AVANT-PROPOS
avait lieu, la personne ou la circonstance à laquelle la note se rapporte. Bref de deux inconvénients j'ai préféré subir le moindre.
Je ne saurais terminer cet avant-propos sans adresser mes remerciements à M. Oursel, bibliothécaire de la Ville de Dijon, dont l'obligeance a facilité mes recherches, ainsi qu'à MM. Chabeuf, directeur, et Metman, bibliothécaire de l'Académie de Dijon, qui, avec beaucoup de bonne grâce, ont bien voulu m'autoriser à consulter ses Registres. Qu'ils trouvent ici l'expression de ma gratitude.
l/ ACADÉMIE DE DIJON, DE 1740 A 1759
Dès la fin du xvii'" siècle il existait eu Fi'auce, saus parler des académies de Paris, plusieurs sociétés littéraires pourvues de lettres patentes : celle de Gaen, la plus ancienne, réorganisée par Segrais en 1676, celles d'Ang-ers, de Nîmes, de Soissons, de Villefranche. Mais c'est surtout au xvui'' siècle ([ue les académies de province se multiplient, deviennent florissantes et par leur activité attestent un heureux etFort de décentralisation intellectuelle : Lyon a la sienne en 1700 ', Montpellier en 1706, Bordeaux en 1712, Pau en 1720, Béziers en 1723, Marseille en 1726, Toulouse en 1729 ', Montauban en 1730 ■^, La Rochelle en 1732, Arras en 1738, Dijon en 1740 '*...