‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 212 sur 251 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

temps el se sentit bientôt pénétré d'une extrême affliction. Alors il leur dit : Mon âme est triste jusqu'à la mort ; demeurez ici , veillez et priez pour ne point tomber en tentation. « Et s'étant éloigné d'eux, environ à la distance d'un jet de pierre , il se mit à genoux et se prosterna le visage contre terre : « Mon Père, s'écria- t-il, toutes choses vous sont possibles; faites, s'il vous plaît , que ce calice passe loin de moi; toutefois, que votre volonté soit faite et non la mienne. - Alors un ange vint le consoler, mais Jésus, en proie a son agonie, continua longtemps encore sa prière ; et il sortit de son corps une sueur semblable h des gouttes de sang qui roulaient jusqu'à terre.

Cependant il vint vers ses disciples, et les voyant endormis, il dit à Pierre : " Ainsi vous n'avez pu veiller une heure avec moi; veillez et priez pour ne point tomber dans la tentation ; l'esprit est prompt, mais la chair est faible, * II s'en alla une seconde fois et dit : « Mon Père, si ce calice ne peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite. - Puis retournant vers ses disciples, il les trouva endormis de nouveau ; il les laissa, et pour la troisième fois il répéta la même î ,.°' re ' Quand il eutfinî, il revint auprès des apôtres : - Dormez maintenant et reposez , leur dit-il ; voici l'heure qui est proche où le Fils de l'homme sera livré aux mains des pécheurs. » Mais' bientôt il ajouta : « Levez-vous, allons, celui qui doit me livrer est ici. »

■miner de Judos; arrestation de Jéxn».

En effet, Judas était entré dans le jardin avec une troupe de soldats auxquels ilavaitdonné ce signal : ■ Saisissez celui que je baiserai ; c'est lui que vous cherchez. • Il s'approcha donc et dit : « Maître, je vous salue; » en même temps il le baisa. Mais Jésus lui reprocha doucement son crime : « Judas, vous livrez le Fils de l'homme par un baiser ! » En même temps, s' avançant vers les soldats; - Qui cherchez-vous ! leur demanda-t-il. — Jésus de Nazareth. — C'est moi! » leur dit Jésus; et à ces mots ils tombèrent tous à la renverse. Il leur fit une seconde fois la même demande, et les soldats répon-

LA PASSION

dirent encorequ'ilschcrchaient Jésus Je Nazareth.- Si c'est moi seul que vous cherchez, leur dit Jésus, laissez aller ceux qui îniîfuivvTil. « Alors ils- sa j.'léver,l sur Uij ci le lieront. Pierre, en mime lemps, lira son ('pce , et coupa l'oreille à Malchus, serviteur du grand prilre. Mais Jésus guérit .nissisût le blessé en touchant la plaie , et dit à Pierre : « Remettez votre épée dans le fourreau ; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée. Croyez-vous que si je priais mon Père, il ne m'enverrait pas plus de douze légions de ses anges? mais comment s'accompliraient les Ecritures qui déclarent que cela doit se faire ainsi? • Puis s'adressant aux princes des prêtres, aux capitaines des gardes du temple et aux anciens qui étaient venus pour le prendre, il leur dit : ■ Vous vous êtes armés d'épées et de bâtons comme pour un voleur; quoique je fusse tous les jours avec vous dans le temple, vous ne m'avez point arrêté,. mais c'est ici votre heure et la puissance des ténèbres; il faut que les Écritures soient accomplies. ■ Tous ses disciples l'abandonnèrent alors et s'enfuirent.

Les soldats menèrent d'abord Jésus chez Anne, beau-père de Caïphe, alors grand prêtre. Pierre les suivait de loin, avec un autre disciple, qui, connaissant Caïphe, le lit entrer dans la cour de la maison, où ils s'assirent avec les soldats autour d'un grand feu, attendant ce qui allait arriver. Cependant ■ Anne interrogea le Christ sur sa doctrine et sur ses disciples. Jésus lui répondit : J'ai parlé publiquement a tout le monde; j'ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple où tous les Juifs s'assemblent; je n'ai rien dit en secret; pourquoi m'interroger ! Demandez ce que j'ai dit a ceux qui m'ont entendu ; ceux-là connaissent ma doctrine. » A ces mots un des officiers frappa Jésus au visage, en disant : « Est-ce ainsi que vous répondez au grand prêtre? » (car Anne avait été revêtu de cette charge). Jésus lui répondit : - St j'ai mal parlé, faites-le voir ; sinon, pourquoi me frappez-vous !*

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