CHAPITRE XXIX
à la demeure de Philippe pour visiter les disciples , et la , prenant la ceinture de Paul et se liant les pieds et les mains, il dit : « Voici ce que le Saint-Esprit annonce : L'homme auquel appartient cette ceinture sera lié de la sorte par les Juifs dans Jérusalem et livré aux gentils. • A ces mots tous se réunirent pour détourner Paul du dessein qu'il avait formé de se rendre dans cette ville , mais il répondit ; a Pourquoi pleurer et m'atlendrir le cœur ? Je suis prêt à souffrir à Jérusalem la prison et la mort pour le nom du Seigneur Jésus. » Les disciples virent bien qu'il était impossible de le persuader. ■ Que la volonté de Dieu soit faite , • s'écrièrentils; et ils ne le pressèrent pas davantage. Paul alla donc à Jérusalem.
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Tous les prêtres de la ville s'étant rassemblés chez Jacques, il leur raconta en détail ce que Dieu, avait fait par son ininisière au milieu des ceiuils; mais leur réponse put lui l'aire pressentir la vérité des menaces d'Agabus. » Mon frère, dirent-ils , vous voyez combien de milliers de Juifs ont cru ; cependant ils sont encore lous zélés pour la loi. Or, ils ont entendu dire que vous conseillez aux Juifs , parmi les gentils, de renoncer à Moïse; que vous prétendez inutile de circoncire les enfanls et de vivre selon les anciennes coutumes. A
la nouvelle de votre arrivée, ils vont tous s'assembler
Suivez ce conseil : nous avons quatre hommes qui ont fait un vceu , purifiez -vous avec eux dans le temple afin que tous sachent que ce qu'ils ont entendu dire de vous est faux , et que vous instruisez à garder ia loi. » Paul consentit à faire ce qu'on lui conseillait ; mais les Juifs d'Asie l'ayant aperçu dans le temple ameutèrent le peuple et se saisirent de lui en criant : « Au secours! Israélites! voici celui qui dogmatise partout contre ce peuple, contre la loi, contre ce lieu saint! » Les Juifs , exc-ilés par ces paroles, l'entraînèrent et se disposèrent à le tuer : heureusement , le tribun de la cohorte du temple voyant Jérusalem pleine de confusion, prit avec lui des soldats et des centeniers , courut aux séditieux et leur arracha Paul des mains. Il lui demanda qui il
était, ce qu'il avait fait; mais les cris tumultueux du peuple empêchant de rien entendre , il commanda de mener le prisonnier à la forteresse.
La population suivait toujours en criant : « Faites-le mourir! . Paul cependant demanda au tribun la permission de parler, et, s'avançant sur les degrés, il fit signe qu'on l'écoutàt ; « Mes frères et mes pères, dit-il en langue hébraïque, écoulez ce que j'ai à vous dire pour ma justification. Je suis Juif, né à Tarse eu Cilicie ; j'ai été élevé dans cette sainte ville de Jérusalem , aux pieds de Gamaliel , et instruit à observer fidèlement la loi. C'est moi qui ai persécuté les chrétiens jusqu'à la mort , les chargeant de chaînes et les mettant en prison. <■ Paul raconta ensuite sa vision sur le chemin de Damas, et la venue d'Ananîe qui lui donna le baptême; il ajouta : s J'étais en prière dans le temple de Jérusalem, quand le Seigneur m'apparut et me dit : Hàte^-vous ! sortez promptement de Jérusalem , car je vous enverrai bien loin vers les gentils ! " A ces mots les Juifs s'écrièrent : "Otez-le du monde ! ce serait un crime de le laisser vivre ! » Pour apaiser les clameurs du peuple , le tribun ordonna que le chrétien fût mené dans la forteresse et battu de verges. Mais Paul dit au centenier : « Vous est-il permis de battre ainsi un citoyen romain qui n'a pas élé condamné ? » Le soldat, à ces mots , courut avertir son chef : « Qu'allez-vous faire? lui dit-il, cet homme est rituven romain." Le tribun eut peur à son tour, et lit éloigner les exécuteurs. Le lendemain, voulant savoir plus exactement de quoi Paul était accusé par les Juifs, il fit ôter ses chaînes et l'amena devant l'assemblée des prêtres et des magistrats.
Paul dit en les regardant fixement : « Frères, jusqu'à cette heure je me suis conduit devant Dieu avec une bonne conscience ; >■ h ces mots le grand prêtre Annule ordonna de ie frapper au visage. Paul reprit : - Dieu vous frappera vousmême, muraille blanchie! Quoi ! vous êtes venu pour me juger selon la loi , et contre la loi vous comrr index qu'on me frappe ! » Puis s'aperc.evant que les uns étaient pharisiens , les autres saducéens , il en pruiiiu pour jeler la division dans le conseil. « Parce que je sais pharisien et Iils de pharisien ,
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