‹ Histoire RomaineChapitre 69 sur 73 · ENPIRE. {de J.-C · texte numérisé non relu

ENPIRE. {de J.-C

tin prit leur défense : Licinius excita les mécontents de Rome à conspirer contre les jours de son collègue. Après beaucoup de reproches mutuels et de négociations aussi infructueuses que peu sincères, la guerre, qu'ils désiraient tous deux également, se ralluma.

Licinius, voyant à ses ordres les trésors de l'Orient, quæ tre cent cinquante vaisseaux de guerre, et une armée de terre de cent soixante-dix: mille hommes, ne doutait pas de la victoire, « et consentait avec joie, disait-il, à la prendre « pour juge entre les dieux de Rome, qu il voulait venger, « et le Dieu de Constantin. ».

Campé sur une hauteur qui dominait Andrinople, et couvert par l’Hèbre, il attendit tranquillement son rival, dont l’ardeur se trouva plusieurs jours arrêtée par les ebstacles d’une aussi forte position : mais une longue expérience avait appris à ce prince toutes les ruses de la.guerre. Après quelques jours d’inaction, ül surprit l'ennemi, traversa le fleuve dans un endroit dont on avait négligé la défense, et ne laissa pas le temps. à Licinius de changer ses dispositions ; il l’attaqua brusquement, le mit eu fuite, et l’enferma dans Byzance,

- Constantin avait donné le titre de césar à à Crispus, son fils aîné, qui devait Le jour à Minervine, sa première femme; les autres enfants qu'il avait eus de Fausta, Constantin et Coustance, furent aussi décorés du même titre. Crispus, dans ce temps, commandait sa flotte; il combattit dans le détroit celle de Licinius, la défit, et détruisit plus de cent trente vaisseaux. Constantin pressait le siége de Byzance; Licinius, craignant de tomber dans ses mains, s’échappa la nuit, et se sauva à Chalcédoine. Le vainqueur l'y poursuivit, et lui livra une dernière bataille, dont le succès fut complet et ne laissa pas de ressource au vaincu. Dans cette action, Constantin prit ou.tua cent trente mille hommes (an 393).

Licinjius, presque seul, s 'enfuit à Nicomédie, et implora la clémence de son ennemi: il ne lui demandait que la vie,

(528-357 deJ.-C.] " GCONSTANTIN. 489

abandonnant toute prétention à l'empire; les larmes et les prières de Cbnstancie, sa femme, parurent toucher le cœur de Constantin ; il épargna dans ces premiers moments les jours de son beau-frère; maïs, quelque temps après, sous prétexte que ce prince cherchait à réveiller le zèle de ses partisans, Constantin souïlla sa gloire en ordonnañt la mort de son rival, La défaite et le trépas de Licinius réunirent enfin sous les lois d'un seul prince toutes les parties de l'empire romain. |

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