‹ Histoire sommaire du commerceChapitre 3 sur 69 · TEMPS PRÉHISTORIQUES · texte numérisé non relu

TEMPS PRÉHISTORIQUES

thée), Tadmirable découverte du feu, principe et cause de toutes les véritables industries. Alors les habitants de la terre apprirent à travailler les métaux, le cuivre d'abord ; à fabriquer le bronze et les poteries ; à tisser des étoifes de laine et de poils d'animaux ; à créer des outils, des machines rudimentaires ; puis ils imaginèrent les premiers bijoux, les premières œuvres d'art. Lentement, péniblement, l'humanité sortait de son ignorance et de sa sauvagerie.

Que pouvaient être les échanges dans ces temps reculés? D'abord, les hommes, lorsqu'ils ne s'entre-déchiraient point, s'abandonnaient mutuellement le superflu de leur travail : les pierres taillées et polies, le gibier, le poisson, les fruits et les racines, les objets fabriqués. La première forme du commerce fut évidemment le troc^ tel qu'il se pratique encore parmi les peuplades de l'Afrique centrale. Les premiers marchands furent des colporteurs; ils suivaient les routes naturelles, les cours d'eau principalement, mais on devine quels obstacles ils rencontraient dans la barbarie, les habitudes de brigandage des habitants de la montagne. Il n'est pas permis d'être très affirmatif sur tout ce qui se rapporte à cette longue enfance de nos races.

L'histoire officielle ne commence que lorsque l'homme est capable de laisser des témoignages irréfutables, lorsqu'il sait construire des monuments, dessiner, écrire; en un mot l'histoire prend naissance avec la civilisation.

En attendant que l'on soit mieux éclairé sur l'antiquité chinoise et sur les Dravidiens ou autres peuples très anciens^ il faut se contenter de l'histoire des races blanches : familles chamitique (Egyptiens), sémitique (Assyriens, Phéniciens, Juifs) et japhétique (Mèdes et Perses).

L'ensemble de ces données forme l'histoire ancienne des peuples de TOrient.

Page 1