‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 51 sur 251 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Hermon ( Djebel-el-Cheik ) , limites septentrionales de la l'aluwlino. Le Liban , dont quelques pics sont élevés do plus de 3230 mètres, atteint la limite des neiges perpétuelles. Aussi un poète arabe disait-il qu'il a l'hiver sur sa tète, l'automne sur ses épaules , le prinleinps sur ses genoux et S'été à ses pieds. De nombreux cours d'eau 'descendent de son versant occidental et y entretiennent une riche végéta-

Le Liban couvre la région occidentale de nombreuses ramifications qui se groupent en monl-'ijtrios isolées ou qui s'étendent en longues chaînes, dont l'uno traverse le centre de la Judée sous le nom de monlinjnr i/'F.phraim et de monts de Juda, et l'autre forme le Carm.fi , dont l'extrémité septentrionale s'avance au loin dans la mer ( environ. mètres de haut J. Le Carmcl , couvert de vignes , d'oliviers et de gras pftturages, est célèbre par ses mille cascades, ses beautés pittoresques et les nombreuses grottes ou cavernes que la nature et les hommes ont creusées dans ses flancs'. Les groupes isolés sont le Thabor (Djebel Tour), «qui sort comme un immense bouquet de verdure de la plaine d'Esdrélon • et qui de sa cime , haute de 563 mètres , laisse découvrir à la fois la Méditerranée et la vallée du Jourdain *; les monts Gelboc, où Saùl se tua; les monts Ebal et Garizitn, séparés par la petite vallée de la Vision , le premier séjour d'Abraham dans la terre de Chanaan; le Silo, où l'arche demeura longtemps ; le Golgotha , ou Calvaire ; le mont des Oliviers, près de Jérusalem ; la montagne do Sion , et celle de Maria, sur laquelle le temple fut construit; la Quaran-

groiles naturelles. Près de Damas so trouve une caverne qui pourrait renfermer LjUalrr mille tommes. L\: l'iik'sLiin.i en l'st |ili'ine, cl l'Iiisluire milite en parie sans cesse.

3. C'esl sur le Thsliùr que ll.irar, Ù'apOs les unirez fin Ueb'ira, ra.si'iutiki son armée. C'esl la aussi, suivant saint Jérôme, <|u'eul lieu ta Traiislipiii'iLibui île .iésiis-Cbrisl. I.i! sormun sur l;i niullliiiule iinrui eu 1 promut ilu liaul d'une colline r|iii s'étend nu Jiif'.t du Tlialior, ['I (|ui le.. Arabes li|i|il-IIi>[iI Kuroun-Uollcin, les cornes de Hotlein.

DESCRIPTION DE LA PALESTINE

taine, où les traditions placent la scène de la Tentation de Jésus.

De l'Antiliban , ou plutôt du Grand-Hermon , descendent les monts de Galaad, qui prolongent le Jourdain sur sa rive gauche , et dont la partie septentrionale portait le nom de iTii.mUîL'no de Basan. A ceux-ci succèdent , à l'orient du lac Asphaltite, les monts Abarim , auxquels appartiennent le Nébo, ou Pisga, sur lequel Moïse mourut, et le Phogor, d'où Balaam bénît Israël. Ces deu\ cimes s'élèvent non loin de l'embouchure du Jourdain dans la mer Morte. Au sudouest et à l'ouest de cette mer, on trouve encore les monts de Juda , ou des Amorties, prolongation des monts d'Éphraim , et remarquables par le grand nombre de grottes naturelles qu'ils reiil'enuent ; plusieurs d'entre elles servirent d'asile à David dans sa fuite devant Saùl.

Au pied de ces montagnes s'élendent quelques plaines arides ou fertiles selon qu'elles se trouvent a l'est ou à l'ouest des monts d'Ëphraim, au nord ou au sud de la Palestine. La plaine de Saron, qui se prolonge en face delà mer, depuis Joppé jusqu'au Carmeî, est renommée pour l'élégante parure qui la recouvre au printemps , « alors que l'air y est embaumé du parfum des roses blanches et iV'uyes, du narcisse, de l'anémune, des lis blancs et jaunes, des giroflées et d'une espèce d'immoricllc très- odorante'. >■ Les plaines AeZatiutim, de Jewel de Nazareth et de Sepphoris, sont aussi gracieuses que fécondes, et offrent pour la plupart ce singulier pliéii'-jmèiie qu'elles renferment des collines à flancs, presque taillées à pic et aplaties sur leur sommet comme pour servir de citadelles imprenables. Mais dans le voisinage de la mer Morte les plaines ne sont plus que

i . Clialcaubrhmd, Itinéraire de Paris à Jérusalem.

IrLdP <!u sud .1.' rAn-l. I.'i-iv. CYsl I;l nielle i'iio rv\\e d'Esdralon. Gfdéon ( kiltit ].■» MadijiuU-s "I Ifs Anialiicili's, AiJ,;it,, le mi A>: Sjrir licn-lljiiii.l jniV.j d'Ajlhek), a rÉ aï plil>n N'érfui, li: mi Josi.s lyirH ih' Miipircld»!. l.j tiaNiille <lu itj'iiil TîiiiIjui, uii ïin-l-iuiii] m, Mi' Tuiys lui'cill kiltus ni 170H pir Iruis luillii Français, fui eDcori;liï-i' , ' , Ji;i'.S' , i , 1 li' [ilyii»'. mi ■■sil i;oinliami Imis les peuples qui se nom disputé la possession dr lu Pali's;inr:. l'Ho s'ùli'nd entre lo Tliabor, la montagne de Samarie, lot monis Gclnoe el 1b Carmel ; le Kison la traverse.

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