‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 161 sur 251 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

joindre à ^'ancienne muraille dans la vallée de Kidrott. Celle troisième muraille ne fut commencée que sous le roi Agrippa 1"; elle avait vingt-cinq coudées de hauteur et dix coudées d'épaisseur.

Les murailles étaient construites obliquement ou en zigzag, et garnies d'un parapet crénelé. De dislance en distance elles étaient flanquées de tours. Dans les derniers temps, les trois murailles avaient cent soixante-quatre tours, dont quatre-vingt-dix se trouvaient dans la muraille extérieure, Soignées de deux cents coudées les unes des autres; dans la deuxième muraille on en comptait quatorze, et dans l'ancienne soixante. Elles avaient pour la plupart vingt coudées ils; linceul', et elles riaient élevées d'autant de coûtées au- (liisHiis de la îïiuraillc. ,Tosi''[ilie nomme comme tours principales, Hippicos, Phasaèl, Mariarnne et Pséphinos; les trois premières se trouvaient dans la partie septentrionale de l'ancienne muraille, en allant de l'ouest ii l'est ; la dernière était dans la troisième muraille, a l'extrémité nord-ouest de la ville. Elle était octangulaire et d'une hauteur de soixantedix coudées ; du haut de cette tour on pouvait voir l'Arabie à l'est et la Méditerranée à l'ouest.

Les portes de l'ancienne Jérusalem sont nommées dana différents passages delà Bible, surtout dans !e livre de Néhé-

La mesure de l'enceinte de l'ancienne Jérusalem, après la construction de la troisième muraille était, selon Josèphe, de trente-trois stades, qui, selon le calcul établi par d'Anville, font. m:ati'!.> mille huit cent cinquante-neuf mètres. On pourrait donc s'étonner de lire dans Josèphe que, pendant le siège de Jérusalem par Titus, onze cent mille hommes y perdirent la vie. Hécatée d'Abdère, cité par Josèphe [contre Apion, 1, 1, ch. xxn), fixe le nombre des habitants de Jérusalem, au temps d'Alexandre le Grand, à environ cent vingt mille. Ce nombre variait sans doute au* différentes époques, mais on ne trouve nulle part des données positives à cet égard.

Quant auxrueB de Jérusalem, la Bible n'en nommequ'une

seule, c'est !a rue des Boulangers. Devant les portes, il y avait, comme dans toutes les villes, de grandes places qui servaient aux assemblées populaires.

Les principaux édifices de l'ancienne Jérusalem étaient : 1° le temple, fondé par Salomon sur le mont Moria, rebâti sous Zorobabel et magnifiquement restauré par Hérode; 2° le fort de Sion, conquis sur les Jébusites par Joab, général de David, et appelé depuis la ville de David : il était prouvé au nord par un rempart appelé Mille ; II" le palais du Salomon, surnommé maison delà forêt du Liban à cause de la grande quantité de bois de cèdre dont on s'était servi pour sa construction. Ce palais devait être situé dans la partie méridionale de Sion, la plus élevée de la ville, car la reine, logée d'abord dans la citadelle Je David, monte de lû dans sa maison, qui faisait partie du palais.

Dans la conquête de Jérusalem par les Babyloniens, tous les grands édifices devinrent la proie des flammes (Aou, II, xxv, O; Jérémie, lu, Ht). Sous Zorobabei. le temple fut rétabli avec beaucoup moins de ma;:Tiitioenre. Pius tard, les princes maccabéens firent bâtir au nord-ouest du temple un château appelé Baris ; Hérode le fortifia et lui donna le nom d'Antonia, en l'honneur de Marc Antoine, son ami et son protecteur. Le château formait un carré dont chaque côté était d'un demi-stade; à l'intérieur se trouvait un palais entouré d'un mur quadrangulaire qui était flanqué de quatre tours. Trois de ces tours avaient une hauteur de cinquante coudées, la quatrième de soixante-dix; cette dernière était celle^du sud-est, la plus rapprochée du temple. Du haut de cotte tour, la garde romaine observait ce qui se passait dans les cours du temple. Depuis le temps d'Hérode, on élevait dans Jérusalem beaucoup de beaux édifices dans le goût grec. Outre le temple, restauré et. agrandi par Hérode, nous remarquons le palais royal, bâti en marbre blanc. Entouré d'un mur de trente coudées de hauteur, il occupait, avec ses plates-formes et ses jardins, ornés de bassinset d'aqueducs, le nord-est et l'est du Sion. Josèphe dit que la magnificence de ce palais était au delà do toute description. Agrippa II y ajouta un nouveau bâtiment.

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