‹ Histoire romaine (volume 4)Chapitre 8 sur 15 · ART · texte numérisé non relu

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jeux populaires, exposer devant la foule les curiosités naturelles exotiques ; et les animaux merveilleux crayonnés par César dans ses Commentaires, témoignent assez, qu'Aristote revenant, il eût aussitôt retrouvé son prince et protecteur. Quoi qu'il en soit, tout ce qui tient à la littérature de l'histoire naturellle demeure dans le sillon du néo-pythagoréisme. Ainsi en est-il des Observations célestes grecques et barbares, c'est-à-dire, égyptiennes, rassemblées par Figulus, et de ses écrits sur les animaux, les vents, les organes sexuels. Chez les Grecs, les études physiques, s'écartant de la méthode aristotélique qui demandait sa loi à chaque chose, avaient dégénéré en empirisme sans critique, en recherche insensée de l'extraordinaire et du merveilleux : aujourd'hui cette même science, transformée en une sorte de philosophie mystique de la nature, au lieu de faire la lumière et la vie, n'était bonne au plus qu'à lea étouffer et les obscurcir. En face de telles tendances, mieux valait assurément s'en tenir à ce niais précepte, que Gicéron nous donne quelque part comme le fin mot de la sagesse socratique : « l'étude de la nature s'enquiert de choses que nul ne peut connaître ou que nul n'a besoin de savoir. »

Tournons enfin les yeux du côté des- arts. Ici, comme L'an, dans les autres branches de la vie intellectuelle du siècle, rien qui réjouisse le regard. La crise financière des der- Architecture, niers jours de la république a porté le coup de mort aux travaux publics. Mais déjà nous avons dit le luxe des constructions privées élevées par les grands. Les architectes avaient récemment appris à employer le marbre : les

fulnr lieutenant de César. Plin. h. nat. 36, 24, 8. Theaira juxta fecit amplissimo de ligno cardinum singulorum versatili snspensa libramentOy in quibus... mter se aversis, ne invicem obstreperent scenœ, repente circumactis ut contra starent... faciebat amphitheatrum.]

1 [De sphaera barbarica et graecanica* — De animalibus. — De ventis. — De haminum naturalibus. V. supra, p. 200-201.]

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