‹ Histoire sommaire du commerceChapitre 19 sur 69 · L'EMPIRE ROMAIN · texte numérisé non relu

L'EMPIRE ROMAIN

L'Empire romain, d'une étendue de 7000000 de kilomètres carrés sous Trajan, après l'annexion de la Grande- Bretagne, des champs décumates entre le Rhin et le Danube supérieur, de la Dacie et de quelques petits royaumes asiatiques, a eu pour véritables origines les colonies militaires. On appelait ainsi, dès le règne de Tarquin le Superbe, des forteresses, des sentinelles placées en pays conquis, chargées de surveiller les populations subjuguées et de leur faire connaître les avantages de Tadminislration romaine. Elles comprenaient en général trois cents vétérans à qui Ton conservait le droit de cite, et leurs familles enlre qui Ton partageait la terre. Les premiers postes de cette nature furent établis h Circéi, à Signia, puis dans le Samnium, à Anxur, à Frégelles, à Vénousé, à Brindes. D'Italie, ils se déplacèrent constamment dans toutes lès directions, de plus en plus reculés, jusqu'aux bords du Rhin, du Danube, de l'Euphrate. — La plupart ont donné naissance à de grandes villes : Bade, Cologne, Nimègue, Leyde, par exemple; tant leur situalion était bien choisie, tant les Romains mettaient d'esprit de suite dans leur politique.

Des voies militaires les rattachaient à la capitale. Tracées en ligne droite le plus possible, ces voies parti-

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rent d'abord d'un point sur le Forum, marqué par le milliaire d'or. La première en date, la voie Appienne, suivait le littoral jusqu'à Capoue et conduisait de là sur l'Adriatique, par Bénévent et Tarente. La voie Latine menait également à Capoue, mais par la montagne; la voie Valérienne, la voie Flaminienne et la voie Emilienne divergeaient dans la Gaule Cisalpine; les voies Cassienne et Aurélienne traversaient les campagnes désolées de TEtrurie.

Elles étaient construites avec un art admirable ; aussi ont-elles, en partie, résisté aux bouleversements causés f oit par les hommes, soit par la nature. Pareilles à des murs pélasgiques que l'on aurait enfouis dans la terre jusqu'à 4 mètres de profondeur, elles étaient constituées par trois couches superposées de grosses pierres liées entre elles grâce à un ciment inaltérable et, à la surface du sol, de larges dalles les i^couvraient. Le long de ces voies, dans le voisinage des villes, s'élevaient les tombeaux ; dans la campagne, des bornes étaient dressées de distance en distance ; partout s'échelonnaient des hôtelleries, des auberges, des relais de chevaux et de coureurs. Auguste y inaugura un système de Postes impériales, plus tard, ouvertes au public, qui permettaient d'effectuer en moyenne 38 kilomètres et exceptionnellement jusqu'à loi milles par jour (l5o kilomètres), ce qui facilita singulièrement les transactions commerciales.

A cette époque, le réseau des voies consulaires, dee voies municipales et des voies vicinales, sans parler des voies agraires ou chemins ruraux laissés à la charge des propriétaires, se développait sur plus de 52 ooo kilomètres d'un boat à Fautre de la Méditerranée.

Les plus importantes de ces routes, indiquées sur la carte dite de Peutinger, conduisaient d'Antioche à Ephcsc

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et d'Antioche en Mésopotamie ; de Byzance à Dyrrachium, sur l'Adriatique ; de Carnutum, sur le Danube, à Aquilée ; de la Vénélie à la Rhétie par le col du Brenner, et de ritalie du Nord à TEspagne par le col du mont Genèvre dans les Alpes, par Arles, Narbonne, Ruscino et jusqu'à Gadès, sous le nom de voie Domitienne.

A Lyon, se croisaient quatre chemins : Tun qui suivait le Rhône jusqu'à son delta; l'autre qui remontait la Saône, gagnait la Moselle et aboutissait à Cologne, sur le Rhin; un troisième longeait la Loire; le dernier se dirigeait sur Autun et se terminait à Itius Portus, près de Boulogne, d'où l'on s'embarquait pour l'Angleterre.

La Grande-Bretagne était sillonnée de Dubris (Douvres) à Eboracum (York), et toutes les autres provinces étaient dotées d'artères semblables.

Parmi les grandes lignes de navigation de l'Empire romain, nous nous bornerons à citer celles de Portus Augustus, près d'Ostie, à Garthage, repeuplée sous le nom de Golonia Julia Garthago, et à Gadès; de Puteola, sur le golfe de Gaëte, à Alexandrie; de Bérénice, sur la mer Rouge, à Océalis (Moka), à l'île Dioscoride (Socotora), à Mangalore, dans l'Hindoustan, en Taprobane (Geylan) et de là à Gettigara (Singapour ou même Ganton, en Chine).

Ainsi, le commerce, du côté de l'Est, dépassait amplement la frontière. La route dite des négociants grecs mettait Antioche en communication avec la Bactriane. A la Tour de Pierre, commençait la route des négociants chinois qui, par la vallée du Tarim, pénétrait au cœur de la Sérique ou pays des Sères (de la soie). Des relations commerciales et officielles existaient entre les deux plus grands empires du monde, celui de Rome et celui de la Chine, gouverné alors par la dynastie des Han. Vers 166, Marc-Aurèle envoya une ambassade à Gettigara et des

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fonctionnaires chinois visitèrent An tioche, qu*à sa magnificence ils jugèrent être la capitale des Romains. Contre l'argent, la verrerie, les tissus de laine, les aromates, le corail, etc., les Chinois échangeaient leurs soieries, leur laque, leur cannelle et leurs vases de jade, dont l'un fut payé 365 ooo francs, comme le rapporte Pline.

Entre l'Europe et les Indes, le grand intermédiaire fut TEgypte. Trajan avait élargi le canal de Néchao. Aussi les navires de Bérénice et de Myos-Hormos, utilisant les moussons propices que le pilote grec Hippalos avait révélées, allaient s'approvisionner de coton, d'cpices, de pierres précieuses et de perles, d'indigo et de bois de santal sur les côtes de Malabar et de Coromandel ; d'épices encore et d'écaillés de tortue dans les iles de la Sonde.

D'Arabie venaient les aromates (l'encens, la myrrhe) et l'albâtre; d'Afrique orientale, jusqu'au sud de Zanzibar, d'où il était en communication avec les caravanes de la région des lacs, le commerce romain attirait l'ivoire, l'écajUe, les aromates, les esclaves nègres et des animaux, surtout des singes. La côte occidentale africaine fut moins fréquentée qu'à l'époque carthaginoise; cependant des marchands parurent dans l'oasis duTouât et jusque sur les bords du lac Tchad (expéditions de Suétonius Paullinus et de Septimus Flaccus et Julius Maternus) ; mais c'étaient là des courses exceptionnelles et aventureuses.

Tout le commerce de l'Empire convergeait vers Rome, vers la capitale, peuplée de près d'un million et demi d'habitants. Chaque province lui apportait son contingent de produits spéciaux : la Mauritanie, ses bois d'ébénisterie; la Tunisie, ses blés, ses huiles, ses marbres, sa pourpre et ses éponges; l'Egypte, un des grands fournis-

seurs du marché romain, le blé, les tissus de lin, le papyrus, les verreries, le porphyre et les émeraudes ; l'Asie Mineure, les dattes, le vin, les matières tinctoriales, le parchemin. Forfèvrerie ; la Grèce, des marbres, des poteries; la Dalmatie et la Dacie, Tor, l'argent et le cuivre; les pays du Danube, le fer; la Gaule, le blé, le lin, le vin, le fer; la Grande-Bretagne, Tétain et le plomb; l'Espagne, le plomb, Targent, le mercure, l'étain, l'or, le cuivre, de la laine, du blé et des poissons salés; l'Italie enfin, ses tissus, ses poteries, ses marbres, la mosaïque^ l'orfèvrerie, etc. Quant aux régions lointaines de la Baltique, elles adressaient du Samland (rives du Niémen) l'ambre si recherché.

Les produits alimentaires de toute espèce : oiseaux, coquillages, poissons, fruits rares, etc., abondaient à Rome et servaient à entretenir un luxe de table dont on se fait difficilement une idée aujourd'hui. On mettait à contribution l'univers entier pour les besoins du Cirque; les forêts étaient dépeuplées d'animaux féroces, lions, tigres, hippopotames, éléphants. — Rome recevait tout et rendait peu de chose : c'est qu'elle vivait des tributs que lui payaient les provinces, tributs rarement soldés en métaux précieux, et le plus souvent acquittés en nature. Les céréales, les huiles, les vins, les bestiaux qui entraient par les ports de Puteola et d'Ostie, trouvaient facilement et promptement leur emploi, car l'Etat romain, en vertu des lois frumentaires, faisait régulièrement des distributions de vivres, blé, vin, huile, fruits secs, légumes, aux citoyens pauvres qui étaient de beaucoup les plus nombreux.

Avec raison, Rome passait pour être la merveille du monde. — Enfermant dans son enceinte les sept collines (monts Aventin, Palatin, Gapitolin, Gœlius, Esquilin,

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Viminal et Quirinal), elle avait enjambé le Tibre, par le pont Sublicius et annexé le mont Janicule. Décorée de monuments : temples, thermes, cirques, palais, colonnes, fontaines; embellie par d'immenses jardins, pardes places publiques, elle comprenait 47000 maisons, dont 1800 hôtels privés d'une grande richesse. Sa population bigarrée d'Italiens, de Gaulois, d'Espagnols, de Bretons, d'Asia* tiques, d'Africains, se répartissait en quatorze quartiers largement pourvus d'eau, surveillés par un corps de police bien organisé et par des vigiles (4200 hommes), destinés à combattre les nombreux et violents incendies qui y éclataient. C'est qu'à part les maisons des riches, en dehors des larges rues telles que la via laia et la ma sacra, les habitations étaient pressées les unes contre les autres, très hautes et, pour la plupart, construites en bois, au moins dans leurs étages supérieurs ajoutés après coup. — Les locataires pauvres se hâtaient d'en sortir le jour pour se répandre dans les établissements publics, thermes (au nombre de 900), cirques, théâtres, où tout était gratuit ou à peu près. — Les thermes étaient de splendides casinos renfermant des salles de bains à eaux froides, à eaux tièdes, à eaux chaudes, des étuves, des salles de massage, des gymnases, des salles de jeux, des bibliothèques, des musées de peinture et de sculpture, des parcs. — Dans les cirques, comme le Colisée, on offrait aux spectateurs, outre le spectacle des combats de gladiateurs et de bêtes féroces, outre celui des naumachies, des tombolas dont les billets jetés au peuple permettaient de gagner des lots d'un grand prix. Les courses de chars étaient aussi fort goûtées, mais, en fait de théâtre, les Romains dédaignaient la tragédie, qui était plutôt lue que jouée, pour se complaire aux farces grossières, aux danses et à la pantomime. Quelques cafés (thermopoles), des salles de conférences

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et de luxueuses boutiques, en plein vent, attiraient encore les oisifs ; ils y faisaient emplette des meubles incrustés, des bijoux, des statuettes, des objets ep verre ou en mosaïque que fabriquaient les esclaves les plus adroits, sous la direction de contremaîtres grecs. Les arts industriels, ainsi qu'en témoignent les ruines de Pompéi, l'emportaient à Rome sur les beaux-arts, et les camées, les coupes, les services de table, les candélabres, les poteries en relief, les verres décorés dans le genre du fameux verre dit de Portland, prouvent que l'activité industrielle du monde ancien a été plus grande qu'on ne le croit ordinairement.

Après Rome, les belles villes de l'Empire que l'on peut citer par ordre d'importance numérique sont : Alexandrie (900000 hab.), centre des constructions navales, de la tabletterie, delà vente des armes, des manuscrits, de la gravure sur pierres fines; Antioche (700000 hab.), Carthage (4oo à Sooooo hab.), Gésarée (Kaisarieh) (4ooooo hab.) ; puis Ephèse, Pergame, Athènes, Lyon, Arles et Narbonne, Puteola, grand centre ouvrier autant que grand port marchand.

Un mouvement intense animait les villes de la Méditerranée. C'était de Rome en Grèce et en Orient un vaet-vient de fonctionnaires, de professeurs, d'artistes, de touristes; c'était une affluence de négociants et d'artisans, de soldats et de marins. Avec les progrès du commerce, les idées et les races achevèrent de se mêler, de se fondre ; la piraterie, vigoureusement pourchassée depuis Pompée, disparut; à l'aide de l^paix romaine les arts et le luxe se développèrent et le monde fut heureux au siècle des Antonins (deuxième siècle après J.-C).

Si le commerce des Romains était très étendu, il ne faut point cependant en exagérer l'envergure : on ne sau-

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rait le comparer à celui des sociétés contemporaines. Les capitaux étaient rares. Peu répandue aussi la monnaie dont voici quelques unités : en cuivre Tas (o',07); en argent, le sesterce (o^2i), le denier (de o',86 à o',37, suivant les époques) et le demi-denier ou denarius; en or, Vaureus (de 26^60 à 22',56 , remplacé sous Constantin parle solidus (l5^47 ^" moyenne). Toutes ces pièces portaient Teffigie des empereurs ; el?e« étaient émises par les ateliers de fabrication de Rome et d'Antioche. Les Romains furent moncmétallisles : ils n'admettaient pas de rapport invariable entre la valeur de Tor et celle de Targent, mais dans la pratique ce rapport fut généralement de 1 à 12.

Si la loi interdisait les carrières commerciales aux Romains de Tordre sénatorial, elle les ouvrait à ceux de Tordre équestre. Aussi les chevaliers , malgré leur nom belliqueux, abandonnèrent-ils de bonne heure le métier militaire pour s'occuper de finance et de banquet Manieurs d'argent, on les appela les argentarii ou les mensarii. Ils recevaient des dépôts, consentaient des prêts à un taux élevé (7 à 8 Vo en moyenne), faisaient l'escompte, tenaient des comptes courants. Ils organisaient des compagnies de commerce, des sociétés en commandite et par actions, des assurances maritimes et même des assurances contre les risques de la marchandise vendue. Collecteurs d'impôts, ils se firent détester dans les provinces par leurs exactions et leur avidité insatiable : c'étaient alors

1. Le commerce, surtout le petit commerce, était méprisé à Rome. Cicéron prétend que « les commerçants ne peuvent faire de profits qu'à l'aide du mensonge », que « le commerce de détail est sordide », et il croit qu'aucun « sentiment noMe ne peut naître dans une boutique ». Il a fallu bien des siccicf* pour triompher de ces préjugés et encore ne sont-ils pas tout à fait sortis de i^esprit des peuples latins.

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\cs publîcains. De plus en plus envahissants, ils s'attribuèrent radministration des douanes. Les douanes avaient dans Tempire romain le même caractère que dans l'ancienne Grèce : institutions purement fiscales et non pas instruments de protection économique. — Chaque province établissait ses tarifs. Ils s'élevaient communément à l/8^ ad valorem sur les objets de luxe et à i/4o® sur les objets de première nécessité. Toutes sortes de marchandises pouvaient être exportées au delà des frontières de l'empire, sauf, par mesure de sûreté générale, le blé, l'huile, le sel, le fer, les armes. Un préteur d'Asie, Mutins Scévola, imagina, en faveur des négociants de Pergame, la caution muiienne^ principe de notre acquit à caution, facilitant le transit.

Dans les derniers temps de la monarchie impériale, le commerce subit quelques modifications sensibles. Alexandre Sévère soumit tous les marchands à l'impôt de la patente ou chrysargire (or du commerce ou or lustral), payable tous les cinq ans, calculé sur la valeur du matériel d'exploitation, sur le chiffre des affaires et variant entre le i/i5® et le i/5o® des bénéfices réalisés. Les négociants (negotiatores) formèrent des corporations analogues à celles des artisans, mais autrement riches et influentes. Par l'effet de l'extension des droits de l'Etat, la liberté du travail avait subi les destinées de la liberté politique. Une réglementation rigoureuse fut donnée aux industries de l'approvisionnement. Des manufactures impériales monopolisèrent la fabrication des étoffes de luxe, des tapisseries, des armes et des machines de guerre. Les ouvriers étaient des esclaves ou des hommes libres. Les uns et les autres ne pouvaient plus quitter leur métier qui devenait héréditaire. Pareil régime s'appliqua aux pêcheries, aux teintureries de pourpre, aux

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travaux des mines, des carrières, des salines et aux transports en commun. !

Ce n'est pas tout: Dioclétien, le premier des empereurs absolus, rendit en 3o3 une loi qui fixait un maximum pour les prix de vente des comestibles, pour les salaires des ouvriers et même pour les honoraires de certaines professions réputées aujourd'hui libérales. Cet édit du maximum eut le sort de toutes les lois écrites qui vont contre les lois naturelles : inefficace, il resta à peu près inappliqué. On peut en dire autant des nombreuses lois sompiuaires qu'imaginèrent des tyrans capricieux, ainsi que des lois annonaires destinées, croyait-on, à empêcher le surenchérissement des denrées alimentaires.

Autrement mieux comprise, autrement charitable avait été la belle création de Trajan : Vinstiiulion alimentaire, favorable à la fois à Tagriculture, au commerce et à l'armée . Trajan avançait de l'argent aux petits propriétairèa fonciers désireux d'améliorer leurs terres, moyennant vu\ faible intérêt de 2 1/2 à 5 Vo- En retour, il prenait hypothèque sur leurs biens et obligeait ses débiteurs à s'aequitter ponctuellement de leur dette annuelle. Les sommes étaient versées à la caisse des municipalités et employées en faveur des enfants mâles orphelins sans fortune qui, parvenus à l'âge d'homme, étaient tenus d'entrer au service militaire. En d'autres termes, Trajan combinait heureusement le Crédit foncier eiV Assistance publique,

L'Empire romain pouvait périr : l'esprit romain, fait d'ordre, de logique, devait lui survivre. Ce phénomènt est intéressant à étudier aussi bien chez les peuples anciens, comme les Gaulois, que chez les peuples nouveaux, comme les Barbares.

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