EMPRUNTS DE LA PAIX
alors que la tranquillité complète de l’Europe nécessitait la présence de 800,000 hommes sous les drapeaux.
<c Pensées de M. Rouher. »
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(( L’emprunt public est une variante de la pierre philosophale.
ce C’est l’art de convertir les métaux précieux en fonte de fer.
« Maximes du maréchal Nicl. »
« L’emprunt, c’est le nerf de l’édilit é.
(c C’est l’art d’embellir une capitale et d’en rendre le séjour agréable en forçant ses habitants à demeurer tous dans la banlieue.
« Contes d' Haussmann. »
« Un gouvernement, comme un particulier, trouve plus ou moins facilement à emprunter, selon qu’il jouit de plus ou moins de crédit.
«. Cependant, il n’est pas sans exemple qu’un État
insolvable ait trouvé de forts capitaux en offrant des intérêts de 7 G pour cent l’an, plus les chances d’une petite tombola dont les moindres lots étaient de 500,000 francs.
(( Dans ce cas, le gouvernement se fait appuyer par une nation puissante qui pousse au placement des billets ; mais n’en rembourse pas le montant en cas de déconfiture.
cc Œuvres de Colbert.
(Chapitre des obligations mexicaines). )>
cc L’emprunt public est le meilleur et le plus légitime de tous les systèmes financiers.
cc En effet,- quoi de plus naturel que de laisser à la charge de nos descendants une partie des frais qu’occasionnent les grands travaux desquels ils profiteront, cc Exemple :
cc Nous construisons un pont que nos fils useront. Cette jouissance sera pour eux la compensation des sommes que nous leur laisserons à payer.
cc De même, nous employons d’immenses capitaux pour gorger de richesses et de sinécures les courtisans, les maîtresses et les amis du roi.
ce il est donc équitable aussi que la génération future
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supporte les frais de représentation d’un monarque dont elle aura en échange la satisfaction de maudire la mémoire.
ce Louvois. »
Cependant, les bruits d’emprunt se dissipèrent au grand désespoir des spéculateurs, qui avaient compté sur d’excellentes primes.
Ce fut à cette époque que les inventeurs français furent pris d’une véritable rage.
La question du perfectionnement des engins de destruction ne leur laissait aucun repos.
Et il n’était pas de jour que le ministère de la guerre ne reçut une centaine de projets, tous plus meurtriers les uns que les autres.
HISTOIRE TINTAMARRESQUE DE NAPOLÉON' III 7tï 1
Nous avons été assez heureux pour obtenir communication de quelques-uns de ces plans.
Dans le nombre, nous avons particulièrement remarqué les suivants :