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a La même disposition est applicable à ceux qui n’y stationneront pas.
« Les trottoirs sont interdits.
<.( La chaussée aussi.
ce En se conformant à ces prescriptions, les citoyens pourront circuler librement.
ce De Mau pas. »
Les troupes avaient été retirées de partout, afin que les barricades pussent s’élever librement.
Elles n’y manquèrent pas.
Les loisirs que cette retraite avait faits à l’armée furent employés à préparer les militaires au petit travail qui leur avait été ménagé.
M. de Morny était parti de ce principe que, lorsque les soldats ont bien mangé , les feux de peloton sont mieux nourris ; et rien n’avait été négligé sous ce rapport.
Un témoin oculaire nous a affirmé qu’à ce moment il était impossible de concevoir l’espérance que les insurgés pussent soutenir le choc de ces héros, tant ils étaient lancés.
A deux heures, les troupes commencèrent leur mouvement.
Nous n’énumérerons pas ici les différents combats qui se livrèrent sur tous les points de Paris, et que M. Eu gène Ténot a si bien racontés dans son livre : Paris en décembre 1851.
Nous dirons seulement que l’armée française se couvrit, en cette journée, d’une gloire impérissable.
Car il est maintenant bien établi qu’à peine au nombre de soixante mille hommes, n’ayant pour toutes armes que des fusils excellents, d’innombrables pièces d’artillerie qu’on leur avait données et de plus innombrables canons qu’ils avaient pris depuis le matin, les soldats de décembre purent vaincre douze cents insur-
ÎIIS'J OIRE TINTAMARRESQUE DE NAPOLÉON III
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gés solidement pourvus de fusils à pierre et de pistolets à un coup.
Les rapports officiels accusent quelques centaines
d’ouvriers passés par les armes pendant cet aprèsmidi.
On n’a jamais su le nombre de ceux qui furent passés... sous silence.
Sans suivre dans tous ses détails cette lutte superbe, nous ne pouvons nous dispenser d’en signaler un des plus glorieux épisodes.
Vers trois heures, les boulevards étaient bordés de troupes, et, sur les trottoirs, les passants inoffensifs causaient des affaires du jour quand, tout à coup, sans que l’on sut pourquoi, les fusils s’abaissèrent et une fusillade d’un quart d’heure s’abattit sur cette foule d’hommes, de femmes et d’enfants.
Cette savante boucherie fut la fin.
L’armée française, toute pleine encore des traditions d’Austerlitz, avait, dans un de ses élans irrésistibles, fait mordre la poussière à trois décrotteurs en train de cirer des bottes, quatre-vingts promeneurs fumant leur cigare, douze gamins flânant au soleil, vingt-cinq femmes enceintes, cinq marchands de parapluies et onze nourrices allaitant leurs bébés.
La France était sauvée!...
Maupas cessait de claquer des dents!...
De Morny allait pouvoir donner un à-compte à son tapissier.
Louis-Napoléon allumait une cigarette.