Le 22 novembre 1786 (Registres de l'Académie
4. Buffon, lettre à Ruffey, 29 avril 1771 (Correspondance, 1, p. 236).
5. En 1774 l’Académie avait quitté l'Hôtel de l'Université pour celui du président Bouchin de Grandmont (Courtépée, Descr. de Bourgogne, éd. 1847, II, p. 148).
6. Registres de l'Académie. Nommé pour la dernière fois le 20 décembre
sur le registre des actes mortuaires, à la date du 3° jour complémentaire de l'an II (19 sept. 1794).
Il avait eu la douleur de survivre à sa femme !, à deux de ses fils, Germain, qui était prêtre et mourut en 1773, et Frédéric- Henri, conseiller, puis président à mortier au Parlement de Dijon, mort sur l’échafaud révolutionnaire en 1793 ?, et à l’une au moins de ses filles, cette malheureuse Sophie de Monnier, dont la triste vie amoureuse se termina par le suicide en 1789 3. Il n'eut même pas à son dernier jour la consolation de se dire qu'il emporterait dans la tombe l’affectueuse gratitude de cette Académie, dont Voltaire lui écrivait jadis : « Ne verrai-je point cette Académie dont je vous regarde comme le fondateur { ? » et Buffon : « Je l'appelle la vôtre, parce qu’en effet, si vous ne l’avez pas créée, vous l’avez du moins ressuscitée ?. » Il laissait du moins à la postérité le soin de rendre à sa mémoire la justice qui lui était due, et tel est apparemment le service qu'il attendait de ces manuscrits où 1l a consigné tour à tour, avec le récit des faits dont il fut témoin et auxquels il prit part, l'expression de ses enthousiasmes, de ses vœux, de ses espérances, de ses mécomptes et de ses rancunes.