CHAPITRE Vlir
riot traîné par deux génisses sans conducteur et sans guide. Les génisses se dirigèrent d'elle s- même s vers Bethsamet, et de là L'arche fut porlée à Gabaa, dans la maison d'Abinadab et confiée aux soins de son fils Êléazar.
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Vingt ans s'étaient écoulés déjà depuis le retour de l'arche, et Israël gémissait toujours sous la dure oppression des Philistins; mais Samuel travaillait à réunir ses concitoyens dans un grand mouvement national et religieux. Quand il vit Israël disposé - à chercher son repos dans le Seigneifr, » il parcourut les villes, exhortant partout les Hébreux à chasser du milieu d'eux les divinités étrangères, Bala et Astaroth ; puis il convoqua une assemblée générale à Maspha. Là le peuple entier, ayant confessé ses erreurs, jeûna tout un jour pour apaiser Jéhovah, et en reconnaissance des efforts faits par le prophète pour le ramener au Dieu de ses pères, il l'élut juge d'Israël.
Cependant les Philistins , alarmés de cette grande réunion de Maspha, crurent pouvoir surprendre les Hébreux au milieu des cérémonies religieuses. Mais Samuel offrit un holocauste , et il n'avait pas achevé le sacrifice qu'un violent orage jetait le désordre dans les rangs de l'ennemi ; une sortie acheva de les disperser. Samuel profita de cette victoire, poursuivit les Philistins jusqu'à Belhcar et les força de rendre toutes les villes qu'ils avaient enlevées. Ils ne gardèrent qu'une garnison à Gabaa.
Le peuple était délivré d'un joug honteux, et la paix régnait par tout le pays. Samuel employa ce temps de calme a faire revivre les anciennes coutumes , et à remettre en honneur la loi mosaïque. C'est dans ce but qu'il institua, dans plusieurs villes, des écoles de prophètes', c'est-à-dire d'orateurs et de poètes qui étudiaient sous sa direction les règles de la poésie, la musique et les traditions nationales, pour
(. On en Ironvc à Ramaiha, résidence habUuell* de Samuel, i Btthel, s r.n! & alttiiJùicho,
LES JUGES
Be répandre ensuite dans le peuple et nourrir de leur langage inspiré sa foi religieuse et son zèle patriotique.
Ces prophètes devaient jouer un gratid rùle dans la suite de l'histoire juive. Beaucoup méritèrent d'Être regardés comme les interprètes de la parole divine, et l'Église a reconnu à seize d'entre eux, dont l'Ancien Testament renferme les ouvrages , le don de prophétie 1 . « Dieu , dit Bossuet , se communiquait a eux d'une façon particulière, et faisait éclater aux veux du peuple cette merveilleuse communication ; mais jamais elle n'éclatait avec tant de force que durant les temps de désordres, où il semblait que l'idolâtrie allait abolir la loi de Dieu. Durant ces temps malheureux, les prophètes faisaient retentir de tous côlés, et de vive voix et par écrit, les menaces de Dieu et le témoignage qu'ils rendaient a sa vérité. Les écrits qu'ils faisaient étaient entre les mains de tout le peuple, et soigneusement conservés en mémoire perpétuelle aux siècles futurs. »