Ibid., Km, î, — M. Ibid., xiu
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■ Il y a une race mauvaise qui maudit son père et qui ne bénit pas sa mère, une race qui se croit juste et qui ne se lave jamais de ses souillures , une race au regard allier et qui relève orgueilleusement ses paupières , race mauvaise, dont les dents sont des glaives et des poignards , c'est celle qui dévore les humbles et qui déchire les pauvres.
Il y a trois choses que je ne puis retrouver et une quatrième que je ne connais pas , la trace de l'aigle dans les airs, la voie du serpent sur le rocher, le sillage du navire sur les flots, la voie de l'homme dans le sein maternel.
• Trois choses suffisent pour troubler la terre , la quatrième n'est jamais supportable , un esclave devenu roi, un imprudent comblé de biens, une servante qui prend la place de sa maîtresse, une femme mauvaise qu'on épouse.
- Quatre bétes très-petites sont plus sages que les sages : les fourmis, qui sont sans force et qui amassent l'été pour l'hiver ; les souris , gente faible aussi et qui se creuse dans le roc des demeures ; les sauterelles , qui n'ont pas de roi et qui pourtant marchent en ordre comme sous un général habile ; le lézard , si facile & prendre et qu'on ne peut chasser du palais des roia 1 ."
Le Nouveau Testament, qui parle surtout à l'homme intérieur, n'a point la magnificence poétique des livres de Moïse et de Job , de David et d'Isaïe , de Jérémie et d'Èzéchiel. Les Évangélistes , hommes simples de parole comme de cœur , n'ont pas cherché l'éclat du style pour rehausser la grandeur des scènes qu'ils racontent, la morale sublime qu'ils exposent , les sentiments de charité et d'amour qui les animent. Cependant l'ancienne tradition se retrouve dans le disciple bien-aimé; l'esprit d'Ézéchiel repose sur lui.
L'Apocalypse de saint Jean est en effet une vision de pro-
) . EccteLuliqui, IU, 3.(3.
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phete, l'annonce des persécutions que l'Église allait souffrir et du triomphe qui lui était réservé'.
« Moi , Jean , votre frère , je fus un jour ravi en esprit et j'entendis une grande voix qui me disait : Écris dans un livre ce que tu vois,
n Alors je vis un trône dans le ciel ; et sur ce trône quelqu'un était assis.
« Son aspect avait l'éclat du jaspe et de la sardoine; autour de lui un arc-en-ciel était tendu, resplendissant comme une émeraude.
■ Autour de ce trône vingt-quatre sièges étaient dressés , et sur eux étaient assis vingt-quatre vieillards , vêtus de robes blanches avec des couronnes d'or sur la tête.
■ Du trône sortaient des éclairs, des tonnerres et des voix : et devant lui brillaient sept lampes ardentes qui sont les sept esprits de Dieu.
« En face du trône s'étendait quelque chose, comme une mer transparente et semblable au cristal. Et au milieu et autour du trône étaient quatre animaux , pleins d'yeux devant et derrière , et qui jour et nuil disaient : Saint , saint, saint est le Seigneur Tout-Puissant ; il est , il a été , il sera. »
Les quatre animaux a faces de lion , de bœuf, d'homme et d'aigle , représentaient toute la création animée , qui, par eux , rendait ainsi , sans relâche, gloire au Très-Haut.
« Et lorsque ces animaux rendaient gloire et honneur à celui qui était assis sur le trône , les vingt-quatre vieillards se levaient et adoraient celui qui vil dans les siècles , ils jetaient devant son Irône leurs couronnes en disant :
« Seigneur , vous avez créé toutes choses , el c'est par votre volonté que toutes choses subsistent.
- Je vis ensuite dans la main droite de celui qui était assis un livre scellé de sept sceaux ; et un ange fort el puissant disait à haute voix : Qui est digne d'ouvrir le livre et d'en lever les sceaux?
« Mais ce livre , personne même ne pouvait le regarder. .
1. L'Apocalypse a une pmniire y.nr.k- i!,ir.i j.^ n'ai lias crudetoir parler. Ce ■ont des conseils adressés à sept églises de l'âsie, ÉphfBe, SnJSTiw, Pergame, Sardes, Thjatire, S'hiludelpbie el Liodicee.
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A celle figure de l'ancienne loi , de la première et incomplète révélation, succède la vision du révélateur de la loi nouvelle, de celui qui seul peut lire le livre de vie.
« Tout à coup je vis au milieu des vieillards un agneau comme égorgé ; il s'avança et reçut le livre.
» Dès qu'il l'eut ouvert , les quatre animaux et les vingtquatre vieillards se prosternèrent devant lui. Chacun d'eux tenait une harpe et une coupe d'or pleine de parfums. Ces parfums élaient les prières des saints.
« Et tous chantaient un cantique nouveau : Vous êtes digne, Seigneur, de recevoir le livre et d'en ouvrir ies sceaux , car vous avez été mis a mort , et , par votre sang , vous nous avez rachetés pour Dieu , nous qui sommes de toute tribu , de toute langue et de toute nation. >
Aux trois premiers sceaux que le Christ brise, apparaissent trois chevaux : l'un blanc, l'autre roux, le iroisièmenoir, montéschacun par uncavalîerqui tient un arc,une épée ou une balance; au quatrième sceau rompu apparaît un cheval pâle
■ Celui qui le montait s'appelait la mort; tout l'enfer le suivait;etla puissance lui fut donnée sur les quatre parties de la terre pour y faire mourir les hommes par l'épée, la famine, la peste et les bêles sauvages.
■ Lorsqu'il eut ouvert le cinquième sceau, je via, sous l'autel, les âmes de ceux qui avaient souffert la mort pour la parole de Dieu. A chacun d'eux une robe blanche fut donnée, et ils se tenaient devant le trûne et devant l'agneau, avec des palmes dans leurs mains.
" Au sixième, il se fît un grand tremblement de terre ; le soleil devint noir, la lune sanglante et les étoiles du ciel tombèrent comme les figues vertes tombent d'un figuier battu par un grand vent.
- Le ciel se retira comme un livre que l'on roule, les montagnes et les îles furent ûtées de leur place.
<. Et les rois de la terre, les grands du monde, les esclaves et les riches s'enfuirent dans les cavernes et dans le creux des rochers.
. Ils disaient : Montagnes, tombez sur nous et caehez-
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nous de devant la face de celui qui est assis sur le trûne, cachez-nous a la colère de l'agneau. »
Alors les serviteurs de Dieu furent marqués au front; puis sept anges sonnèrent successivement de la trompette. A chaque son nouveau, une plaie nouvelle frappait k terre et les hommes; et quand la septième trompette retentit,
« On entendit au ciel de grandes voix qui disaient : Le règne du monde a passé; notre Seigneur et son Christ régneront dans les siècles des siècles.
« Alors il parut un grand prodige. C'était une femme qui était revêtue du soleil, avec la lune sous les pieds et une couronne de douze étoiles sur la tête.
* Devant elle était un grand dragon qui avait sept têtes couronnées chacune d'un diadème; et il attendait que cette femme enfantât pour dévorer son fils.
« Mais l'enfant fut enlevé vers Dieu , et la femme s'enfuit au désert, en un lieu sûr qui lui avait été préparé.
« Alors il y eut un grand combat dans le ciel : Michel et ses anges combattaient le dragon, et le dragon fut précipité.
«Deux monstres s'élevèrent encore; l'un de la terre, l'autre de la mer, qui blasphémaient contre Dieu et persécutaient les saints. •
Mais les temps d'épreuve et de persécution allaient enfin passer.
« Je vis ensuite l'agneau debout sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante mille personnes dont chacune avait son nom et le nom de son père écrits sur le front.
« Et une voix qui ressemblait au bruit des grandes eaux disait : Ce sont la ceux qui ne se sont point souillés, ceux qui sont purs et saints devant le trône de Dieu.
« Cependant un ange volait par le milieu du ciel, portant l'Évangile éternel pour l'annoncer à toute nation et û toute tribu.
« Et un autre suivait en disant : Elle est tombée, elle est tombée, la grande Babylone qui versait à tous les peuples la coupe de la prostitution.
- Ensuite je vis une nuée blanche ; et sur cette nuée quelqu'un était assis qui ressemblait au Fils de l'homme. Sur la
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tÉte il avait une couronne d'or et a la main une faux traachante.
« Un autre ange sortit du temple céleste et cria d'une voix forte au Fils de l'homme : Jetez votre faux et moissonnez, car le temps est venu, la moisson est mûre.
• Celui qui était assis sur la nuée jeta en effet sa faux et la terre lut moissonnée. La vigne aussi fut vendangée et les raisins jetés dans la grande cuve de la colère de Dieu.
Hors de la ville, on foula la cuve, et le sang en sortit avec une telle abondance que les chevaux en avaient jusqu'à leurs mors dans l'étendue de seize cents stades. »
Alors l'apôtre voit la ruine de Rome ou plutôt de l'empire et du paganisme.
« Un des sept anges vint et me dit : Venez et je vous montrerai la condamnation de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux, de celle qui a corrompu les rois du monde et enivré du vin de son impureté les peuples de la terre.
» Et je vis une femme assise sur une bête couleur d'écariate, cette femme qui s'était enivrée du sang des saints , du sang des martyrs.
« Et un ange du ciel s'écria ; Elle est tombée, elleest tombée la grande Babylene, elle est devenue la demeure des démons, la retraite des esprits immondes, le repaire des oiseaux impurs.
« Et une autre voix disait : Sortez, mon peuple, afin de n'avoir point part a ses plaies, car ses péchés sont montés jusqu'au ciel et Dieu s'est ressouvenu de ses iniquités.
« C'est pourquoi le deuil, la famine et la mort vont fondre sur elle: elle périra par le feu ; et le3 rois pleureront sur elle ; ils se frapperont la poitrine en voyant la fumée de son embrasement.
« Les marchands de la terre qui lui vendaient l'or et l'argent, les perles et les parfums, la soie et la pourpre, l'airain et l'ivoire , les bois de senteur et le marbre , diront : Hélas! hélas! qu'est devenue la grande ville qui était vêtue de fin lin et d'écarlate , qui était parée de pierreries et de perles ?
- Alors un ange fort souleva une pierre immense, sem-
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blable aux grandes meules qui broient le grain, et la jeta dans la mer, en disant : C'est ainsi que Babylone, la grande ville, sera précipitée, en sorte qu'on ne la retrouvera plus. «
Le règne de l'erreur est passé, la vérité triomphe et livre son dernier combat.
« Après cela j'entendis comme le bruit d'une grande multitude qui disait : Louez Dieu, car le Seigneur est entré dans son règne.
« Réjouissons-nous, car les noces de l'agneau sont venues, l'épouse est prête, sa robe est un lin d'une éclatante blancheur ; elle est vêtue des œuvres et de la piété des saints.
« Heureux qui sera appelé au souper des noces.
« Je vis ensuite le ciel ouvert et il parut un cheval blanc ; celui qui le montait s'appelait le fidèle et le véritable, celui qui juge et qui combat justement.
« Ses yeux lançaient des flammes; sa tête portait des diadèmes et un nom que nul autre que lui ne connaît.
■■ Il était vêtu d'une robe teinte de sang, et il s'appelait encore le Verbe de Dieu.
■ Les armées du ciel le suivaient sur des chevaux blancs; et de sa bouche sortait une épée tranchante.
n Alors un ange du ciel cria à tous les oiseaux des airs : Venez et assemblez-vous pour le grand festin de Dieu, pour manger la chair des rois et des forts, des hommes libres et des esclaves.
« Et je vis la bête et les rois de la terre avec leurs armées réunies pour combattre celui qui était monté sur un cheval blanc.
■ Mais la béte fut prise avec son faux prophète, et tous délix jetés vivants dans l'étang de sang et de soufre.
« Le reste fut tué par l'êpée qui sortait de la bouche de celui qui montait le cheval blanc, et tous les oiseaux se rassasièrent de leur chair. »
Le tentateur des hommes , l'adversaire du Christ , Satan, enfin vaincu, est enchaîné dans l'abime, et Dieu juge chacun selon ses œuvres.
« Je vis encore descendre du ciel un ange qui avait la ciel de l'abîme et une grande chaîne à la main.
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- Il prit le dragon, l'ancien serpent, qui est le diahle, et l'enchaîna pour mille ans , et l'ayant jelé dans l'abîme il le ferma sur lui et le scella afinqu'ilne séduisît plus les nations.
■ Mais les mille ans accomplis, Satan délié sortit de sa prison et séduisit encore les nations. Dieu fit alors descendre un feu du ciel qui les dévora; puis la terre et la mer rendirent leurs morts et tous, grands et petits , comparurent devant le trône du Tout-Puissant.
« Le livre de vie fut ouvert, et sur ce qui y était écrit les morts furent jugés selon leurs œuvres. Et quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté avec l'enfer et la mort dans l'étang de feu. »
La terre est jugée; les méchants sont punis ; les justes sont assis autour du trône éternel, et la Jérusalem céleste retentit du chant des saints.
" Alors je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle, et du ciel descendit la nouvelle Jérusalem , parée comme la jeune fiancée se pare pour son époux.
« Et j'entendis une grande voix qui sortait du trône et qui disait : La mort ne sera plus ; il n'y aura désormais ni pleurs, ni cris, ni afflictions.
■ Puis un des sept anges me transporta sur une haute montagne et me montra la sainte Jérusalem qui descendait des ci eux.
« Elle resplendissait de la gloire de Dieu, et un astre brillant comme une pierre précieuse l' éclairai t.
« Elle avait une haute muraille et douze portes où étaient écrits les noms des douze tribus d'Israël , et douze fondements où étaient les noms des douze apôtres de l'agneau.
« La muraille était de jaspe, la ville d'or, les fondements de pierres précieuses, et les douze portes étaientdouze perles.
« Je ne vis point de temple dans la ville, pareeque le Seigneur Dieu Tout-Puissant et l'agneau en étaient le temple.
■ Ce n'est pas le soleil, ce n'est pas la lune qui l' éclairent, mais la gloire de Dieu , et les nations marcheront à l'éclat de sa lumière. »