liait, il, B-B. — 3. Eediiuutt, va
APPENDICE
« J'ai vu l'injustice sur la terre. J'ai vu l'innocent gémir dans l'oppression, et j'ai préféré l'état des morts a celui des vivants. Mais j'ai estimé plus heureux que les uns et les autres, ceux qui ne sont pas nés encore'.
Pourquoi l'homme se gonflo-t-il d'orgueil! lui qui n'est que vers et poussière ; aujourd'hui roi de la terre ; demain, cadavre.
• Quand l'homme meurt, qui hérite de lui? les serpents et les vers »
In mon.
1 11 y en a qui se fient en leur force , il y en a qui se glorifient de leurs richesses ; mais le frère peut-il racheter son frère? Qui donnera une rançon à l'Éternel pour le rachat de son âme?
« Le sage aussi meurt, comme le fou et l'insensé; ils laissent à d'autres leurs trésors, et pour demeure éternelle ils ont leurs sépulcres, eussent-ils donné leurs noms a des pays
« Au milieu des honneurs et de la gloire, l'homme ne comprend pas sa fragilité ; quand la mort ie frappe, il n'est pas plus que la bête, il faut qu'il parte.
«Bien qu'ils s'en indignent, tous passent par cette voie; que reste-t-il d'eux? quelques hymnes chantés en leur honneur.
n Dans l'empire des ombres ils sont comme des brebis, et c'est la mort qui paît l'immense troupeau.
Ne te décourage donc pas si tu vois un homme devenir riche et la gloire se multiplier sur sa maison; quand il mourra prendra-l-il tout cela avec lui ? et cette gloire le suivra-t-elle aux enfers "î
Le jsste et l'Impie.
« Les voies du juste sont lumineuses ; ainsi l'aurore s'avance ; elle illumine le ciel : le ciel éclate.
I . ftwfnùu». — ». SaUriMtifu, xt, Ml. — *. Cf. M, tu, M ; x, 50.
APPENDICE
« Mais les voies de l'impie ne sont que ténèbres, et il n'aperçoit pas l'abîme où i! va tomber 1 .
« Les impies ont dit en eux-mêmes : Que la vie est courte et pleine d'ennuis! De la mort, rien ne guérit; du royaume des ombres, personne ne revient.
« Car de rien nous sommes nés ; el après la mort nous serons comme si nous n'avions jamais été.
« Qu'est-ce que la vieï lin souffle que nos narines ont un instant aspiré. Qu'est-ce que la parole et l'intelligence? Une étincelle qui a remué et réchauffé notre cœur.
« Elle éteinte, l'esprit s'échappe et se dissipe comme une légère vapeur, et le corps n'est plus que poussière.
» Notre nom se perd, nos œuvres s'oublient. De notre vie il ne Teste pas plus de trace, que du nuage qui a traversé les cieux; comme la nuée qui se dissout et fond sous les rayons du soleil, ainsi elle se dissipe et disparait.
" Venez donc, et jouissons vite des biens que nous avons ;
"Buvons, parfumons-nous, cueillons la fleur de notre jeunesse , et couronnons- nous de roses avant qu'elles se flétrissent.
» Voilà ce qu'ils disaient : et ils ne voyaient pas dans leur malice aveugle que Dieu a créé l'homme immortel, qu'il l'a fait à son image.
« Un jour, ils viendront, traînés devant leur juge, par leurs iniquités, ils verront les justes se lever contre eux et les accuser.
<< Alors, dans les angoisses d'une indicible terreur, ils diront : Insensés, nous appelions folie leur pieuse vie, et les voilà comptés parmi les enfants de Dieu, les voilà au rang des saints!
« De quoi nous a servi notre orgueil, que nous est-il revenu de l'ostentation de nos richesses!
« Tous ces biens ont disparu aussi vite que l'ombre qui fuit, que le messager qui court, que le vaisseau qui vole sur l'onde ; aussi vite que s'efface le sillon creusé par la carène à la surface des flots.
t. Prorata., iv, iS-B.
APPENDICE
« Ils ont disparu comme l'oiseau qui franchit les airs, et dont nul ne retrouve la route. De son passage que reste-t-it? Le veut léger qu'a produit le battement de ses ailes et le sifflement de sa course rapide.
. « Ils ont disparu comme la flèche lancée au but. Devant elle, l'air s'est ouvert; derrière elle, il s'est refermé. Oii a-t-elle passé!
« Ainsi est-il de nous. A peine étions-nous nés que déjà nous n'étions plus ; et de nos vertus nous ne pouvons montrer une seule trace, un seul signe.
Ah ! l'espérance de l'impie est semblable à la poussière que le vent soulève, à la neige dont la tourmente emporte les légers flocons, à la fumée que le vent disperse, au fragile souvenir que laisse un hôte d'un jour.
.1 Mais le juste vit éternellement; auprès de Dieu est sa récompense. De la main du Tout-Puissant, il reçoit une royauté d'honneur et un diadème de beauté ',
- .... J'ai vu l'impie; il dépassait les cèdres du Liban; mais j'ai passé, déjà il n'était plus*. »
Kemrod on In descente du roi de Banylone toi entera.
Le souvenir de Nemrod, le farouche pasteur des peuples , se retrouve dans toutes les traditions orientales; Isaïe, au chapitre vi, rappelle son orgueil et sa chute '.
» Au jour où le Seigneur te laissera reposer de la dure servitude tu diras ce chant sur le roi de Babylone :
« Comme il est tranquille maintenant le grand chasseur ! Jéhovah a brisé le sceptre des pécheurs, il a brisé la verge des tyans.
- Il a frappé les peuples du fouet de sa colère , inguérissable blessure ! il a frappé du fouet de sa fureur, et nul ne lui a échappé.
a. C'eai l'opinion de Herder; main La plupart des interprètes pensent qulsale miihii uMgnsrlc dernier roi de Babylone, Noua arona en pluliBUn puisage! iuiil la version du grand frritain fdlemand.
APPENDICE
- Maintenant le monde est calme, la terre se repose avec confiance, et elle fait monter au ciel ses cris de joie.
» Les grands sapins du Liban se réjouissent et les cèdres chantent : Depuis que tu es endormi nul ne monte plus vers nous pour nous abattre.
- L'enfer s'est ouvert devant toi en tremblant, et les géants qui commandaient à la terre, les rois des nations, se sont levés de leurs trônes, et tous t'ont dit : Toi aussi, te voilà donc prisonnier de la mort, toi aussi tu es devenu pareil a nous!
« Ton bonheur et ta gloire sont passés, la pourriture est la couche et les vers rongeurs ton vêtement.
« Tu es tombée du haut des ci eux, étoile du matin; te voilà jetée à terre, toi qui commandais à toutes les nations!
- Tu avais dit dans ton cœur : Je monterai jusqu'au ciel, j'établirai mon trône par delà les étoiles, et je siégerai sur la cime des monts.
- Je gravirai jusqu'au delà des nuages; je serai semblable au TrÈs-Haut, et maintenant tu es tombé au fond des enfers, sous les fondements du monde.
« Ceux qui te voient te regardent avec étonnement et se disent : Est-ce donc là celui qui faisait trembler la terre, celui qui précipitait les rois?
■ Du monde il faisait un désert, il brisait, renversait les cités, et jamais ses cachots ne s'ouvraient.
» Tous les pasteurs des peuples dorment avec honneur dans le tombeau de leurs pères, mais lui seul il a été jeté sur les montagnes comme un cadavre maudit.
« Ta race sera livrée au glaive. Je me lèverai, dit le Seigneur; j'effacerai leur nom; de leur pays je ferai un désert, un abîme fangeux ; il deviendra la demeure des hiboux ! >
■ Réjouis-toi, désert aride; sois dans l'allégresse , terre désolée , car tu refleuriras comme les lis des vallées fécondes.
" 0 rives dévastées du Jourdain , vous serez clans la joie ,
APPENDICE. US
vous vous couvrirez d'une éclatante parure; la magnificence du Liban et les charmes du Carmel descendront sur vous , et mon peuple verra le Très-Haut dans sa gloire.
« Relevez -vous, mains abaissées , redressez- vous , genoux tremblants ; que la crainte s'éloigne , voici notre Dieu, voici le jour de la justice.
« Alors les aveugles verront et les sourds entendront, alors le boiteux bondira comme un cerf rapide et la langue des muets sera déliée ; car des sources abondantes jailliront du milieu des déserts ; la terre desséchée deviendra une vallée de fleurs et le sable brûlant sera comme un lac immense.
» Là i! y aura une route droite, une voie sainte par laquelle l'impie ne passera pas; ceux qui sont dispersés s'y réuniront sans redouter le lion ou la bête fauve.
" Ils y marcheront, ceux que Jéhovah a rachetés pour retourner à Sion , et la joie sera sur leurs têtes , car pour eux se seront enfuis la douleur, la crainte et les gémissements'."
• Une parole dite à propos est une pomme d'or en un vase d'argent *.
• La parole des sages est un aiguillon ; la parole des sages est un clou profondément enfoncé*.
- Le glorieux qui ne tient pas ses promesses ressemble au vent et à la nue qui ne donnent pas la pluie *.
• Que le cœur de l'homme est un abîme profond! quelqu'un l'a-t-il jamais sondé 5 ?
- 11 y a de l'or ; il y a des perles en nombre infini ; mais quel vase précieux que les lèvres du sage "!
» La charité couvre tous les péchés 1 .
■ Celui qui médit en secret est comme le serpent qui mord sans bruit*.
« Même au fond de votre conscience ne pensez pas mal du roi , et au lieu le plus secret de votre demeure ne médisez
t.Iiaii,tï.— 3. Prov., iiï.Jl. — 3. Eceléiiaste, xn, H . ■ — * . Proverbe!, HY, H. ~- S. Jérémie, JCCVL 4-9. — fl. Proverbe! , U, 7. Ibid.,i t 12.
— 8. EeclèiimU, i, 11.
APPENDICE
pas du riche; car l'oiseau du ciel emporte votre parole et la publie au loin ',
« Un coup de verge fait une meurtrissure , un coup de langue brise les os*.
L'homme qui ne sait pas agir avec prudence est comme la ■ville qui ne relève pas ses murailles *.
■ Ne dispute pas avec un bavard ; c'est jeter du bois sur
■ Qui bouche ses oreilles pour ne pas entendre la prière du faible priera aussi et ne sera point écouté*.
» Mon fils, ne sème pas dans les sillons de l'injustice, car tu moissonnerais au septuple*.
« La route des pécheurs est pavée de pierres unies , mais au bout est la grande fosse de l'enfer
■ Trois choses plaisent à Dieu et aus hommes : l'union des frères , l'amour des proches, la concorde des époux*.
. Trois choses sont odieuses : l'orgueil du pauvre , les mensonges du riche , la folie et L'impureté du vieillard 9 .
» La couronne des vieillards , c'est l'expérience ; leur gloire , la crainte du Seigneur ,0 .
« Le bien amassé à la hâte et par l'iniquité diminue tous les jours; tous les jours s' accroît celui que la piété a réuni".
- Toute colère du roi est un message de mort.
« Ne loueis pas celui-ci pour sa beauté , ne méprisez pas celui-là pour sa laideur. L'abeille est chétive , mais que son miel est doux"!
« S'unir à plus fort ou plus riche que soi , c'est mettre un grand fardeau sur ses épaules ".
<■ Comment peuvent aller ensemble le pot de terre et le pot de fer ï l'un heurtera l'autre et le brisera ".
■ Si un grand t'appelle , éloigne-toi d'abord ; il te désirera davantage. Ne t'implante pas chez lui de peur qu'il ne te chasse , ne t' éloigne pas trop de peur qu'il ne t'oublie.
t. Ecclèsiaslc, x. ÎO.— 'l. £i-c!èsiastiq«c t nivin, SI .— 3. JVoMrfcej, IXIv.— 4. Ecclésiastique, Ttn,4. — 6. Proverbes, xxi, \ I.— 6. Ee e Utjatàqut, tu, 3.
— 1, Ibid., un, i B. Ecclésiastique, ixv, 3, 4. — B./ïiJ., ixv, 1,4. —
10. Ibid., ïir, 8. — il. Proverbes. UH tï. Ecclésiastique , il, a 3. —