‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 235 sur 251 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

« Dès mes plus jeunes années, j'ai vécu on pharisien , faisant profession d'appartenir à cette secte, la plus approuvée de notre religion ; je croyais d!abord qu'il n'y avait rien que je ne dusse l'aire contre Jésus de Nazareth ; j'allais dans les synagogues persécuter les saints, je lus forçais aux blasphèmes et les poursuivais jusque dans les villes étrangères ;

sistaipasa la vision céleste. J'ai annoncé a cous de Damas , k ceux de Jérusalem, dans loule la Judée et aux gentils , qu'il était temps de faire pénitence et de se convertir à Dieu par de bonnes œuvres. Voilà pourquoi les Juifs ont essayé de me mettre à mort; mais p;ir l'assistance que Dieu m'a donnée, j'ai subsisté jusqu'aujourd'hui , rendant témoignage aux grands et aux petits, et répétant ce que Moïse et les prophètes ont prédit, que le Clin M souffrir;:!!, que le premier de tous il ressusciterait d'entre les morts , et annoncerait la Iu-

terrompit : u Vousélos insensé, Paul, votre grand savoir vous l'ait perdre le sens. » Paul répliqua : « Je ne suis pas insensé, les paroles que j'ai prononcées sont des paroles de bon sens et de vérité. — Peu s'en faut, dit Agrippa, que vous ne me persuadiez d'être chrétien, a Le roi, le gouverneur, Bérénice et ceux qui étaient assis avec eux se levèrent alors et, en se retirant, ils disaient : . Cet homme n'a rien fait qui soit digne de mort ou de prison, il aurait pu être absous s'il n'en avait point appelé à César. *

Paul devait donc aller îi Corne ; on l'embarqua sur un vaisseau d'Adrumète avec d'autres prisonniers, mais à la hauteur de L'île do Crète , un vent impétueux s'éleva et les poussa contre l'île ; comme le vaisseau ne gouvernait plus , les matelots l'abandonnèrent au gré du vent; d'abord ils jetèrent les marchandises il la mer, puis les agrès du navire ; mais ni le soleil ni les étoiles ne parurent durant plusieurs jours, et la tempête était si violente qu'on perdit toute espérance de se sauver. Paul alors se leva au milieu des matelots

LES APOTKES.

el leur dit : « Ayez bon courage, personne ne périra, le vaisseau seul sera perdu, car cette nuit même un ange du Dieu que je sers m'est apparu et m'a dit : « Paul, ne craignez point, il faut que vous comparaissiez devant César. Ayez donc tous bon courage : ce que Dieu annonce doit arriver. » La quatorzième nuit, les matelots crurent, vers le minuit, approcher da quelque terre ; craignant alors d'être poussés contre un écLieii, us jdorent lus mici'os et aitendirent le jour avec impatience, l'uni kis exhorta prendre de la nourriture , et lui-môme ayant rompu du pain , rendit grâces a Dieu et mangea ; quand ils furent rassasiés, on soulagea le vaisseau en jetant encore le blé a la mer. Le jour venu, personne ne reconnut le rivage , mais on aperçut un golfe et l'on y fit échouer le vaisseau. Les soldats étaient d'avis de luer les prisonniers, de peur que quelqu'un d'entre eux ne s'enfuit à la nage; lecentenier les en empêcha parce qu'il voulait sauver Paul; tous arrivèrent au rivage.

Ils étaient dans l'Ile de Malte; les habitants les traitèrent aivc beaucoup du limité, les reçurent riiez eux et firent un grand l'eu puur lus réchauffer, i'endan" que l'aul v mettait du bois, une vipère, que la chaleur lit sortir du milieu des sarments qu'il tenait, le mordit à la main. Les barbares se dirent alurs ; Cot homme esL sans de.^e quelque meurtrier, puisqu'apres avoir failli périr dans les eaux , il est encore poursuivi par la vengeance divine. " lis s'attendaient qu'il enflerait et tomberait mort tout d'un coup; mais quand ils virent qu'il ne lui arrivait aucun mal, ils changèrent de sentiment et dirent que c'était un dieu. D'autres prodiges, tels que la guérison de tous lys malades qu'on lui présenta, augmentèrent l'admiration des insulaires. Aussi fournirent-ils à à tout ce qui était nécessaire pour le voyage.

Au bout de trois mois, Paul s'embarqua sur un vaisseau qui venait d'Alexandrie, passa par Syracuse, Kliége et Pouzzoles, et atteignit enfin les portes de la ville éternelle, où on lui permit deelioisirla demeure qu'il voudrait, sous la

Page 1