‹ Histoire sainte d'apres la BibleChapitre 78 sur 251 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

des fonctions pénibles de la judicature sur ses deux fils, Joël el Abia, qu'il Établit à ISersabée. Mais ils ne marchèrent point dans ses voies; ils se laissèrent corrompre par les présents et rendirent des jugements iniques; en même temps, Nabal, roi des Ammonites, entra en armes sur les terres d'Israël. Le peuple s'enraya d'être sans chef contre ce nouvel ennemi, et les anciens vinrent dire à Samuel : <t Donnez-nous un roi comme en ont toutes les nations , afin qu'il nous juge et nous commande. •• Le prophète essaya de les détourner de ce dessein contraire a la toi mosaïque , qui donne Jéhovah seul pour roi à son peuple ; mais le Seigneur, qu'i! consulta , lui répondit : « Faites ce qu'ils vous demandent, car ce n'est pas vous, c'est moi qu'ils rejettent. Seulement déclarez-leur auparavant quelle sera la conduite de leur prince. » Samuel rapporta au peuple ces paroles, et il ajouta : 'i Voici quelles seront les prétentions de votre roi' : il prendra vos enfants et il les fera monter sur ses chevaux et sur ses chariots de guerre, et il lestera courir devant lui; il prendra les uns pour labourer ses champs et recueillir ses blés, les autres pour fabriquer des armes et des chars; il se fera de vos filles des parfumeuses, des cuisinières et des boulangères; il prendra ce qu'il y aura de meilleur dans vos champs, dans vos vignes et dans vos plants d'oliviers pour

troupeaux, et vous serez ses esclaves. Vous crierez alors contre le roi que vous aurez élu , mais le Seigneur ne vous exaucera point.

Le peuple s'obstina dans sa demande, et Samuel se décida à le satisfaire; mais afin de prévenir ce despotisme qu'il redoutait et. prévoyait, il jtia les yeux sur une obscure famille de la plus petite tribu d'Israël.

Il y avait alors en Benjamin un homme du nom de Cia dont le liis, appelé Saiïl, était d'une taille et d'une beauté

I . Sacy, la Vulgale, infime M. Catien, Lradnisenl les rooti tiébreui miich-

I i k m nue n'a d'impor-

lante qu'à usune des cammenlaires de VolBaj sur Samuel.

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