CHAPITRE XX11I
par de nouveaux miracles. « Seigneur, lui dit un centenier,
souffre cruellement : « J'irai, » lui dit Jésus. Mais le centenier répondit ■ « Je ne suis pris diiznc:, Seigneur, que vous entriez dans ma demeure, mais dites seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Car, quoique je ne sois moi-même qu'un homme soumis à la puissance d'autrui, j'ai sous moi des soldats, et je dis à l'un : Allez, et il va ; et à l'autre : Venez, et il vient. » En entendant ces paroles, Jésus dit à ceux qui la suivaient: «En vérité, je n'ai pas trouvé une foi si grande dans Israël. Aussi je vous déclare que plusieurs viendront d'orient et d'occident, et auront
Isaac et Jacob. Mais les enfants du royaume seront précipités dans les ténèbres extérieures ; et il y aura là des pleurs et des grincements de dents. »
Une autre fois Jésus rendit à une pauvre veuve de Naïm son fils que déjà on avait mis dans le cercueil, et il délivra du démon un possédé muet et aveugle. Alors un scribe s'approchant lui dit : « Maître, je vous suivrai en quelque lieu que vous alliez. » Et Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. -
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Un pharisien ayant prié Jésus do manger chez lui, il entra en son logis, et aussitôt une femme de mauvaise vie, qui l'apprit, vint avec un vase d'albâtre plein de parfums ; et arrosant les pieds du Christ de ses larmes, elle les essuyait avec ses cheveux, les baisait et les couvrait de senteurs.
Le pharisien se scandalisait de ce que Jésus se laissait toucher par cette femme. Mais Jésus lui dit : «Un créancier avait deux débiteurs : l'un lui devait cinq cents deniers et l'autre cinquante 1 . Mais comme ils n'avaient pas de quoi les lui rendre, il leur remit à tous deux leur dette :
i . Dénia, monnuic romaine d'argent et valant cuiiron is centimes,
lequel iies deux dut l'aimer davantage? » Le pharisien répondit : >■ Celui auquel il a le plus remis. — "Vous avez bien jugé, dit Jésus. Voyez donc cette femme. Je suis entré dans votre maison et vous ne m'avez, pas donné d'eau pour laver mes pieds. Elle, au contraire, a arrosé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. Vous n'avez point répandu d'huile sur ma tète, et elle a répandu ses parfums sur mes pieds. C'est pourquoi je vous dédare que beaucoup de péchés lui seront remis, parce qu'elle a beaucoup aimé. »
Quelque temps après, Jésus monta sur une barque pour traverser la mer de Tibériade ; mais il s'éleva une si grande tempête que la barque était couverte de flots ; et lui cependant dormait! Ses disciples s';:ppr<;chcre]it et l'éveillèrent en disant: « Seigneur, sauvez-nous, car nous périssons! ■ Mais Jésus leur répondit : » Hommes de peu de foi, que craignez-vous ? » Alors il commanda aux vents et à la mer. Aussitôt les vents s'apaisèrent et il se fit un grand calme. « Quel est celui à qui les vents et les flots obéissent î ■> disaient entre eux les discijik-s remplis d'ètonnemenl et de respect.
La tFin|>Clc a»n!«i<c; jeune Bile reaximritér.
Le lendemain, il était à peine débarqué sur le rivage, que Jair, prince de la s\ ea^^ue dij Capharnaùin, s'approcha de lui et l'adora en disant : * Seigneur, ma fille est morte présentement ; maïs venez lui imposer les mains et elle vivra. ■ Aussitôt Jésus se levant le suivit avec ses disciples. Alors une femme qui, depuis douze ans, était affligée d'une pertt; de san^, s'approcha de lui par derrière, et loucha la frange qui était au bas de son vêlement; car elle disait en elle-même : ■ Si je puis seulement toucher sa robe, je serai guérie. • Jésus se retournant alors, et la voyant, lui dit : " Ma fille, ayez confiance, votre foi vous a sauvée. » Et cette femme fut guérie à la même heure.
Lorsque Jésus fut arrivé en la maison du chef de la synagogue , voyant les joueurs de flûte et une troupe de personnes qui faisaient grand bruit , il leur dit : « Retirez-