COMTE
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occupations, ses fréquentes attaques de goutte, la crainte de n'être pas secondé selon ses désirs ». Il se contenta de réunir dans sa bibliothèque, à l'exemple de Lantin, un certain nombre d'érudits et de littérateurs de son choix (Histoire de l’Académie, v. suprà, p. ?, note 1; f. 6-7).
(er)
Hector-Bernard Pouffier, doyen du Parlement de Dijon, était mort en 1736, léguant aux doyens ses successeurs sa maison de Dijon, sa terre d’Aiserey, et quarante mille livres de contrats, à la charge de « payer annuellement 2.000 livres qu'il destinait à la fondation de l'Académie, hypothéquées sur ces fonds ! ». Quatre magistrats étaient désignés pour administrer conjointement avec le doyen du Parlement les biens qu'il laissait au doyenné, et pour être avec lui directeurs perpétuels de l'Académie : e’étaient le sous-doyen, le vingt-cinquième conseiller du Parlement, le plus ancien des gens du roi et le vicomte-mayeur de Dijon. :
Or l'Académie n’était pas née, et déjà les difficultés commençaient ?.
Pouffier, qui ne faisait partie d'aucune société littéraire et n'avait, écrira Richard de Ruffey, aucune notion d’une bonne académie, n'en avait pas moins dressé lui-même les statuts de la nouvelle compagnie, et ceux-ci présentaient de telles différences avec les statuts des autres académies du royaume que l’expédition des lettres patentes en fut retardée de six mois. Expédiées enfin de Versailles au mois de juin 1740, elles furent enregistrées
le 30 du même mois par le Parlement de Dijon ;
: et le 13 janvier
1741 la séance publique d'ouverture de l'Académie de Dijon eut heu dans une salle de l'Hôtel de Ville 3.
Mais c’est alors surtout qu'apparurent les vices d’une constituton que, par un excès de délicatesse et de respect pour le fondateur ou pour des raisons moins avouables, les directeurs s’opinià-
traient à ne pas vouloir modifier ‘. On en lira plus loin la critique