‹ Histoire secrète de l'Académie de Dijon de (1741 à 1770), composé et annotée par le président Richard de RuffeyChapitre 35 sur 50 · Cité par l'abbé l~)el)erre, p · texte numérisé non relu

Cité par l'abbé l~)el)erre, p

'.\. Fromaf;eot, le père, professeur à la l'aiulléde llioil ; fxiilfey reparlera (le lui (note 2"t). — Sa polémi<iue avec le président lioulùer commenva par la critique qu'il lit de l'ouvrage de lî. intitulé :Arrèldu Parlement de Dijon, du t9 juillet 1726, relatif h des leslanien/s (172(»i; eelt»' première (pierelle dura cin(| ans; il en éclata une seconde en i7:^;i à pmpos du traité de ïi. sur lu dissolution du mariiKje pour cnuse d'inijiuissance. On trouvera dans la liildiofiritphie unirerselle de Michaud (\', p. 210) les litres des nombreuses brochures (pie se jetèrent à la tèle l(>s deux belligérants ; mais on évitera

NOTES POUR SERVIK A l'hISTOIRE SECRÈTE 83

tesse de son clisceraemeat. Il voulut l'aire des vers, mais il prouva qu'il n'était pas né poète. On peut dire qu'il a vu les derniers moments du règne du genre de science qu'il avait embrassé. On néglige et on méprise actuellement le savoir ; on ne se pique que d'esprit et de goût. A-t-on gagné au change? la question n'est pas décidée. »

Autres « sujets académiques » écartés de l'Académie de Dijon : « le président de Brosses, le président de RuITey, AI. Bouillet, avocat général à la Chambre des Comptes, M. de la Cour, conseiller au Parlement, et plusieurs autres qui cultivaient les Sciences et les Lettres avec distinction. »

6 (6-) M. Pou [fier, [onduleur de V Académie de Dijon.

« Ce magistrat à qui l'Académie doit sa fondation n'a pas joui pendant sa vie d'une grande réputation. Il avait de l'esprit, mais son esprit était dur et caustique. Ses nKt'urs étaient antiques ; il manquait d'usage du monde, et sa façon de vivre a toujours eu quelque chose de singulier. Le long usage du Palais l'avait rendu un juge éclairé ; mais ses passions influaient quelquefois sur son jugement au point qu'il affectait d'être toujours au Palais d'un avis contraire à celui d'un magistrat qui fut son ennemi, contre lequel il jxmssa la rancune au delà du tombeau en prenant toutes les mesures nécessaires pour le priver des avantages qu'il se proposait d'attacher à la place de doyen. Il avait déguisé assez adroitement pendant sa vie que l'orgueil était sa passion dominante ; mais son testament, qui en est un monument authentique, ne permet pas d'en douter, quoiqu'il ait tâché de le cacher sous des vues patriotiques. La petitesse des moyens qu'il y emploie pour opérer de grandes choses ne donne pas une idée avantageuse de son génie et de son esprit '. »

de confondre, comme l'a fait Beuchot (ihid., XV, p. 231), Fromageot père avec son fils J.-B. Fromageot, né en 1724-, dont R. nous parlera aussi (n. 24 et 38).

Sur le président Bouhier (1673-1746) et ses ouvrages, v. le P. Oudin, Commentarius de vita el scriptis Johannisi Buherii (Dijon, 1746) ; l'abbé Papillon, Bibl. des auteurs de Bourgogne, art. Bouhier ; l'abbé d Olivet, Discours pour la réception de Voltaire (successeur de B. à l'Académie Française) ; Ch. Des Guerrois, Le président Bouhier, sa vie, ses ouvrages el sa bibliothèque, Paris 1851) ; Emm. de Broglie, Les portefeuilles du président Bouhier, Paris, 1896; l'abbé Deberre, ouvr. cité, l""'' partie, ch. P'', et pass.

1. Hector-Bernard Poulfier (1658-1736), conseiller en 1681 (Petitot, p. 121j. Sou testament a été pul)lié par Milsand [Sotes <•! documents..., p. 179-200 . Son éloge par Lantin Dijon, 1754).

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Lo inaf;islraL euueiui de Poiillicr était J^anlin'. l'iic noir ullùrieure précise les causes et les etl'ets de leur haine] :

«M. Lanlin parvint au doyenné du Parlement après M. Poullier; mais, comme ils étaient ennemis, ce tlernier ne voulut pas qu'il jouît (les revenus ([u'il allachail à cette place, et pour lempècher il ordonna par son teslamciit ([ue les doyens n'en jouiraient tpie vinjjt ans après sa mort. Leur haine lui des plus vives et iniluail sur leurs décisions au Palais. On a prétendu (pielle a\ail été occasionnée |)ar la préférence en faveur de M. Lanlin d une femme dont ils étaient amoureux ; mais, comme la chronicpie scandaleuse accusait ^L Pouflier d'impuissance, ce qui fui confirmé par le procès tpie sa femme voulait lui intenter à ce sujet, il esl probable que cette haine dut son origine aux railleries piquantes qne ^L Lantin lit de son rival... Leur haine dégénéra en rancune et se ralentit sur la lin de leurs jours au |)oint de faire souvent ensemble des soupers galants... » (N. /l^i.

M. Pouffier aurnil prudemment fuit de cnusiiller des ç/ens éclairés.

C'est ainsi que <■ le président de Montesquieu avait été consulté par le duc de la Force sur l'établissement de l'Académie de Bordeaux, qu'il avait dirigée longtemps avant de venir briller dans la capitale. »

Aux griefs (fu il n déjà exprimés contre In constitution de FAt ndéniie 11. ajoute les suivants :

i< La présidence accordée au maire de Dijon, el en son absence à unéchevin. excluait naturellement de celle académie le haut clergé, la noblesse et les membres des cours su[jcrieurs, (pii devaient répugner à être présidés par des directeurs aussi subalternes.

La servitude imposée aux pensionnaires el aux associés privés de la voix délibéralive était capable d'étouHer rémidation. dabai.eser el de rétrécir les esprits el d'a\ilir le corps entier.

.... Le grand nombre d'académiciens subalternes, la plupart sans éducation, sans politesse et sans usage du monde, de\ail rendre des ])lus mauvais le ton d'une telle compagnie, el par conséquent peu supportable aux gens d'un mérite et d'un état distingué — - »

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