‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 160 sur 251 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

peut Être vue de loin. On y distinguait autrefois trois collines, l'une au sud-ouest, lu plus étendue et en même temps la plus élevée : c'est le mont Sion, le fort des anciens Jébusites, qui ne fut conquis que sous le règne de David. En iact! du Sion, au nord-est, se trouvait une colline moins élevée, en forme de croissant, dont les Hébreux avaient probablement pris possession dès les premiers temps de la conquête, et où la ville s'agrandissait de plus en plus depuis le temps de David. Un poète sacré a dit (Ps. xlvih, v. 3) : 11 s'élève magnifiquement, délice de toute la terre, le mont Sion; du côté du nord, est la ville du grand roi. » La seconde colline ne porte pas de nom particulier dans la Bible ; plus tard, la citadelle qu'y avait élevée Antiochus Épiphane lui fit donner le nom d'Acra f A /.p*), Sion fut appelée la haute ville, Acra la basse ville. Elles étaient séparées l'une de l'autre par un vallon qui, courant du nord-ouest au sud-est vers la "fontaine de Siloé, aboutissait dans la vallée de Kidron (Cédron), et s'appelait, selon Josèphe, le vallon des Fromagers. Au sud-est d'Acra était une troisième colline appelée Moria, sur laquelle était assis le temple. Elle était d'abord séparée de la colline d'Acra par une large vallée; mais le prince maccabéen Simon, qui rasa la citadelle d' Antiochus, fit aplanir l'Acra et combler la vallée, de sorte que les deux hauteurs de Moria et d'Acra n'en formèrent plus qu'une seule. A l'ouest, ou plutôt au sud-ouest du temple, il y avait, sur la vallée de Tiropfeon ou des Fromagers, un pont qui conduisait à l'angle nord-est du Sion, où se trouvait une, plate-forme appelée Xystus.

tes trois collines que nous venons de nommer formèrent, depuis David et Salomon, l'emplacement de la ville de Jérusalem. Quant au mont Moria, il n'avait d'abord été qu'une colline irrégulière, dont la surface n'aurait pas suffi pour .toutes les constructions dépendantes du temple. Salomon fit élever un mur du fond de la vallée de l'est e£ remplir de terre tout l'espace intérieur pour augmenter ainsi l'aire de la colline. Le mur était d'une hauteur de quatre cents cou- ' dées(Voy.Jos.,4n(!9.,l. XVIII, ch. m, g 0). Dans la suite des temps, des constructions immenses furent encore entreprises

pour agrandir la colline et en soutenir les cùléa (Voy. Guerre des Juifs, 1. V, ch. v, g \). La surface ainsi encadrée formait un carré d'un stade en long et en large.

Au nord du Moria il y avait une qualrième colline, qui, sous Agrippa I", fut jointe à la ville par un agrandissement de son enceinte, et qui s'appelait Bézetha; le quartier qui l'entourait fut appelé la Ville neuve. De ce coté, la ville était beaucoup moins fortifiée par la nature; aussi, de tout temps, les sièges de Jérusalem se faisaient-ils du côté du nord. Des trois autres, les profondes ravines la rendaient inexpugnable. Celle de l'est s'appelait la vallée du Kidron, du nom du torrent qui la parcourt, ou la vallée de Josaphat (Joe!, ch. îv, v. 2 et 12), nom qu'elle porte encore aujourd'hui; elle a environ deux mille pas de longueur et elle sépare Jérusalem de la montagne des Oliviers, qui est à l'est. La ravine du milieu s'appelait vallée de Hinnom ou du fils de Hinnom (gué de Ben-Hinnûm) ; a l'une des extrémités de cette vallée se trouve la source du Siloé ou de Guihon, au pied du Moria ' et au sud-est du Sion. La ravine moins profonde de l'ouest s'appelait vallée de Guihon,

Les différents quartiers de Jérusalem furent, à différentes époques, entourés de murailles, Josèphe en distingue trois : la première, appelée la plus ancienne, environnait Sion ainsi qu'une partie du Moria , et séparait ainsi la haute ville

de Sion jusque vers la source du Siloé ; puis elle tournait au nord et au nord-est, traversait la place appelée Ophla, et venait aboutir eu portique oriental du temple. La deuxième muraille commençait à la porte de Genath ou des Jardins, qui se trouvait dans la première muraille a l'est de la tour llippitus. S'avançant de là vers la partie septentrionale de la ville, elle tournait ensuite vers l'est et venait aboutir au château Antonia, qui flanquait l'angle nord-ouest du temple.

La troisième muraille, commençant à la tour Ilippicos, s'étendait en droiture vers le nord jusqu'à la tour Pospbîsé. Tournant ensuite vers l'est, elle passait devant le tombeau d'Hélène, qu'elle laissait au nord, traversait les grottes royales, et, se replianl enfin vers le midi, elle venait se

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