MODÈLE N
M. ANTHÉNOE JOLIVËT, DË POTEAUX.
j Boulets-siamois .
Deux de ces boulets, qui pèsent cliacun 11,000 kilogrammes,'’ sont reliés par une forte chaîne en ter forgé de deux kilomètres de longueur.
Au moyen d’une batterie électrique, on les fait partir simultanément de deux énormes canons pointés de face sur le front de l’armée ennemie.
Entraînée par la chaîne qui la rainasse et l’enserre' comme une énorme botte de paille, l’armée tout entière est bientôt prisonnière et impuissante.
Alors, par le seul lait de leur immense force d’impulsion, les boulets siamois se rejoignent sur les derrières du corps d’armée enveloppé.
Ils se cognent l’un contre l’autre avec violence et se fixent irrésistiblement ensemble au moyen d’un cadenas à ressort ménagé à leur surface.
Les 500,000 ennemis ainsi garrottés et réunis en gerbe sont à la disposition du vainqueur.
Telle était la disposition des esprits en France au moment où commença l’expédition de Chine.
Nous n’entreprendrons pas le récit détaillé de cette guerre sans grand intérêt.
Un reporter spécial envoyé par le Tintamarre pour suivre les opérations de la guerre a publié une relation très- fouillée de cette expédition.
Nous nous contenterons de lui emprunter son récit.
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