — Force des armées d’Auguste. — Mort d’Asinius Pollion. — La Judée réduite en province romaine. — Guerre en Germanie. — Victoire de Tibère, nommé imperator. — Gouvernement de Varus en Germanie. — Trahison d’Arminius. — Mort de Varus. — Désespoir d’Auguste. — Vengeance de Tibère en Germanie. — Entrée triomphale de Tibère à Rome. — Mort d’Auguste. — Ses funérailles. — Lecture de son testament.

La fortune a souvent plus d'influence que le génie sur la destinée des princes et des peuples, et les succès des grands hommes dépendent moins de leurs talents que des circonstances dans lesquelles ils se trouvent placés. César, le plus habile des capitaines, le plus profond des politiques, le plus éloquent des orateurs, le plus doux des conquérants, tomba sous le poignard des Romains, lorsqu'ils le

‘virent aspirer au pouvoir suprême.

Octave, timide soldat, faible orateur, général médiocre, presque toujours vaincu lorsqu'il commanda lui-même; plus cruel que Marius et Sylla dans ses vengeances, soumit Rome à son joug, et jouit paisiblement, pendant quarante années, d’un trône fondé sur la ruine de la liberté.

Les circonstances n'étaient plus les mèmes : la corruption des grands et la lassitude des peuples avaient abattu

. toutes les barrières qui pouvaient l’arrêter ; il ne rencontra plus cette fierté qui repousse toute dépendance, cette force qui brise toutes les chaînes ; il n’eut à ménager qu'une vanité puérile, qui se contente d'apparence et ne veut que des formes ; aussi Octave triompha plus par l’artifice que par le courage : où l'audace aurait échoué, la ruse réussit.

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