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VI PRÉFACE

Yères leçons de l'histoire et à suivre Tinfluence de leur utile et noble profession sur la marche des uvéncments.

Il ne nous appartient pas d'entreprendre la critique d'un ouvrage dont nous ne nous dissimulons ni les imperfections, ni les défectuosités. Nous prions nos lecteurs de vouloir bien s'en charger.

Cost avec reconnaissance que nous recevrons leurs observations, leurs avis, leurs indications, et nous nous proposons d'en tenir le plus grand compte dans les éditions ultérieures qui pourraient nous être demandées.

RiSSON.

Pains, juin 1901.

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L'Antiquité

« I/histoire du commerce, dit Montesquieu dans T^"*prit des Lois, est Thistoire de la communication des peuples. »

L'histoire du commerce, c'est-à-dire de la circulation des produits naturels et fabriqués, est le chapitre le plus important peut-être de l'histoire générale. Elle repose sur l'étude des faits politiques et sociaux; elle éclaire la marche de la civilisation dont le commerce est un des facteurs essentiels, moins par ses conséquences matérielles, comme l'augmentation du bien-être, que par le concours qu'il apporte à l'échange des idées et des mœurs. Les questions du transport des marchandises, des courants commerciaux, des systèmes économiques intéressent non seulement le commerçant qui retrouve dans l'histoire ses vrais titres de noblesse, mais encore tous les hommes qui veulent se rendre compte du passé et y puiser des leçons salutaires. On ne peut se représenter rhumanité sans le commerce puisque la vie sociale est faîte de relations d^affaires, et si les échanges n'ont pris qu'à l'époque moderne un caractère compliqué et savant, ils ont nécessairement existé de toute antiquité. -

11 y en avait déjà, imparfaits et rudimentaires, dans les àge& préhistoriques.

Temps préhistoriques. — Les temps préhistoriques comprennent 3oo à 4oo siècles d'après quelques savants, plus de 2000 d'après quelques autres, et il faudrait ajouter ueUe longue période d'enfance aux 7000 ou 8000 ans delà période historique pour évaluer approximativement la durée dé la vie des hommes sur la terre jusqu'à nos jours. L'hôitime, en effet, dernier terme de révolution aïiimalc^ sretnble avoir fait son apparition au début de IV^poque géologique dite quaternaire,

Une science nouvelle, née de l'alliance de la géologie et de rhistoire, la paléethnologîe, distingue dans cette nuit du passé cinq moments non successifs mais parfois SI m ul Unies qu'on appelle : Tâge du bois (le plus éloigné, carac'Lérisé par l'usage de la massue); l'âge de la pierre écîatée; l'âge de la pierre taillée; l'âge du bronze ; enfin, râgc du fer, qui est le nôtre.

On est parvenu à reconstituer la vie des premiers hommes contemporains des races animales disparues, du mammouth, du lion sans crinière, de l'ours des cavernes, du rhinocéros à narines cloisonnées. Ces premiers habitaiils du globe, nos ancêtres communs, se nourrissaient des fruits de la terre, des produits de la chasse et de la pMie. lisse servaient d'armes en bois à pointe d'obsidîonne, de silex, dont on a retrouvé de véritables atrliers de fabrication, par exemple dans la Brenne, au Grand-Pressigny, et dans les îles Orcades. L'invention des premiers procédés de culture, la domestication des animaux ont dû occuper les hommes de la période néolithique; puis est survenue, on ne sait commeni fies Grecs l'expliquaient par la légende de Promé-

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