‹ Histoire statistique du choléra-morbus dans le quartier du faubourg Saint-Denis (5me arrondissement) pendant les mois d'avril, mai, juin, juillet, août et septembreChapitre 6 sur 14 · PH0P0RT10N · texte numérisé non relu

PH0P0RT10N

ialODES DB LA VIE.

des

malades.

hommes.

femmes.

des

décès.

1 mort sur

Enfance.

1 19,13 hab.

le 0 d’âge à 18 ans

Adolescence. |

de 16 à 25 1

Virilité.

de 26 à 40

Age mûr.

de 41 à 60

fieillesse, caducité.

de 61 à 90

Totaux ;

1) Plus un malade dont l’igeesl inconnu.

La j)éiio(Je de ia vie qui compte !e moins de victimes est donc celle de l’adolescence; mais c’est qu’alors le corps a pris tout ou presque tout son accroissement , il a toute la sève , toute la vigueur de la jeunesse ; en opposition à cette époque d’énergie et de force qui noffre qu’un mort sur i83 habitans, la vieillesse perd 90 cholériques sur 116 ou 1 sur 1,28 et compte 1 mort par 16 habitans; proportions énormes et qui s’expliquent facilement par le défaut de résistance vitale, la faiblesse de toutes les fonctions, triste apanage de la caducité.

Enfin dans les autres périodes on voit que l’enfancd, offrant plus de décès que l’adolescence, en compte cependant beaucoup moins que la virilité, qui elle-même a perdu moins de cholériques que l’âge mûr.

Terminons ce qui est relatif aux âges en faisant remarquer l’identité des résultats que nous avons obtenus avec ceux que MM. Tâcheron, Boulay de la Meurthe, Paillard, etc. , nous ont fait connaître; résultats qui viennent confirmer ce que chaque médecin avait pu pressentir pendant le, cours de l’épidémie.

^ 3. Des professions. Personne ne conteste l’inlluence exercée sur l’homme par les professions tant au physique qu’au moral ; de judicieux observateurs ont à plusieurs époques et dans des traites spéciaux éclairé plusieurs parties de ce vaste champ ; mais combien il en reste encore dans

l’obscurité la plus complète ! que de lacunes à remplir , que d’erreurs à réfuter ! Ainsi il n’y a pas très long-temps que les débardeurs de bois étaient unanimement regardés comme fréquemment atteints d’ulcères des extrémités inférieures ; il a fallu les savantes et précieuses recherches de M. Parent du Châtelet pour faire justice de cette opinion basée sur le raisonnement et que l’observation devait détruire.

Si nous rentrons dans le domaine des épidémies, nous retrouvons sur l’influence qu’exercent alors les professions des idées qui n’ont pas de fondement plus solide. C’est ainsi que l’on a soutenu (jue les vidangeurs et les porteurs d’huile dans le Levant étaient préservés de la peste ; puis partant de celte donnée on a préconisé l’huile intus et extus comme préservatif de cette maladie. Quoi qu’il en soit, ces erreurs se sont propagées, et lors du choléra on a prétendu que les corroyeurs, les tanneurs, les vidangeurs étaient resp’ectés par le fléau de l’Inde. Heureusement que poursuivant la conséquence, on n’a pas, que nous sachions, conseillé de se couvrir de cuii’, de se frotter de tan ou de toute autre matière pour partager le privilège de- ces professions.

En nous permettant ces réflexions, nous ne voulons pas nier l’influence des divers états sur 1 homme sain ou malade ^ mais seulement la restreindre dans de justes limites et faire remarquer que c est en se trop pressant de généraliser <|ue

l’on coinmel des erreurs; aussi les considéralions que nous allons émettre snree sujet ne j3eiiventelles être regardées comme rigoureuses , parce (juc nous ne possédons pas un assez grand nombre de faits ; 2° parce que pour établir des proportions sur la mortalité respective dans chaque profession il nous aurait fallu le chiflVe de la population de chacune d’elles, chilfre que nos recherches n’ont pu nous- procurer que pour quelques-unes, et encore avons nous de fortes raisons de douter de son exactitude ; 5“ parce qu’à défaut de ces renseignemens nous nous sommes borné à comparer les décès aux malades, mode de procéder vicieux surtout quand on agit sur des nombres faibles.

N" 5. Tableau de la morlalité dam les diverses professions.

i(O.MBRE

KOMBUE DES MORTS

tendant les mois de

TOTAL

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