‹ Histoire secrète de l'Académie de Dijon de (1741 à 1770), composé et annotée par le président Richard de RuffeyChapitre 3 sur 50 · Id. en · texte numérisé non relu

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4. Puis Rouen (1744), Clermonl (1747 , Auxerre il749), Amiens, Nancy, Chàlons-sur-Marne (1750), Besançon (1752), Metz (1760), etc. {La France littéraire, Paris, V^e Duchesne, 1769, tome I). M. Jacquet iLa 17e littéraire dans une ville de province sous Louis XIV, Paris, 1886) se demande pourquoi la capitale bourguignonne se laissa devancer par d'autres villes de province. 11 croit pouvoir attribuer ce relard à l'indépendance d'humeur des Dijonnais et à la répugnance qu'ils avaient pour toute contrainte (p. 232). Dès 1693 Etienne Moreau, avocat général à la Chambre des Comptes, avait l'ait imprimer un « discours sur l'établissement d'une Académie des Belles-Lettres dans la ville de Dijon » ; mais le succès qu'il obtint fut tout platonique. Selon Ruffey, le président Bouhier " s'était occupé [jlusieurs fois » d'exécuter ce projet ; mais il « en fut empêché probablement par ses grandes occupations, ses fréquentes attaciues de goutte, la crainte de n'être pas secondé selon ses désirs ». Il se contenta de réunir dans sa bibliothèque, à l'exemple de Lantin, un certain nombre d'érudits et de littérateurs de son choix (Histoire de l'.Vcadémie, v. suprh, p. 2, note 1 ; f, 6-7).

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Hector-Bernard PoulTier, doyen du Parlemenl de Dijon, était mort en I73(), léguant aux doyens ses successeurs sa maison de Dijon, sa terre dAiserey, et ([uarante mille livres de contrats, à la cliarg-e de « payer annuellement 2.000 livres qu'il destinait à la fondation de l'Académie, hypothé(|uées sur ces fonds ' ». (Quatre magistrats étaient désignés pour administrer conjointement avec le doyen du Parlement les biens (ju il laissait au doyenné, et pour être avec lui directeurs perpétuels de l'Académie : c'étaient le sous-doyen, le vingt-cin({uième conseiller du Parlement, le plus ancien des g-ens du roi et le vicomte-mayeur de Dijon.

Or l'Académie n'était pas née, et déjà les dilïîcultés commençaient '.

Poufïier, (jui ne faisait j)artie d'aucune société littéraire et n'avait, écrira Richard de Kutl'ey, aucune notion dune bonne académie, n'en avait pas moins dressé lui-même les statuts de la nouvelle compagnie, et ceux-ci présentaient dételles dilFérences avec les statuts des autres académies du royaume que l'expédition des lettres patentes en fut retardée de six mois. Expédiées enfin de Versailles au mois de juin 1740, elles furent enregistrées le 30 du même mois par le Parlement de Dijon ; et le 13 janvier 1741 la séance publique d'ouverture de FAcadémie de Dijon eut lieu dans une salle de l'Hôtel de Ville "^

Mais c'est alors surtout qu'apparurent les vices d une constitution (|ue, par un excès de délicatesse et de respect pour le fondateur ou [)our des raisons moins avouables, les directeurs s'opiniàtraient à ne pas vouloir modifier '. On en lira plus loin la critiqvu»

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