V. note
3. V. Correspondance de Bu/fon, publiée par M. Nadault de Buffon, 2 vol., Hachette, 1860.
I ti INTRODUCTION
grùce à labbé Dehorre, nous possédons oujourtihui le texte priniitil' du Discours sur le Style, tel que Bull'on le comniunif(ua à Rulïey ; et les retouches qu il iil suhir à cette première rédaction prouvent assez qu'il apprécia ses conseils '.
A cette estime Hichard de Rulïey répondait par une respectueuse admiration. Lorsquen 1777 la statue de Buffon eut été ériffée dans le Jardin du Hoi, il l'en félicita en des vers où s'exprimait ingénument l'org-ueil d'avoir un ami si illustre ''.
Voltaire, BufTon : voilà, en vérité, les deux noms dont Richard de Rutrey paraît obsédé, et voilà comme les deux pôles entre lesquels semble osciller son activité intellectuelle. Il est d'ailleurs en fort bons termes avec le président de Brosses et avec le premier président Fyot de la Marche, ami et protecteur éclairé des Lettres et des Arts ^ ; il est en correspondance avec Daubenton, Lacurne de Sainte-Palaye, l'abbé d'Olivet, l'abbé Barthélémy, qui n'est pas encore l'auteur du Voyage du jeune Anachaj'sis, mais que de savants ouvrages ont fait entrer déjà à l'Académie des Inscriptions, et qui est garde du Cabinet des Médailles ; avec Schœptlin, l'érudit professeur de l'Université de Strasboùig. l'auteur de 1' « Alsatia » et des « Vindiciae celticae '* ». Ce n'est pas tout : il a formé une bibliothèque très riche, dont il dresse lui-même le catalogue '. Il a un médaillier « de plus de 4.000 médailles antiques et des plus curieuses médailles modernes ». Il a un cabinet « rempli de pièces curieuses d'histoire naturelle '^ ». Et, comme si toutes ces occupations ne lui