I..'- cèdres dn l.llian
Cette nature, tour à tour ingrate et féconde, pleine de luxe et de tristesse, a laissé son empreinte dans les chants des prophètes. C'est dans la grotte du jardin des Oliviers que .Urémie dictait ses lamentations ; c'est sur les rives désolées du Cédt'on qui; s'élevait la voix plaintive du roi-prophète ; c'étaient les neiges éternelles du Liban, ses cimes majestueuses, surtout ses cèdres séculaires, qui fournissaient à la poésie hébraïque ses plus riches, ses plus magnifiques images '. Les neiges sont restées, les cimes percent toujours la mm ; mais les cèdres tombent un à un. Ceux qui portent encore le nom Je cèdres dp Salomon., s'élèvent sur un haut plateau du Liban, derrière Tripoli, à trois heures du village d'Èden, « Ces arbres, dit M. de Lamartine*, sont les monuments naturels les plus célèbres de l'univers. La religion, la poésie et l'histoire les ont également consacrés; l'Écrit Lire sainte les célèbre en plusieurs endroits ; ils sont une des images que les prophètes emploient de prédilection.
I. «Le Liban rrC-scntaii l'Im.i^ de !n r.iriv ex de. la mojaslé. Le Carmel
lij;;;r(' .uul.icM'usf, le l.ilirm ivjiiv-rnlc- î ■ n 1 1 If p i- 1 1 [ ■ 1 1- juir, l'cl/U t!e HipliSL-, Jérusali'iii, li' leiniili' (!<■ Ji'TUSulrin, un ti' rui mOme il'.^ssïrif! cl si>n acméf; en un mal tuiil ce qui csl rci]i)!.[Lulili\ aupisic ut suiilimc. I.e Canncl ciprimi! la richesse, la gricc et la fertilité, ■ Lowlli, De sacra paeti. a. Voyage en Orient.
DESCRIPTION' DE LA PALESTINE
Salomon voulut les consacrer a l'ornement du temple qu'il éleva le premier au Dieu unique , sans Joute a cause de la renommée de magnificence cl de sainteté que ces prodiges de la végétation avaient dès cette époque. Ce sont bien ceuxlà, car Èzéchiel parle des cèdres d'iiden comme des plus beau* du Liban. Les Arabes de toules les sectes ont une vénération traditionnelle pour ces arbres ; ils leur attribuent non -seulement une force végétative qui les fait vivre éternellement, maïs encore une ;*uuc qui leur fait donner des signes de sagesse, de prévision, semblables à ceux do l'instinct chez les animaux, de l'ititL'iligenco chez les hommes. Ils connaissent d'avanee les saisons ; ils remuent leurs vastes rameaux comme dos membres, ils étendent ou resserrent leurs coudes, ils élèvent vers le ciel ou inclinent vers la terre leurs branches , selon que la neige se prépare à tomber ou à fondre. Ce sont des êtres divins sous la forme d'arbres. Ils croissent dans ce seul site des groupes du Liban; ils prennent racine bien au-dessus de la région où toute grande végétation expire. Tout cela frappe d'étnnnement l'imagination des peuples d'Orient, et je ne sais si la science ne serait pas étonnée elle-même.— Hélas ! cependant, lïasan languit, leL'armel et la fleur du Liban se fanent. Ces arbres diminuent chaque siècle. Les voyageurs en comptèrent jadis trente ou quarante ; plus tard , dix-sept ; plus tard encore , une douzaine. — Il n'y en a plus que sept, que leur masse peut faire présumer contemporains des temps bibliques'. Autour de ces vieux témoins des âges écoulés, qui savent l'histoire de la terre mieux que l'histoire elle-même, qui nous raconteraient, s'ils pouvaient parler, tant d'empires, de religions, de races humaines évanouies, il reste encore une petite forêt de cèdres plus jeunes, qui me parurent former un groupe de quutre ou cinq amis arbres ou arbustes. Chaque année , au mois de juin , les populations de tous les villages des vallées voisines, montent aux cèdres et font célébrer une messe a leurs pieds. »
I. le mission liai re américain Fiik (oriviiil t-n 1835 quo lo plu» s™* environ (3 mètres de tour; et Kurii leur donne ou moins trois mille ans.